UFC 324 : Paddy Pimblett marque les esprits lors du faceoff face à Justin Gaethje

L’ambiance est montée d’un cran lors des derniers faceoffs de l’UFC 324. En terrain pourtant réputé hostile, Paddy Pimblett a surpris par l’ampleur du soutien populaire dont il a bénéficié avant de faire face à Justin Gaethje. Chants à sa gloire, sourire affiché, démarche assurée : “The Baddy” a clairement savouré l’instant.

Au moment de se retrouver nez à nez avec Gaethje, un détail n’a échappé à personne. Paddy Pimblett semblait disposer d’un avantage notable en taille et en carrure. Effet d’optique lié aux chaussures ou réalité physique ? Difficile à dire, mais le contraste était visible. En face, Gaethje est resté fidèle à lui-même : calme, concentré, sans chercher à jouer le jeu de la provocation verbale. Quelques mots échangés, pas de tension excessive, avant que Dana White n’intervienne pour séparer les deux hommes.

Selon les informations relayées par MMAFITHING, ce moment illustre parfaitement l’opposition de styles et de trajectoires qui fait tout l’intérêt de ce main event. D’un côté, Justin Gaethje, vétéran respecté, incarnation de la violence maîtrisée, dont chaque combat a façonné la réputation. De l’autre, Paddy Pimblett, figure médiatique assumée, encore en construction au plus haut niveau mais déjà porté par une popularité rare dans la catégorie.

Ce soutien du public n’est pas anodin. Il confirme que Paddy Pimblett n’est plus seulement un espoir bruyant, mais un véritable atout marketing pour l’UFC à l’aube de l’ère Paramount+. Sportivement, la question reste entière : ce gabarit légèrement supérieur pourra-t-il peser face à l’intensité et à l’expérience de Justin Gaethje, connu pour casser les rythmes et user physiquement ses adversaires ?

La soirée a également été marquée par d’autres faceoffs sans débordement. En co-main event, Sean O’Malley et Song Yadong se sont contentés d’un échange mesuré, loin de la polémique des jours précédents. O’Malley sait que l’enjeu est sportif avant tout : stopper une série de deux défaites et se relancer dans une division ultra-compétitive.

Mais celui qui a sans doute déclenché la plus grosse ovation reste Derrick Lewis. Le poids lourd a pleinement profité de l’énergie de la salle avant de faire face à Waldo Cortes-Acosta. Dana White s’est montré particulièrement vigilant, conscient du risque de voir deux gabarits explosifs régler leurs comptes avant l’heure.

Tous les combattants se retrouveront une dernière fois ce vendredi pour les pesées cérémoniales, avant que l’UFC 324 ne débute samedi soir à la T-Mobile Arena de Las Vegas. Pour Pimblett comme pour Gaethje, le message est clair : les regards sont braqués sur eux. Reste désormais à transformer cette mise en scène en vérité sportive dans l’octogone.

Dana White remet Justin Gaethje à sa place après ses déclarations autour de ses revenus

À quelques jours de l’UFC 324, Dana White a tenu à répondre publiquement aux critiques de Justin Gaethje concernant sa rémunération. Selon le patron de l’UFC, l’ancien champion intérimaire s’est vu proposer une offre plus avantageuse à laquelle il n’aurait jamais donné suite.

Le débat sur les salaires à l’UFC a refait surface avec fracas à l’approche du premier événement diffusé sur Paramount+. En main event intérimaire des poids légers face à Paddy Pimblett, Justin Gaethje avait surpris en affirmant qu’il ne gagnait « pas un dollar de plus » malgré l’entrée en vigueur du nouveau contrat de diffusion à 7,7 milliards de dollars sur sept ans. Une sortie médiatique qui a rapidement trouvé écho, tant elle contredisait le discours officiel.

Interrogé sur le sujet lors de son passage dans l’émission de Pat McAfee, Dana White a livré une version sensiblement différente. Sans entrer dans les détails contractuels, le dirigeant a assuré que Gaethje s’était vu proposer une offre revalorisée avant l’UFC 324.

« Gaethje a été payé plus cher… il n’a juste jamais répondu », a-t-il lâché, ajoutant que les relations restaient bonnes entre les deux parties.

D’après les informations de notre rédaction, ce décalage de perception illustre surtout la complexité de la transition économique que traverse l’UFC. La fin du pay-per-view, désormais remplacé par une diffusion intégrale sur Paramount+, bouleverse les habitudes. Certains combattants, notamment les champions et têtes d’affiche, bénéficiaient auparavant de points sur les ventes PPV, une source de revenus potentiellement très lucrative mais aussi très variable.

Dana White martèle que ce manque à gagner sera compensé. Il rappelle que Paramount paie plus du double de ce que versait ESPN, et promet une redistribution mieux calibrée.

« On a tout ajusté. Nos équipes sont capables d’arriver à quelques chiffres près pour payer les combattants comme s’il s’agissait encore de pay-per-view », affirme-t-il, laissant entendre que des mécanismes internes sont déjà en place.

Autre point sensible : les bonus. Actuellement fixés à 50 000 dollars, ils devraient eux aussi être revus à la hausse, même si aucun montant précis n’a encore été communiqué. Un enjeu central pour un profil comme Gaethje, symbole du combattant spectaculaire. En 14 apparitions à l’UFC, l’Américain a décroché 14 bonus post-fight, sans pour autant atteindre le million de dollars cumulé, un chiffre qu’il jugeait révélateur d’un déséquilibre.

Sportivement, cette polémique intervient à un moment important. À 37 ans, Gaethje dispute peut-être l’un de ses derniers combats au sommet, avec une ceinture intérimaire en jeu face à Paddy Pimblett, figure montante et médiatique de la catégorie. L’UFC 324 ne sera donc pas seulement un test pour l’ère Paramount+, mais aussi un révélateur des nouvelles règles du jeu entre l’organisation et ses stars.

La Loupe MMA Déferlante : l’essentielle de l’actualité MMA du 22 janvier 2026

La journée du 22 janvier 2026 a une nouvelle fois confirmé que le MMA avance sur plusieurs fronts à la fois : des trajectoires individuelles qui se redéfinissent, un débat salarial relancé au plus haut niveau et une polémique extra-sportive qui continue de faire parler à l’approche d’un grand rendez-vous. Entre communication, économie et gestion d’image, l’actualité du jour illustre les tensions qui traversent le sport.

Voici pour vous la Loupe MMA Déferlante, une lecture claire et synthétique des faits marquants de la journée.

Jake Paul referme la parenthèse MMA avec le PFL

L’aventure MMA de Jake Paul semble toucher à sa fin. Après des mois de spéculations et d’annonces plus ou moins concrètes, le créateur de contenu devenu boxeur professionnel a choisi de refermer, au moins provisoirement, la porte d’un passage en cage.

Le modèle du PFL, axé sur la régularité et une progression sportive structurée, s’accorde difficilement avec la logique événementielle et médiatique qui a façonné la carrière de Jake Paul. Un choix qui confirme que, malgré sa visibilité, le MMA reste un terrain exigeant où l’exposition ne suffit pas.

Accéder à l’analyse complète sur la parenthèse MMA de Jake Paul

Salaires à l’UFC : Justin Gaethje brise le discours officiel

À quelques jours de l’UFC 324, Justin Gaethje a relancé un débat sensible : celui de la rémunération des combattants à l’ère des nouveaux contrats de diffusion. Alors que l’accord avec Paramount est souvent présenté comme un tournant économique majeur, le vétéran américain a tenu à nuancer l’enthousiasme ambiant.

Une sortie qui, venant d’un combattant respecté et expérimenté, résonne comme un rappel brutal : la prospérité de l’UFC ne profite pas uniformément à tous.

Découvrir l’éclairage complet sur les propos de Justin Gaethje

Sean O’Malley face à la controverse avant l’UFC 324

Sur le plan médiatique, la journée a aussi été marquée par la tentative de mise au point de Sean O’Malley après la polémique née de son apparition masquée lors d’un face-à-face avec Song Yadong. Un geste perçu par certains comme une provocation déplacée, qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux.

À l’approche de UFC 324, O’Malley a cherché à désamorcer la situation, évoquant une intention mal interprétée plutôt qu’une volonté de choquer.

La mise au point complète de Sean O’Malley avant l’UFC 324

Nous avons revisité avec vous, à travers notre loupe MMA Déferlante, l’essentiel de l’actualité de ce jeudi. Pour ne rien rater de vos prochains combats et événements MMA, consultez régulièrement notre rubrique Édito MMA.

UFC 324 : Sean O’Malley tente de se ratrapper après la polémique du masque face à Song Yadong

Sean O’Malley a reconnu son erreur après avoir provoqué une vive controverse lors de son premier face-à-face avec Song Yadong. À quelques jours d’UFC 324, l’ancien champion bantamweight tente de refermer un épisode maladroit pour se recentrer sur un combat décisif pour la suite de sa carrière.

L’image a fait le tour des réseaux. Lors du premier staredown en amont de l’UFC 324, Sean O’Malley est apparu avec un masque sanitaire de type COVID. Ce que l’Américain pensait être une provocation légère a rapidement été perçu autrement, notamment par son adversaire Song Yadong, qui a dénoncé un geste à connotation raciste en lien avec ses origines chinoises.

Face à l’ampleur de la réaction, O’Malley a pris la parole mercredi lors du media day. Le ton était cette fois plus posé.

« Mes intentions n’ont jamais été mauvaises. C’était censé être une blague un peu idiote, mais ça a été sorti de son contexte. Je m’excuse si j’ai offensé qui que ce soit », a-t-il expliqué, cherchant visiblement à désamorcer une polémique devenue encombrante.

Du côté de Song Yadong, la colère est retombée, sans pour autant disparaître totalement. Le Chinois a reconnu que le geste était « bas », tout en estimant qu’il s’agissait avant tout d’une tentative de déstabilisation mentale.

« Je pense qu’il ne faut pas amener le racisme dans ce sport. On doit rester sur le combat. Il regrette déjà, il s’est excusé auprès des fans chinois. Pour moi, c’était juste un mind game. Je m’en fiche. Je me concentre sur le combat », a-t-il assuré.

D’après les informations recoupées par MMA Déferlante, cet épisode intervient à un moment charnière pour Sean O’Malley. Après avoir été propulsé au sommet de l’UFC avec son titre des poids coqs, l’Américain a vu sa trajectoire brutalement ralentir. Une seule défense de ceinture, puis deux défaites consécutives face à Merab Dvalishvili, dont une par soumission, l’ont sorti de la course directe au titre.

Le contexte a toutefois changé en décembre dernier. Petr Yan a mis fin au règne de Dvalishvili pour redevenir champion à 61 kg. Un scénario scruté de près par O’Malley, qui possède un argument de poids : il a déjà battu Yan par le passé, malgré ses revers face à Merab.

C’est ce calcul qui donne toute son importance au combat de samedi. O’Malley en est convaincu : une victoire contre Song Yadong le replacerait immédiatement dans la discussion pour un title shot.

« Si je fais le boulot, ce doit être moi contre Petr ensuite. Je crois à ce scénario. Une grosse performance, et un combat contre Yan à la Maison-Blanche, ce serait énorme », a-t-il avancé.

UFC 324 : Justin Gaethje brise l’illusion des salaires en hausse à l’ère Paramount+

En tête d’affiche du tout premier événement UFC diffusé sur Paramount+, Justin Gaethje n’a pourtant pas touché un centime de plus. Un signal fort qui interroge sur la réalité des promesses autour des rémunérations dans la nouvelle ère économique de l’UFC.

L’UFC 324 marque un tournant historique pour l’organisation. Samedi soir, la ligue lance officiellement son partenariat colossal avec Paramount+, fruit d’un accord de sept ans estimé à 7,7 milliards de dollars. Finie l’époque du pay-per-view à 79,99 dollars pour le public américain : désormais, tous les événements y compris les numérotés sont accessibles via un simple abonnement. Une révolution de diffusion mais pas encore une révolution salariale, à en croire Justin Gaethje.

Présent en main event intérimaire face à Paddy Pimblett, l’ancien champion intérimaire lightweight n’a pas caché sa déception lors du media day. Alors que Dana White et même Daniel Cormier assurent que les combattants seront mieux rémunérés dans cette nouvelle configuration sans PPV, Justin Gaethje affirme être resté à l’écart de toute revalorisation.

« J’entends Daniel dire que tout le monde va gagner plus d’argent sur cette carte. Moi, je ne gagne pas un dollar de plus que si cet accord n’existait pas », a-t-il lâché, sans détour.

Une sortie qui tranche avec le discours institutionnel, et qui rappelle une réalité contractuelle souvent méconnue : seuls certains champions et profils spécifiques bénéficiaient réellement de points sur les ventes PPV, et encore sous conditions de seuils élevés.

Dans le cas de Justin Gaethje, le problème est plus profond. Figure ultra-spectaculaire du roster, incarnation même du combattant “bonus”, l’Américain affiche un bilan unique : 14 combats à l’UFC, 14 bonus post-fight. Un exploit rare. Pourtant, même ce palmarès n’a pas suffi à franchir le cap symbolique du million de dollars en primes.

« Avoir 14 bonus sans atteindre un million, ce n’est pas normal », confie-t-il.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 13 bonus standards à 50 000 dollars (650 000 $), auxquels s’ajoute une prime exceptionnelle de 300 000 dollars pour le Fight of the Night à l’UFC 300 contre Max Holloway. Total : 950 000 dollars. Une somme conséquente, mais en décalage avec l’intensité, les risques et l’usure accumulée au fil des guerres livrées dans l’octogone.

Pour autant, Gaethje ne verse pas dans l’amertume.

« Le plus important, c’est le temps avec la famille. L’argent m’a permis ça », résume-t-il.

Jake Paul et le PFL : la parenthèse MMA se referme

L’aventure de Jake Paul avec le PFL appartient désormais au passé. Selon des informations confirmées mercredi à MMA Fighting, le boxeur américain n’est officiellement plus lié à la Professional Fighters League, mettant fin à un accord signé en 2023 et qui avait alors suscité un fort battage médiatique.

À l’époque, l’ancien youtubeur avait créé la surprise en s’engageant avec l’organisation, affichant clairement son ambition de basculer un jour vers le MMA. Trois ans plus tard, le constat est limpide : aucun combat disputé dans la SmartCage, et une séparation qui s’est faite sans conflit. D’après les éléments recoupés par MMA Déferlante, le contrat est simplement arrivé à son terme, quasiment jour pour jour après sa signature initiale.

Durant cette période, Jake Paul n’a jamais concrétisé ses intentions dans la cage, malgré plusieurs déclarations musclées et quelques appels du pied médiatiques. Il avait notamment tenté de provoquer Nate Diaz, sans que cela ne débouche sur un affrontement sous bannière PFL. Ses paroles, elles, étaient sans ambiguïté. Lors de son arrivée dans la ligue, Paul assurait vouloir « prouver au monde que tout est possible avec du travail et de la détermination », promettant d’avoir un impact positif sur le MMA.

Dans les faits, sa priorité est restée la boxe. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce choix s’est avéré cohérent sur le plan financier et médiatique. Jake Paul a enchaîné les affiches XXL, notamment un combat ultra médiatisé face à Mike Tyson, avant de se mesurer à l’ancien multiple champion du monde des poids lourds Anthony Joshua.

Ce dernier duel a toutefois marqué un coup d’arrêt brutal. En décembre dernier, Paul a subi seulement la deuxième défaite de sa carrière professionnelle, encaissant un KO dévastateur qui lui a causé de lourds dommages à la mâchoire. Une blessure sérieuse qui a nécessité une opération chirurgicale, mais qui n’a pas entamé ses ambitions : il a déjà annoncé viser un retour sur le ring courant 2026, une fois totalement rétabli.

Concernant le MMA, rien n’indique pour l’instant un retour à court terme dans cette discipline. À 29 ans, Jake Paul semble privilégier les opportunités toujours nombreuses en boxe, un terrain où son nom continue de générer des chiffres colossaux. Selon les informations recoupées par MMA Déferlante, la fin de son contrat avec le PFL ressemble davantage à une porte laissée entrouverte qu’à une rupture définitive mais pour l’heure, la cage attendra.

La Loupe MMA Déferlante : l’essentielle de l’actualité MMA du 21 janvier 2026

La planète MMA n’a pas manqué de sujets brûlants ce 21 janvier 2026. Entre les réalités économiques parfois méconnues de l’UFC, une rumeur politique aussitôt éteinte par Dana White et l’impatience autour d’un UFC 324 très attendu, l’actualité du jour dessine parfaitement les lignes de tension actuelles du sport.

Voici pour vous la loupe MMA Déferlante, une lecture claire et synthétique des faits marquants de la journée.

Salaires à l’UFC : derrière le vernis des superstars

L’un des débats les plus persistants du MMA moderne a refait surface : combien gagnent réellement les combattants de l’UFC ? Si les projecteurs se braquent volontiers sur quelques têtes d’affiche capables d’empocher des millions, la réalité est bien plus contrastée pour la majorité du roster.

Selon les éléments recoupés par la redaction de MMADéferlante.com, l’écart reste abyssal entre l’élite médiatique et la base de la pyramide. Les champions et figures bankables cumulent salaires garantis, bonus de performance, droits à l’image et accords commerciaux. À l’inverse, de nombreux combattants sous contrat d’entrée doivent composer avec des bourses modestes, souvent insuffisantes pour couvrir camps d’entraînement, soins médicaux et encadrement professionnel.

Accéder à l’analyse complète sur les salaires des combattants de l’UFC

Dana White ferme la porte à un UFC à la Maison-Blanche

Autre sujet qui a enflammé les réseaux : la rumeur d’un combat entre Conor McGregor et Jorge Masvidal organisé dans l’enceinte de la Maison-Blanche. Une idée spectaculaire, presque irréelle, qui a rapidement été commentée dans les cercles MMA et au-delà.

Mais le président de l’UFC, Dana White, a tenu à éteindre l’incendie.

Découvrir toutes les informations sur cette rumeur essuyée

UFC 324 : une première grande soirée sous haute tension

Enfin, l’attention des fans se tourne désormais vers l’UFC 324, première grande soirée de l’année pour l’organisation reine du MMA. Horaires, chaînes de diffusion et enjeux sportifs : tout est en place pour un événement qui lance véritablement la saison.

Cette carte marque un tournant stratégique, avec une diffusion repensée et un main event à fort potentiel d’audience. L’UFC entend frapper fort dès janvier, en capitalisant sur des affiches capables de séduire aussi bien les puristes que le grand public.

La carte des combats de l’UFC 324 à suivre ce samedi

Nous avons revisité avec vous, à travers notre loupe MMA Déferlante, l’essentiel de l’actualité de ce mercredi. Pour ne rien rater de vos prochains combats et événements MMA, consultez régulièrement notre rubrique Édito MMA.

UFC 324 : horaires et chaînes pour suivre cette première grande soirée

L’UFC ouvre officiellement son année et son partenariat avec Paramount+ ce samedi soir avec UFC 324, une soirée qui s’annonce dense et spectaculaire. En tête d’affiche, Justin Gaethje et Paddy Pimblett s’affrontent pour la ceinture intérimaire des poids légers, un choc de styles et de personnalités qui symbolise parfaitement le virage “grand public” de l’organisation.

En co-main event, Sean O’Malley joue gros face à Song Yadong. L’ancien champion vise une victoire marquante pour se replacer immédiatement dans la course au titre, face à un adversaire réputé pour sa puissance et son agressivité.

À noter également un changement d’habitude : la carte principale débutera une heure plus tôt, à 21h (ET), un détail stratégique pour cette première grande soirée diffusée intégralement sur Paramount+.

Carte complète de l’UFC 324

Carte principale (Paramount+ – 21h ET)

  • Justin Gaethje vs. Paddy Pimblett – Titre intérimaire lightweight

  • Sean O’Malley vs. Song Yadong

  • Waldo Cortes-Acosta vs. Derrick Lewis

  • Natalia Silva vs. Rose Namajunas

  • Arnold Allen vs. Jean Silva

Prelims (Paramount+ – 19h ET)

  • Umar Nurmagomedov vs. Deiveson Figueiredo

  • Ateba Gautier vs. Andrey Pulyaev

  • Nikita Krylov vs. Modestas Bukauskas

  • Alex Perez vs. Charles Johnson

Early prelims (Paramount+ – 17h ET)

  • Michael Johnson vs. Alexander Hernandez

  • Josh Hokit vs. Denzel Freeman

  • Ricky Turcios vs. Cameron Smotherman

  • Adam Fugitt vs. Ty Miller

Selon nos informations, l’UFC 324 servira de vitrine à cette nouvelle ère de diffusion. Un test grandeur nature pour l’UFC version Paramount+.

Dana White balaye la rumeur McGregor – Masvidal pour l’UFC à la Maison-Blanche

Alors que les spéculations s’intensifient autour de la future carte UFC prévue à la Maison-Blanche, Dana White a tenu à couper court à l’une des rumeurs les plus persistantes du moment : un affrontement entre .

Tout est parti du scepticisme affiché par le patron de l’UFC concernant un retour de McGregor face à Michael Chandler en 2026. Dans la foulée, certains observateurs ont relancé la piste Masvidal, d’autant que l’Américain a récemment évoqué un possible retour de retraite et qu’une animosité ancienne existe entre les deux hommes. Problème : selon White, cette hypothèse relève davantage de la fiction que d’un projet concret.

Interrogé par TMZ, Dana White s’est montré particulièrement agacé par ce bruit de couloir. Il n’a même pas cherché à nuancer. Pour lui, ces discussions n’ont aucune crédibilité et ne méritent pas d’être prises au sérieux. Il assure ne pas suivre ce genre de rumeurs et affirme que « presque tout ce que l’on voit sur internet à propos du MMA est faux ».

Dana White va plus loin en expliquant qu’il se tient volontairement à l’écart de ce flot d’informations. Selon lui, les contenus liés au MMA n’apparaissent même pas dans ses fils d’actualité personnels, ce qui explique pourquoi il n’avait tout simplement jamais entendu parler de ce supposé McGregor–Masvidal.

Une chose reste toutefois claire : l’UFC n’a pas fermé la porte à un retour de l’Irlandais. Absent de l’octogone depuis sa grave fracture à la jambe lors de sa trilogie face à Dustin Poirier en 2021, McGregor devait déjà effectuer son comeback en 2024 contre Chandler, avant qu’une blessure à l’orteil ne mette fin à ses plans. Depuis plusieurs semaines, il multiplie d’ailleurs les images d’entraînement sur les réseaux sociaux, laissant entendre qu’il vise une place de choix sur la carte du 14 juin.

À ce stade, Dana White a néanmoins écarté deux options souvent évoquées : Chandler d’abord, Masvidal désormais. Sans exclure la présence de McGregor à la Maison-Blanche, le président de l’UFC préfère temporiser. Il a précisé que le matchmaking ne commencerait réellement qu’après l’UFC 324, avec l’objectif de verrouiller au moins les trois combats principaux rapidement, et une carte finalisée d’ici la deuxième semaine de février.

Salaire des combattants UFC : combien gagnent réellement les stars du MMA ?

Le monde du MMA fascine autant pour ses combats spectaculaires que pour les questions entourant la rémunération de ses athlètes. Le salaire des combattants UFC représente un sujet complexe qui suscite régulièrement des débats entre promoteurs et fighters. Entre les contrats de base, les primes de performance et les revenus annexes, comprendre la structure financière de l’organisation devient essentiel pour saisir la réalité économique des combattants professionnels.

Catégorie

Montants

Débutants

12 000 $ à 30 000 $ par combat

Milieu de tableau

50 000 $ à 500 000 $

Élite

500 000 $ à plusieurs millions

Bonus standards

50 000 $ (Performance/Combat de la soirée)

Champions PPV

Points sur les ventes + sponsoring Venum

Comment fonctionne le système de rémunération de base ?

L’UFC applique une structure contractuelle particulière basée sur le principe « Show + Win ».

Chaque combattant touche une somme garantie pour monter dans l’octogone (Show Money), puis double cette rémunération en cas de victoire (Win Bonus). Un débutant issu du Contender Series démarre avec 12 000 dollars garantis, doublés à 24 000 dollars en cas de victoire, tandis que les athlètes du milieu de tableau négocient entre 50 000 et 150 000 dollars par apparition.

L’élite de l’organisation accède à des contrats dépassant les 500 000 dollars garantis. Jon Jones a touché 5 millions de dollars de salaire de base lors de sa défense de titre contre Stipe Miocic en 2024, illustrant le fossé financier séparant les champions des combattants ordinaires. Cette progression salariale reflète directement le parcours compétitif et la capacité d’attraction médiatique de chaque fighter.

Les primes de performance : un complément financier décisif

Au-delà des salaires contractuels, l’UFC distribue des bonus officiels de 50 000 dollars pour récompenser les prestations exceptionnelles.

« Performance of the Night » récompense les finitions les plus impressionnantes, tandis que « Fight of the Night » couronne l’affrontement le plus spectaculaire. Ces primes peuvent doubler, voire tripler, le cachet d’un combattant ordinaire. Lors d’événements spéciaux comme l’UFC 300, ces montants ont grimpé jusqu’à 300 000 dollars, mais Dana White a abandonné cette pratique jugée inefficace.

Pour toucher ces sommes additionnelles, un combattant doit produire une performance mémorable parmi tous les affrontements. Cette sélectivité rappelle divers systèmes de rémunération conditionnelle : primes sur objectifs en entreprise, commissions commerciales ou cashback avec montant minimum. À l’inverse, d’autres modèles privilégient l’accès immédiat sans critères, comme les bonus sans wager dans le divertissement en ligne ou les primes d’embauche versées dès la signature. Dans l’octogone en revanche, seule l’excellence sportive ouvre la voie à ces primes convoitées.

Par ailleurs, l’accord de sponsoring avec Venum constitue une autre source de revenus additionnels. Les combattants perçoivent des sommes variables selon leur ancienneté dans l’organisation :

  • 1 à 3 combats : 4 000 dollars par apparition

  • 4 à 5 combats : 4 500 dollars

  • 6 à 10 combats : 6 000 dollars

  • 11 à 15 combats : 11 000 dollars

  • 16 à 20 combats : 16 000 dollars

  • 21 combats et plus : 21 000 dollars

  • Champions : 42 000 dollars

  • Challengers : 32 000 dollars

Ces montants s’ajoutent automatiquement au cachet principal, représentant un complément non négligeable pour les vétérans de l’organisation.

Les revenus annexes : entre PPV et sponsoring

Les points sur les ventes Pay-Per-View transforment les champions en millionnaires lors d’un seul événement. Ce système octroie un pourcentage sur chaque achat de diffusion payante, réservé aux plus grandes stars. Jon Jones a ajouté 600 000 dollars grâce aux PPV lors de l’UFC 309, tandis qu’Alex Pereira a empoché 1,6 million supplémentaires à l’UFC 300. Sean O’Malley et Conor McGregor génèrent également des millions additionnels via ce mécanisme, démontrant son importance financière pour les têtes d’affiche.

Le sponsoring personnel reste limité durant la « Fight Week » où seul Venum peut apparaître. Les combattants retrouvent leur liberté contractuelle en dehors de cette période. Contrairement à la WWE qui contrôle le merchandising et verse des royalties, l’UFC privilégie les primes de victoire directes sans pourcentages sur les produits dérivés.

Combien gagnent vraiment les plus grandes stars ?

Les récentes révélations financières de l’organisation offrent un aperçu des rémunérations record versées aux combattants phares. Ces montants combinent les salaires de base, les gains PPV, les bonus de performance et les revenus de sponsoring, illustrant la réalité financière du sommet de la hiérarchie.

Combattant

Événement majeur

Revenus estimés

Jon Jones

UFC 309 vs Miocic

6,29 millions de dollars

Sean O’Malley

UFC 306 (Noche UFC)

4,14 millions de dollars

Ilia Topuria

UFC 308 vs Holloway

3,99 millions de dollars

Alex Pereira

UFC 303 vs Prochazka

3,59 millions de dollars

Max Holloway

UFC 308

2,43 millions de dollars

Alexandre Pantoja

UFC 310

3,09 millions de dollars

L’écart entre l’élite et les combattants ordinaires reste colossal. Jon Jones domine avec 5 millions de dollars de base plus 600 000 en PPV, tandis qu’Alex Pereira a accumulé près de 10 millions en trois combats. À titre de comparaison, les combattants français perçoivent des rémunérations bien plus modestes :

  • Ciryl Gane : 361 000 dollars (UFC 310)

  • Benoit Saint-Denis : 300 000 à 500 000 euros (UFC Paris)

  • Nassourdine Imavov : 112 000 dollars par combat

Cette disparité devient encore plus frappante à l’échelle mondiale des sports professionnels. Les plus grandes stars de l’UFC restent loin derrière les revenus des footballeurs, basketteurs ou golfeurs d’élite qui dépassent régulièrement les 100 millions de dollars annuels. La structure salariale reflète une réalité brutale : seule une minorité de combattants accède aux revenus véritablement confortables. La majorité compose avec des cachets modestes et doit trouver des revenus complémentaires entre deux à quatre combats annuels, alimentant les critiques face à la concurrence du PFL qui promet des structures plus équitables.