Usman Nurmagomedov est-il vraiment prêt pour l’élite mondiale des légers ?

À la veille d’un rendez-vous important à Dubaï, Usman Nurmagomedov reçoit un soutien de poids. Son cousin et mentor Khabib Nurmagomedov n’a pas caché son admiration pour l’évolution du champion PFL, qu’il juge désormais capable de tenir tête aux références actuelles de la catégorie lightweight.

En tête du tout nouveau classement pound-for-pound officiel de la PFL, Usman Nurmagomedov défend sa ceinture ce samedi face à Alfie Davis, vainqueur du tournoi 2025, lors du main event de PFL Dubai. Un test majeur, autant sportif que symbolique.

Dans un entretien accordé à MMA Team Gorilla Fighting, Khabib a livré une analyse mesurée mais lourde de sens sur le niveau actuel de son cousin, allant jusqu’à le comparer aux meilleurs 155 lb de l’UFC.

« Ce n’est pas correct pour moi de parler de l’UFC alors qu’Usman combat à la PFL, mais je donne mon avis personnel. En un an, Usman a énormément progressé. Je m’entraîne avec lui, je travaille directement avec lui. Vu de l’extérieur, il est déjà au même niveau que ces gars-là. Il y a un an, j’aurais dit qu’il fallait encore attendre. Aujourd’hui, il y est. Le temps confirmera tout ça. »

Sans les nommer frontalement, Khabib faisait référence à Ilia Topuria, actuel champion UFC des légers, et à Arman Tsarukyan, considéré comme l’un des prétendants les plus dangereux de la division.

La trajectoire impressionnante d’Usman Nurmagomedov entre Bellator et PFL

Invaincu chez les professionnels (20-0, 1 NC), Usman Nurmagomedov a confirmé son statut en 2025 avec deux victoires consécutives en PFL, toutes deux obtenues face à Paul Hughes. Avant cela, il avait marqué les esprits en dominant Alexander Shabliy pour sa dernière apparition sous la bannière Bellator.

Son adversaire samedi, Alfie Davis, arrive toutefois avec des arguments solides. Surnommé The Axe Man, l’Anglais affiche un bilan de 20-5-1, avec une seule défaite en PFL et un impressionnant 8-1-1 en Bellator. Son année 2025 a été parfaite, ponctuée par trois succès face à Gadzhi Rabadanov, Brent Primus et Clay Collard.

Conscient du danger, Khabib Nurmagomedov ne minimise en rien le combat à venir, soulignant le style atypique et explosif de Davis.

« C’est un combat très compétitif. Son adversaire est très inconfortable à affronter. On sait à quoi s’attendre, mais c’est un combattant rapide, avec des frappes rares en MMA. Si Usman reste concentré, sans émotion, son expérience et sa technique devraient faire la différence. »

Ce combat pourrait servir de véritable baromètre international pour Usman Nurmagomedov. Une victoire convaincante renforcerait un peu plus l’idée de Khabib Nurmagomedov.

Nick Diaz : « Je me vois devenir champion du monde »

Contre vents et marées, Nick Diaz refuse de tourner la page. Absent de toute compétition depuis 2021, l’iconique combattant de Stockton, aujourd’hui âgé de 42 ans, affirme que ses jours de combat ne sont pas derrière lui. Mieux encore : il se projette à nouveau avec une ceinture mondiale autour de la taille.

Dans une interview accordée depuis le centre Baja Rehab, en Basse-Californie au Mexique, Diaz est revenu sans détour sur ses années compliquées, marquées par des problèmes de dépendance, mais aussi sur sa volonté intacte de revenir au plus haut niveau.

« Je me vois devenir champion du monde. Je vois ça comme de l’argent facile. Ce n’est plus comme avant. Les gens vont voir une nouvelle version de moi. »

Ancien champion Strikeforce en 2010, Nick Diaz avait ensuite marqué l’histoire de l’UFC en affrontant les plus grands noms de la catégorie welterweight, notamment Georges St-Pierre pour le titre incontesté et Carlos Condit pour la ceinture intérimaire.

Son dernier véritable espoir de retour remonte à 2024, lorsqu’un combat face à Vicente Luque était programmé à Abu Dhabi, avant d’être reporté puis finalement annulé. Depuis, le flou régnait autour de son avenir jusqu’à cette prise de parole très directe.

Sobriété, introspection et prises de conscience de Nick Diaz

Dans cet entretien, Diaz évoque ouvertement sa lutte contre l’alcool et la marijuana, tout en niant toute consommation de drogues dures. Mais il reconnaît avoir évolué dans un environnement dangereux, qui a fini par provoquer un électrochoc.

« J’ai vu trop d’amis mourir. Juste être proche de ce genre de situations, c’était déjà trop. Le traitement aurait pu leur sauver la vie. »

Il raconte également des épisodes extrêmement tendus, marqués par la peur réelle de perdre la vie, qui l’ont poussé à couper avec certaines fréquentations et à s’engager sérieusement dans une démarche de soin.

« Des gens passaient devant chez moi avec des armes chargées. J’ai vraiment cru que j’allais mourir. »

Après une première période de sobriété de trois ans, suivie d’une rechute, Diaz affirme aujourd’hui avoir retrouvé une stabilité mentale et personnelle qu’il n’avait jamais connue auparavant.

Malgré les années d’absence, Nick Diaz ne doute pas de sa capacité à redevenir compétitif. Il attribue cette confiance à l’état d’esprit qui l’a toujours animé tout au long de sa carrière.

« Je n’aurais jamais tenu aussi longtemps si je pensais qu’il existait quelque chose capable de m’arrêter. Que ce soit l’adversaire en face ou un obstacle dans la vie. »

Installé désormais en Californie pour poursuivre son processus de rétablissement, Diaz assure que son objectif reste inchangé : revenir, combattre, et gagner.

« Merci à tous mes fans et à ceux qui seront là pour mes prochains combats. On va gagner un titre mondial. »

À 42 ans, le défi est immense. Mais avec Nick Diaz, la logique n’a jamais vraiment été une barrière.

Tai Tuivasa réagit après une 6e défaite consécutive à l’UFC

La spirale négative continue pour Tai Tuivasa, mais le combattant australien refuse toujours d’abdiquer.

Battu par Tallison Teixeira lors de l’UFC 325 à Sydney, Tai Tuivasa a concédé une sixième défaite consécutive dans l’octogone, un revers lourd à encaisser, d’autant plus qu’il s’est produit devant son public et sous les yeux de son fils.

Revenu après une longue absence, le poids lourd de 32 ans a bien failli renverser le combat dans le dernier round, mais il s’est finalement incliné par décision unanime. Un nouveau coup dur, alors que la question de la retraite avait déjà effleuré son esprit par le passé.

De l’espoir au cauchemar en quelques années

Sur Instagram, Tai Tuivasa a livré un message très personnel, évoquant une douleur bien plus profonde que celle ressentie dans la cage.

« Ça fait plus mal à l’âme que n’importe quel coup. J’ai essayé. J’ai eu un excellent camp. J’ai tellement de choses à travailler. Merci à tous ceux qui me soutiennent, surtout les fans australiens. Je suis désolé d’être encore tombé à côté. C’est une sensation de merde. »

Mais ce sont surtout les mots adressés à son fils qui ont marqué les esprits :

« Mon pauvre garçon m’a vu me faire corriger un peu trop souvent maintenant. Mais comme je lui dis toujours : tant que tu donnes tout et que tu continues d’essayer, c’est ça qui compte. Tant que je ferai ça, je continuerai d’essayer. »

Le contraste est saisissant. En 2022, Tuivasa semblait frapper à la porte du sommet de la catégorie après cinq victoires consécutives, dont un KO spectaculaire sur Derrick Lewis. Mais une défaite héroïque contre Ciryl Gane a marqué le début d’une descente aux enfers dont il ne s’est toujours pas relevé.

Aujourd’hui, avec six revers de rang, son avenir à l’UFC reste incertain. Aucune indication n’a encore filtré sur une éventuelle décision de l’organisation concernant son maintien dans le roster.

Tai Tuivasa ne lâche rien et appelle Khamzat Chimaev

Malgré tout, « Bam Bam » ne parle pas de retraite. Au contraire, il affiche une volonté claire de corriger ses lacunes notamment en lutte quitte à solliciter l’un des hommes les plus dominants du circuit.

« Khamzat Chimaev, j’arrive pour lutter, mon frère. Apprends-moi. J’en ai marre de ce délire de câlins. »

Résultats EuroMillions (FDJ) : tirage du mardi 3 février 2026

Le tirage EuroMillions – My Million de ce mardi 03 février 2026 a livré son verdict. Les joueurs attendaient ce rendez-vous avec impatience, dans l’espoir de décrocher un jackpot relancé après le gain exceptionnel du tirage précédent.

Avec 17 millions d’euros en jeu, les rêves restaient permis et chacun pouvait imaginer un nouveau départ. Comme souvent à l’EuroMillions, quelques numéros peuvent suffire à changer une vie.

La combinaison gagnante qu’il fallait cocher ce mardi 03 février 2026 est la suivante :

Numéros : 26 – 27 – 28 – 34 – 37
Étoiles : 4 et 9

Comme le prévoit le règlement, le jeu My Million a une nouvelle fois fait un heureux. Un joueur ayant validé sa grille en France remporte automatiquement un million d’euros, indépendamment des numéros tirés.

Le code My Million gagnant de ce tirage est : NO 936 5502

En revanche, le jackpot EuroMillions de 17 millions d’euros n’a pas été remporté. Aucun joueur n’est parvenu à trouver la combinaison complète des cinq numéros et des deux étoiles. Le tirage compte toutefois un gagnant de rang 2, ayant trouvé cinq numéros et une étoile, et qui repart avec un gain conséquent.

Pour les joueurs ayant participé en ligne, les gains éventuels sont automatiquement crédités sur le compte FDJ. Ils peuvent être réutilisés pour rejouer à l’EuroMillions, tenter leur chance sur d’autres jeux ou être transférés vers un compte bancaire à tout moment, selon les préférences du joueur. Pour vérifier une grille, il suffit de consulter le site officiel de la FDJ ou l’application mobile FDJ®, où les résultats sont mis à jour après chaque tirage officiel.

Même sans jackpot remporté, ce tirage du mardi 03 février 2026 a fait au moins un nouveau millionnaire en France grâce au My Million. Le prochain tirage EuroMillions aura lieu le vendredi 06 février 2026, avec 29 millions d’euros en jeu et une nouvelle occasion de tenter sa chance.

La Loupe MMA Déferlante : l’essentielle de l’actualité MMA du 3 février 2026

La journée du 3 février 2026 a été marquée par des débats de fond et des imprévus majeurs.

Entre une réaction très attendue face aux ambitions de Khamzat Chimaev, une discussion passionnée autour du statut de GOAT chez les featherweights et un coup dur pour l’UFC Mexico City, l’actualité du jour rappelle combien le MMA oscille en permanence entre héritage, rivalités et aléas organisationnels.

Voici pour vous la Loupe MMA Déferlante, une lecture claire et synthétique des faits marquants de la journée.

Kamaru Usman réagit à l’appel de Khamzat Chimaev

L’appel lancé par Khamzat Chimaev, déterminé à affronter Alex Pereira, n’est pas resté sans réponse. Kamaru Usman a réagi à cette prise de position, apportant un éclairage expérimenté sur les ambitions du combattant invaincu.

La réaction de Kamaru Usman face aux ambitions de Khamzat Chimaev

José Aldo ou Alexander Volkanovski : le débat du GOAT en 66 kg

Le débat n’est pas nouveau, mais il continue d’alimenter les discussions : qui est le véritable GOAT des 66 kg entre José Aldo et Alexander Volkanovski ?

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UFC Mexico City : un forfait majeur bouleverse le main event

Enfin, l’actualité du jour a été assombrie par un coup dur organisationnel : le main event de l’UFC Mexico City a été victime d’un forfait majeur. Une annonce tardive qui rebat les cartes pour l’événement et suscite des interrogations sur son attractivité sportive.

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Nous avons revisité avec vous, à travers notre loupe MMA Déferlante, l’essentiel de l’actualité de ce mardi. Pour ne rien rater de vos prochains combats et événements MMA, consultez régulièrement notre rubrique Édito MMA.

UFC Mexico City : le main event victime d’un forfait majeur

Coup dur pour l’UFC et pour les fans mexicains. L’événement UFC Mexico City, prévu le 28 février prochain à l’Arena CDMX, a perdu l’un de ses deux têtes d’affiche.

Asu Almabayev a été contraint de se retirer de son combat principal face à l’ancien double champion des poids mouches Brandon Moreno, en raison d’une blessure survenue à l’entraînement.

L’information, initialement révélée par AG Fight, a été confirmée à MMA Fighting par plusieurs sources proches du dossier. Peu après, Almabayev a lui-même pris la parole sur Instagram pour expliquer la situation.

« J’ai subi une blessure au bras deux jours avant notre vol. Je ne veux pas entrer dans les détails… peu importe les efforts, je ne peux rien y changer », a écrit le Kazakh.

Ce forfait intervient à un timing particulièrement cruel pour Almabayev. Le combattant kazakh s’apprêtait à disputer le deuxième main event de sa carrière à l’UFC, après une première tentative compliquée face à Manel Kape l’an dernier, acceptée à court préavis.

Depuis, Almabayev avait parfaitement rebondi avec deux victoires consécutives, dont une soumission convaincante contre l’ancien prétendant au titre Alex Perez. Son affrontement contre Moreno, en territoire hostile, devait servir de véritable test grandeur nature et potentiellement le propulser dans la discussion pour le titre.

Il devra finalement patienter, le temps que sa blessure au bras guérisse, avant d’envisager un nouveau combat.

Un remplaçant recherché pour Moreno à l’UFC Mexico City

Côté organisation, l’UFC est désormais activement à la recherche d’un remplaçant pour affronter Brandon Moreno, même si aucun nom n’a encore été officialisé. La tâche s’annonce délicate : Moreno est censé occuper le main event, et trouver un adversaire crédible à quelques semaines de l’événement n’a rien d’évident.

Pour Moreno, l’enjeu reste important. Le Mexicain cherche à se relancer après avoir vu sa série de deux victoires stoppée brutalement en décembre dernier par une défaite par TKO contre Tatsuro Taira à l’UFC 323. Sur ses cinq derniers combats, son bilan est désormais de deux victoires pour trois défaites, une dynamique inhabituelle pour l’une des figures majeures de la catégorie.

À ce stade, rien ne garantit que l’UFC parvienne à maintenir Moreno en tête d’affiche, selon le profil du remplaçant disponible. Une reconfiguration du combat principal n’est pas à exclure si aucune option satisfaisante n’émerge rapidement.

En attendant, l’UFC Mexico City avance avec une grande inconnue : qui fera finalement face à Brandon Moreno le 28 février ? Une question à laquelle l’organisation devra répondre très vite.

Matt Brown fracasse Paddy Pimblett après sa défaite à l’UFC 324

La défaite de Paddy Pimblett face à Justin Gaethje à l’UFC 324 a relancé un débat brûlant : le Britannique a-t-il été enfin confronté à la réalité du très haut niveau ? Pour Matt Brown, la réponse n’est pas aussi brutale qu’un simple “fraud check”, mais une chose est sûre : Pimblett n’a pas encore validé son statut dans l’élite de la catégorie.

Sur le podcast The Fighter vs. The Writer, Brown s’est montré particulièrement franc. Selon lui, malgré la combativité et la résistance affichées par Pimblett sur cinq rounds contre Gaethje, le niveau reste insuffisant pour prétendre au top de la division.

« Le problème avec Paddy, c’est que je ne sais pas si je le choisis contre qui que ce soit dans le top 10. Peut-être même le top 12 ou top 13… Je ne sais pas jusqu’où je dois descendre pour le favoriser », estime Brown.

L’ancien champion intérimaire rappelle que Paddy Pimblett est arrivé jusqu’à ce combat pour le titre sans avoir battu le moindre adversaire classé dans le top 15. Sa victoire la plus marquante reste celle contre Michael Chandler, dont le bilan UFC (2-5) et la forme récente interrogent.

Face à Gaethje, Paddy Pimblett a montré du cœur, mais il n’a jamais réellement inquiété l’Américain. Pour Brown, cela ne signifie pas que le Britannique est un imposteur, mais plutôt qu’il est encore mal positionné dans la hiérarchie réelle des lightweights.

Benoît Saint Denis, le test vérité pour Paddy Pimblett ?

Pour clarifier définitivement la situation, Matt Brown voit un combat évident : Benoit Saint Denis. Le Français reste sur quatre victoires consécutives par finition et vient d’impressionner en stoppant Dan Hooker à l’UFC 325. Après avoir échoué contre Dustin Poirier et Renato Moicano lors de ses premiers tests face à l’élite, Saint Denis semble aujourd’hui revenu plus fort.

« Paddy vient de se battre pour un titre intérimaire. Il ne devrait y avoir personne qu’il refuse d’affronter. Donnez-lui Saint Denis et voyons qui est vraiment un top guy », tranche Brown.

Sur le papier, le duel ferait sens : deux profils agressifs, une vraie bataille de grappling possible, et une intensité permanente. Surtout, l’enjeu serait clair. Une victoire de Saint Denis lui offrirait une exposition massive, tandis qu’un succès de Pimblett crédibiliserait enfin son statut de prétendant sérieux.

Pour Matt Brown, la situation est limpide. On sait désormais où se situe Saint Denis après ses hauts et ses bas face aux meilleurs. Paddy Pimblett, en revanche, reste une énigme sportive, porté par une immense popularité mais encore sans repère clair dans le top 10.

La suite de sa carrière se jouera sur ce type de confrontation. Soit il confirme qu’il peut rivaliser avec les vrais contenders, soit la hype devra s’ajuster à une réalité plus nuancée.

José Aldo – Alexander Volkanovski : qui est le véritable GOAT des -66 kg ?

Depuis la victoire nette d’Alexander Volkanovski contre Diego Lopes à l’UFC 325, une question revient avec insistance dans les débats MMA : qui est le véritable GOAT des -66 kg ?

La tentation est grande de répondre Volkanovski, tant sa longévité moderne et son sens de l’adaptation impressionnent. Pourtant, à froid, un constat demeure : José Aldo reste, aujourd’hui encore, le featherweight GOAT.

Il faut d’abord clarifier les termes. Le “meilleur” combattant renvoie au pic de performance, au niveau technique pur, souvent lié à l’évolution naturelle du sport. Le “plus grand” (GOAT), lui, se juge sur l’empreinte laissée dans l’histoire : durée de règne, constance au sommet, volume d’exploits.

Volkanovski peut très bien être le meilleur featherweight jamais vu, sans être encore le plus grand. Et c’est précisément là que le débat se joue.

Les chiffres parlent encore pour José Aldo

On l’oublie parfois, mais le règne José Aldo ne commence pas avec l’UFC. Le WEC était alors la référence mondiale sous les 70 kg et appartenait déjà à l’UFC. L’ignorer fausse complètement l’analyse.

Au total, Aldo affiche :

  • 18 victoires – 4 défaites à 66 kg

  • 11 victoires en combats pour le titre

  • 9 défenses consécutives

  • 2 379 jours champion en continu (2 708 jours en cumulé)

Des chiffres qui le placent au niveau de légendes absolues comme Anderson Silva ou Georges St-Pierre.

En comparaison, Volkanovski compte :

  • 14 victoires – 1 défaite à 66 kg

  • 8 victoires en combats pour le titre

  • 6 défenses à ce jour

  • 1 822 jours champion (et le compteur continue)

C’est immense. Mais pas encore suffisant pour dépasser Aldo sur le terrain de la grandeur historique.

Oui, Volkanovski a battu José Aldo. Comme Ilia Topuria a battu Volkanovski. Et pourtant, personne de sérieux ne place déjà Topuria au sommet de l’histoire featherweight.

La grandeur ne se résume pas à une soirée. Elle se construit sur une domination prolongée, contre plusieurs générations de challengers. Et sur ce point, Aldo garde l’avantage.

Le piège du biais de récence

Autre argument souvent avancé : la qualité de l’opposition affrontée par Volkanovski. Max Holloway (x3), Ortega, Lopes Impressionnant, sans discussion.

Mais l’histoire du MMA est cruelle : les générations futures dévalorisent toujours les anciennes. Hier, José Aldo battait Urijah Faber, Chad Mendes, Frankie Edgar, Korean Zombie. Aujourd’hui, certains qualifient ces noms de “faibles”. Demain, on dira la même chose d’Ortega ou de Lopes.

C’est précisément pour cela que les combats pour le titre comptent plus que tout. Et Aldo en a simplement gagné davantage.

Soyons clairs : Volkanovski se rapproche dangereusement. S’il bat Movsar Evloev ou Lerone Murphy, puis ajoute encore une ou deux défenses, le débat basculera. Définitivement.

Mais aujourd’hui, dire que Volkanovski est déjà le GOAT, c’est aller trop vite. Ce n’est pas minimiser son œuvre c’est reconnaître à quel point celle d’Aldo était exceptionnelle.

Sur le plan purement technique, à leur sommet respectif, Volkanovski partirait sans doute favori. Son intelligence de combat, sa capacité d’ajustement en plein fight, son volume… tout ça colle mieux au MMA moderne.

Mais José Aldo prime était un phénomène athlétique et défensif hors normes. Un duel entre les deux serait un chef-d’œuvre tactique, pas une formalité.

Kamaru Usman réagit à l’appel de Khamzat Chimaev, déterminé à affronter Alex Pereira

Pour Kamaru Usman, si Khamzat Chimaev insiste autant pour affronter Alex Pereira, ce n’est pas un hasard. L’ancien champion welterweight estime que “Borz” aurait déjà physiquement dépassé la catégorie des -84 kg.

Depuis plusieurs semaines, Khamzat Chimaev multiplie les provocations à destination d’Alex Pereira, laissant planer l’idée d’un choc intercatégories, potentiellement au très médiatique UFC White House. Une posture intrigante, alors même que Chimaev n’a encore jamais défendu son titre middleweight. Cette situation soulève une vraie question sportive plus qu’un simple jeu de communication.

Invité à réagir sur son podcast Pound 4 Pound, Kamaru Usman, qui connaît bien Chimaev pour l’avoir affronté en 2023, a livré une analyse pour le moins révélatrice.

Une histoire de balance, encore et toujours

Selon Kamaru Usman, la clé du raisonnement de Chimaev pourrait être… la balance.

« Pour que Khamzat continue d’appeler Pereira, je pense qu’il a peut-être déjà dépassé la catégorie, encore une fois », explique le Nigérian. Une référence directe à l’époque où Chimaev tentait d’évoluer à 170 livres, avec des cuts de plus en plus compliqués et médiatisés.

À en croire Usman, les rumeurs sur le gabarit actuel de Chimaev parfois annoncé au-delà des 100 kilos hors camp ne sont pas anodines.

« Khamzat est un très gros gars. Le fait qu’il ait fait 170 à l’époque était aussi absurde qu’Anthony Johnson quand il descendait à ce poids », poursuit-il, établissant un parallèle lourd de sens avec l’ancien cogneur de l’UFC, dont la carrière avait été relancée après un changement de catégorie.

Si beaucoup voient dans Pereira un objectif “business” évident champion populaire, star mondiale, striking spectaculaire Usman nuance. Pour lui, Chimaev ne viserait pas uniquement l’argent, mais une zone de confort physique et stratégique.

« Pourquoi se tuer à faire le poids si ton corps ne suit plus ? », résume en substance l’ancien champion.

Monter à 93 kg permettrait à Chimaev de s’exprimer sans contrainte extrême… tout en visant immédiatement une ceinture.

Mais la réflexion d’Usman va plus loin. Il évoque une véritable partie d’échecs : en quittant temporairement ou définitivement le middleweight, Chimaev pourrait aussi redistribuer les cartes dans la division.

Selon cette lecture, un départ de Chimaev ouvrirait mécaniquement la porte à d’autres prétendants, comme Nassourdine Imavov, régulièrement cité parmi les challengers crédibles au titre.

« Ça pourrait ouvrir la voie à quelqu’un d’autre pour se battre pour la ceinture », souligne Kamaru Usman, évoquant clairement une stratégie à plusieurs bandes.

La Loupe MMA Déferlante : l’essentielle de l’actualité MMA du 2 février 2026

La journée du 2 février 2026 a été marquée par des projections de combats séduisantes, des frustrations exprimées au plus haut niveau et des ajustements de calendrier qui continuent de peser sur certaines trajectoires.

Entre ambitions affichées, réactions à chaud et attente prolongée, l’actualité du jour illustre un MMA où les enjeux se jouent autant dans les déclarations que dans l’octogone.

Voici pour vous la Loupe MMA Déferlante, une lecture claire et synthétique des faits marquants de la journée.

Paddy Pimblett ouvert à un duel face à Benoît Saint-Denis

Toujours très exposé médiatiquement, Paddy Pimblett a laissé entendre qu’un affrontement face à Benoît Saint-Denis ne le laisserait pas indifférent. Une déclaration qui a immédiatement fait réagir, tant le Français incarne un profil radicalement différent, axé sur l’intensité et la pression constante.

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Alexander Volkanovski répond à la frustration de Jean Silva

Dans une autre division, Alexander Volkanovski a réagi aux propos de Jean Silva, frustré par son absence d’opportunités après l’UFC 325. Une prise de parole mesurée, mais révélatrice des tensions qui émergent lorsque la concurrence se resserre.

La réaction de Volkanovski face à la frustration de Jean Silva

Shavkat Rakhmonov : un retour une nouvelle fois reporté

La situation de Shavkat Rakhmonov continue d’alimenter les interrogations. Son retour à l’UFC a de nouveau été repoussé, prolongeant une absence qui commence à peser lourd dans la course au titre welterweight.

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Evloev – Murphy : tout savoir sur le main event de l’UFC Londres

L’attention se projette vers l’avenir avec le main event de l’UFC Londres, opposant Movsar Evloev à Lerone Murphy. Un affrontement clé pour la division featherweight, où les deux hommes jouent bien plus qu’une simple victoire.

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Nous avons revisité avec vous, à travers notre loupe MMA Déferlante, l’essentiel de l’actualité de ce lundi. Pour ne rien rater de vos prochains combats et événements MMA, consultez régulièrement notre rubrique Édito MMA.