En détrônant Magomed Ankalaev avec une aisance déconcertante, Alex Pereira a repris le trône des lourds-légers. Mais entre un possible choc contre Jon Jones et une montée en poids, les options sont multiples pour « Poatan ».
Alex Pereira est devenu un cas unique de la dernière décennie dans l’histoire de l’UFC. En reprenant sa ceinture des lourds-légers à Magomed Ankalaev, le Brésilien a rappelé pourquoi il est considéré comme l’un des talents les plus terrifiants du sport. Puissance chirurgicale, assurance glaciale, et surtout, un sentiment d’invincibilité scénique.
« S’il a perdu, il pouvait monter chez les lourds. S’il gagnait, il pouvait monter aussi. Très peu de combattants ont ce luxe », résume le journaliste Mike Heck.
Pereira a démoli Ankalaev sans transpirer, consolidant son statut de superstar planétaire.
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Désormais, les options s’offrent à lui comme jamais : un combat de prestige face à Jon Jones, une guerre des titans contre Tom Aspinall, ou un adieu aux 205 lbs avec une défense symbolique face à Carlos Ulberg, le Néo-Zélandais en pleine ascension.
Alex Pereira face à Ulberg ou Jones ?
Alexander K. Lee plaide pour la logique sportive : « Ulberg mérite sa chance, c’est le challenger clair, et Pereira pourrait lui offrir son moment de gloire. » Mais la réalité business penche ailleurs.
Le nom d’Alex Pereira évoque les gros chèques et les affiches historiques. Jed Meshew va même plus loin :
« Il faut un combat digne de l’événement “UFC à la Maison Blanche” ! Pereira vs Jones, c’est le choc intergénérationnel que tout le monde veut. »
Alex Pereira, qui traîne une légère blessure au pied, pourrait d’ailleurs profiter d’un repos forcé pour mieux préparer sa conquête de la catégorie reine.
Pendant ce temps, Merab Dvalishvili continue de redéfinir les limites de l’endurance humaine. Vainqueur une nouvelle fois en dominant Cory Sandhagen, le Géorgien semble imbattable chez les bantamweights.
« Personne sur le roster actuel ne le battra, sauf lui-même », tranche Mike Heck.
Seul Umar Nurmagomedov, cousin du légendaire Khabib, semble en mesure de rivaliser techniquement. Mais encore faut-il pouvoir tenir le rythme infernal du “Machine” sur cinq rounds.
S’il ne porte plus d’or à la taille, Jiri Prochazka est sorti de l’UFC 320 comme l’un des plus grands showmen du MMA moderne. En renversant Khalil Rountree Jr. après un début de combat chaotique, le Tchèque a rappelé pourquoi il est adoré du public.
« C’est un trésor du combat, un artiste de la violence pure », s’enflamme Mike Heck.
Prochazka, toujours imprévisible, incarne la folie poétique du MMA : celle d’un homme capable de tout perdre avant de renaître dans la même minute.
Ankalaev et Mix, les grands perdants
Pour Magomed Ankalaev, le constat est brutal. En sept mois, l’homme qui avait détrôné Pereira a tout perdu : son aura, son titre et sa place dans les plans de l’UFC. « Il n’a jamais eu le soutien de Dana White ni du public. À 33 ans, son heure est passée », constate Alexander Lee.
Même désillusion pour Patchy Mix, ex-champion du Bellator, battu par Jakub Wiklacz dès son deuxième combat à l’UFC. Sa descente aux enfers illustre la dure réalité du passage entre les ligues.
Alex Pereira a le monde à ses pieds. Il peut défendre, grimper, ou partir boxer. Peu importe le choix, chaque pas du « Poatan » réécrit un morceau de l’histoire du MMA moderne.
Et pendant que Merab Dvalishvili règne sans partage et que Jiri Prochazka offre au public son art martial déjanté, l’UFC semble entrer dans une ère de personnages plus grands que nature — là où le sport devient mythe.






