Jake Paul mis à l’arrêt après sa lourde défaite contre Anthony Joshua

La chute a été brutale et les conséquences sont lourdes. Jake Paul ne remontera pas sur un ring de sitôt. La Florida Athletic Commission a officialisé, ce dimanche 4 janvier, une suspension médicale à l’encontre du boxeur américain, à la suite du K.-O. violent subi face à Anthony Joshua le 19 décembre dernier à Miami, lors d’un combat diffusé sur Netflix.

Mis hors de combat au 6e round, le youtubeur reconverti boxeur a payé cash l’écart de puissance et d’expérience face à l’ancien champion du monde britannique. Les examens médicaux ont révélé une fracture de la mâchoire à deux endroits, une blessure sérieuse qui justifie l’interdiction immédiate de combattre.

Dès le lendemain du combat, Jake Paul avait lui-même exposé l’ampleur des dégâts sur les réseaux sociaux, apparaissant avec le visage marqué. Les médecins ont depuis procédé à une intervention chirurgicale, avec la pose de plusieurs plaques métalliques afin de stabiliser et réparer la mâchoire. Une opération lourde, synonyme de convalescence longue, estimée à plusieurs mois.

Cette suspension médicale met un coup d’arrêt net aux ambitions sportives de Jake Paul, qui cherchait à crédibiliser davantage sa carrière dans le noble art. Après cette défaite cinglante face à Joshua, l’Américain va désormais devoir se concentrer sur sa récupération, avant même de penser à un éventuel retour sur les rings.

UFC : Sean O’Malley annonce peut-être la dernière année de « Suga » dans l’octogone

À 31 ans, Sean O’Malley ne se projette plus à long terme. En marge de son retour très attendu face à Song Yadong à l’UFC 324, l’ancien champion des poids coqs a laissé entendre que 2026 pourrait marquer la fin de sa carrière. Une déclaration forte, lucide, à l’image d’un combattant conscient que le temps et les opportunités hors de la cage redessinent les priorités.

Englué dans une série de deux défaites consécutives en combats de championnat face à Merab Dvalishvili, O’Malley s’apprête à jouer gros le 24 janvier prochain à Las Vegas. Plus qu’un simple combat, ce rendez-vous face à Song Yadong pourrait conditionner la suite — ou la fin — de son parcours à l’UFC.

« Si je perds encore, c’est fini »

Sur sa chaîne YouTube, le Californien n’a pas cherché à masquer ses doutes ni son pragmatisme. Loin des discours guerriers habituels, O’Malley a livré une réflexion presque existentielle sur son avenir. « C’est presque inutile d’essayer de prévoir ce que je ferai dans cinq, trois ou même deux ans. Si je monte là-haut et que je perds encore, j’arrête tout ça », a-t-il lâché sans détour.

Le combattant sait que l’équation est simple : une nouvelle contre-performance pourrait refermer définitivement la porte de l’élite. À l’inverse, une victoire convaincante relancerait une trajectoire qu’il imagine déjà très clairement.

Song Yadong, puis Petr Yan… et la sortie rêvée

Malgré la tentation de regarder plus loin, O’Malley insiste sur le danger immédiat que représente Song Yadong, qu’il décrit comme l’un des adversaires les plus explosifs de la catégorie. « Song est dangereux. Il a de la puissance dans les deux mains, il est rapide. Je me prépare pour lui, mais je me prépare aussi pour Petr », a-t-il reconnu.

Car dans l’esprit d’O’Malley, la feuille de route est déjà tracée. En cas de succès à l’UFC 324, un rematch très attendu face à Petr Yan, aujourd’hui redevenu champion, s’imposerait presque naturellement. Leur premier affrontement, remporté par O’Malley sur décision partagée à l’UFC 280 en 2022, reste l’un des verdicts les plus contestés de ces dernières années. « Petr le sait. C’est ce qui vient ensuite. Je bats Song, puis Petr. Et après… on verra », confie-t-il.

2026, l’année du feu… et de l’adieu ?

Au-delà du sport, Sean O’Malley évoque aussi son avenir entrepreneurial. Son projet DoingWell, qu’il souhaite développer à grande échelle, fait partie intégrante de sa réflexion sur l’après-UFC. « 2026 va être incroyable. Je vais battre Song, battre Petr, mon business va exploser… et je prendrai ma retraite. Ça pourrait être la dernière année de ‘Suga’ », conclut-il.

Entre lucidité, ambition et désir de maîtriser sa sortie, O’Malley ne promet pas l’éternité. Il promet, en revanche, une dernière danse à haute intensité, avec l’espoir de refermer le chapitre sur un conte de fées plutôt que sur l’usure. Si tel est le cas, l’année 2026 pourrait bien rester comme celle où « Suga » a choisi de s’en aller avant que le jeu ne se retourne contre lui.

UFC : Jon Anik démonte l’affiche McGregor–Chandler et propose d’autres options

Alors que le possible retour de Conor McGregor continue d’agiter l’actualité de l’UFC, une voix influente du paysage MMA américain s’est montrée particulièrement sceptique. Jon Anik, commentateur vedette de l’organisation, a clairement fait savoir que l’éventuel combat entre l’Irlandais et Michael Chandler ne suscitait aucun enthousiasme de sa part.

Ces derniers jours, Chandler a relancé la rumeur d’un affrontement face à McGregor, évoquant même une apparition commune lors d’un événement spécial organisé à la Maison-Blanche, pressenti pour le 14 juin. Les deux hommes sont liés depuis le tournage de la saison 31 de The Ultimate Fighter en 2023, sans que leur duel n’ait encore vu le jour.

« Ce combat ne m’intéresse pas »

Invité du JAXXON Podcast, Jon Anik n’a pas mâché ses mots. S’il reconnaît l’aura de McGregor et le statut de Chandler, il estime que cette affiche manque cruellement d’enjeu sportif. « Ce combat ne me fait absolument rien », a-t-il tranché.

« J’aimerais évidemment revoir Conor McGregor dans l’octogone, et Michael Chandler mérite sa place sur une grande carte, surtout s’il s’agit d’un événement symbolique. Mais sportivement, ce n’est pas un combat qui compte dans la catégorie des légers. Pour moi, ce n’est pas une affiche à conséquence. »

Anik va plus loin, soulignant que le combat se déroulerait probablement hors de la catégorie reine des -70 kg, ce qui en réduirait encore l’intérêt compétitif. « Ils vont probablement se battre à 170 livres. Personnellement, je préférerais voir Conor affronter Nate Diaz, Mauricio Ruffy ou quelqu’un d’autre », a-t-il ajouté.

McGregor toujours attendu depuis 2021

Absent de l’octogone depuis juillet 2021 et sa grave fracture de la jambe contre Dustin Poirier, McGregor n’a jamais cessé de clamer son envie de revenir. Un combat face à Chandler était initialement prévu à l’UFC 303 en juin 2024, avant d’être annulé en raison d’une blessure au pied de l’Irlandais.

Depuis, aucune date officielle n’a été arrêtée, même si McGregor continue de se positionner pour un retour médiatique et symbolique, notamment à l’occasion de cet hypothétique événement à la Maison-Blanche.

La sortie de Jon Anik illustre un débat de fond autour du retour de McGregor : faut-il privilégier le spectacle et le storytelling, ou l’enjeu sportif pur ? Si l’affiche McGregor–Chandler promet un fort impact médiatique, elle laisse sceptiques certains observateurs quant à sa pertinence sportive.

MMA Junkie dévoile ses Awards 2025 : une année marquée par les confirmations et les révélations

Comme le veut la tradition, MMA Junkie a clôturé l’année 2025 avec son émission spéciale Year End Awards, diffusée dans le cadre du podcast Spinning Back Clique. Autour de la table, Brian “Goze” Garcia, Mike Bohn, Danny Segura et l’animateur George Garcia ont passé en revue les moments forts d’une saison riche en combats mémorables, en performances individuelles marquantes et en décisions qui ont fait débat.

Sans grande surprise, Merab Dvalishvili a été sacré combattant masculin de l’année, récompensant une saison d’une intensité exceptionnelle et son règne au sommet de la catégorie des poids coqs. Chez les femmes, Valentina Shevchenko a une nouvelle fois imposé son statut de référence mondiale, décrochant le titre de combattante de l’année après une campagne parfaitement maîtrisée.

Révélations, retours et confirmations

L’année 2025 a également été celle de l’éclosion de nouveaux talents. Joshua Van a été désigné Breakout Fighter of the Year, avant de voir son combat face à Brandon Royval élu Fight of the Year, preuve de son impact immédiat sur la scène UFC. Le titre de Newcomer of the Year est revenu à Kevin Vallejos, tandis que Melquizael Costa a été salué comme le combattant le plus sous-estimé de l’année.

Côté retours marquants, Maycee Barber a remporté le prix de Comeback Fighter of the Year, symbolisant une renaissance après une période compliquée. L’entraîneur John Wood a, lui, été récompensé pour son travail stratégique et humain en tant que Coach of the Year.

KO, soumission… et controverse

Sur le plan spectaculaire, le KO de l’année a été attribué à Mauricio Ruffy pour sa finition impressionnante contre Bobby Green, un moment qui a marqué durablement les esprits. Costello van Steenis s’est illustré à double titre avec le Comeback of the Year et la Submission of the Year, tous deux face à Johnny Eblen, lors d’un affrontement totalement renversant.

L’Upset of the Year a récompensé la victoire inattendue de Raoni Barcelos contre Payton Talbott, tandis que UFC 317 a été élu événement de l’année, tant pour la qualité des combats que pour l’atmosphère générale.

Enfin, comme chaque saison, une distinction a suscité la polémique : le prix du Robbery of the Year a été attribué à la décision controversée en faveur d’Alexander Volkov face à Jailton Almeida, relançant le débat éternel autour de l’arbitrage en MMA.

Une cuvée 2025 mémorable

Ces MMA Junkie Awards 2025 dressent le portrait d’une année dense, où se sont mêlés exploits sportifs, révélations prometteuses et décisions discutées. Une saison qui confirme la vitalité du MMA mondial et prépare déjà le terrain pour une année 2026 très attendue par les fans.

Israel Adesanya refuse de combattre en boxe après le MMA, il explique : « Tout ton corps… »

Verra-t-on un jour Israel Adesanya enfiler les gants de boxe anglaise après sa carrière à l’UFC ? La réponse est claire, et elle vient directement du principal intéressé.

Arrivé à l’UFC en 2018, Israel Adesanya (24-5) s’est rapidement imposé comme l’un des combattants les plus marquants de l’histoire du MMA moderne. Ancien champion du Glory Kickboxing, le Néo-Zélandais a régné sur la catégorie des moins de 84 kg pendant plusieurs années. En 2019, il s’emparait du titre middleweight en infligeant un impressionnant K.-O. à Robert Whittaker, alors champion en titre. Par la suite, le ‘Last Stylebender’ a défendu sa ceinture à cinq reprises, avant de perdre son trône face à son rival Alex Pereira en 2022.

Une défaite rapidement effacée. Un an plus tard, Adesanya prenait sa revanche sur le Brésilien grâce à un K.-O. spectaculaire, devenu l’un des moments les plus marquants de sa carrière. Un parcours exceptionnel, mais qui connaît un net ralentissement depuis quelque temps. Sur ses cinq derniers combats en MMA, le Néo-Zélandais s’est incliné à quatre reprises, dont trois avant la limite. À 36 ans, il reste sur trois défaites consécutives, la dernière par K.-O. face au Français Nassourdine Imavov.

Pour autant, Israel Adesanya n’envisage pas de se reconvertir en boxe anglaise, contrairement à d’autres anciens champions de l’UFC. Interrogé à ce sujet, il a mis fin aux spéculations dans une vidéo diffusée sur la chaîne YouTube Bangtao Muay Thai & MMA.

« J’y ai pensé il y a deux mois et je me suis dit : “Non [on ne me verra jamais en boxe].” Le MMA, c’est la forme ultime du combat. Tu utilises tout ton corps, toutes tes armes », a-t-il expliqué.

Un discours qui reflète le respect profond qu’Adesanya voue à sa discipline. Membre du City Kickboxing, le Néo-Zélandais ne se voit pas quitter le MMA pour une carrière en boxe, estimant que ce sport ne lui permettrait pas d’exprimer pleinement l’ensemble de ses capacités. Malgré une période compliquée, son avenir reste donc lié à l’UFC, où il souhaite continuer à se tester et, selon ses propres mots, prendre davantage de risques.

Le combat de l’année 2025 selon MMA Junkie dévoilé

En 2025, le monde des arts martiaux mixtes a été marqué par un affrontement mémorable qui a captivé les fans et les spécialistes du MMA. Joshua Van et Brandon Royval se sont livrés un duel épique lors de l’UFC 317, un combat qui a rapidement été désigné par MMA Junkie comme le combat de l’année. Les deux athlètes, réputés pour leur technique et leur endurance, ont offert un spectacle d’une rare intensité, battant plusieurs records historiques dans la catégorie des poids mouches. Ce match légendaire n’a pas seulement mis en lumière la génération montante du UFC, il a aussi propulsé Joshua Van sur le devant de la scène, lui ouvrant les portes d’un combat pour le titre mondial. Cette rencontre reflète parfaitement l’évolution et l’intensification des combats MMA en 2025, une année riche en performances exceptionnelles et en moments inoubliables pour les amateurs du sport.

Un combat record aux allures de match légendaire entre Joshua Van et Brandon Royval

Le face-à-face entre Joshua Van et Brandon Royval a offert un spectacle d’une rare intensité, s’inscrivant dans les annales de l’UFC. Pour la première fois dans l’histoire de la promotion, les deux combattants ont chacun dépassé les 200 coups significatifs, signe d’une lutte sans concession et d’une performance physique hors normes. Dès le premier round, Van s’est démarqué par sa puissance et sa précision, frappant plus efficacement son adversaire. Malgré une forte remontée de Royval dans le dernier round, Joshua Van est parvenu à conserver son avantage grâce à une profonde ténacité et un sens stratégique remarquable.

Au-delà du coup d’éclat de ce combat, la victoire de Joshua Van auprès des juges a une implication majeure : elle lui a permis de décrocher un duel pour la ceinture des poids mouches. Dana White, président de l’UFC, avait en effet annoncé que le vainqueur affronterait le champion Alexandre Pantoja. Ce fut effectivement le cas, Van remportant ce combat de titre lors de l’UFC 323 par arrêt de l’arbitre suite à une blessure. Cette ascension spectaculaire en 2025 a consolidé la position de Joshua Van en tant que nouvelle étoile montante des arts martiaux mixtes.

Ce combat historique a redéfini les attentes dans la catégorie des poids mouches, établissant un nouveau standard de performance et d’intensité pour les futurs combattants. Au-delà de l’aspect sportif, il a aussi suscité une forte attention médiatique, renforçant l’attrait du public pour le MMA. Le palmarès exemplaire de Joshua Van en 2025, ponctué par des victoires déterminantes, illustre parfaitement la montée en puissance d’une nouvelle génération qui fait vibrer la communauté mondiale des arts martiaux mixtes.MM

Charles Oliveira tranche sur Makhachev vs Topuria : « S’ils restent debout, ça peut finir très vite »

Un affrontement entre Islam Makhachev et Ilia Topuria n’a encore jamais eu lieu, mais l’idée fait déjà saliver toute la planète MMA. En coulisses, ce potentiel choc est sérieusement évoqué pour 2026, et forcément, les avis des combattants les plus légitimes sont scrutés de près. Parmi eux, Charles Oliveira s’impose comme une référence absolue.

En 2025, Islam Makhachev a fait un choix fort en abandonnant sa ceinture lightweight pour monter chez les welterweights, dans la catégorie des moins de 77 kg. Un pari risqué mais assumé, qui a encore renforcé son statut dans l’histoire de l’UFC. De son côté, Ilia Topuria a pris la décision inverse en laissant vacant son titre featherweight pour s’installer chez les -70 kg, la division libérée par le Daghestanais. Résultat : deux champions dominants, deux trajectoires historiques, mais toujours aucun face-à-face dans l’Octogone.

Invité dans une interview accordée à FlexCidine sur YouTube, Charles Oliveira n’a pas esquivé la question. Avec la lucidité de celui qui a affronté les deux hommes, le Brésilien a livré une analyse brute, sans langue de bois, fidèle à son image.

« Je pense que Makhachev n’a qu’un seul jeu. Il essaie de t’attraper et de t’emmener au sol. Topuria est extrêmement puissant, un vrai chasseur. Non pas seulement parce qu’il m’a mis K.-O., mais parce que je n’ai jamais été frappé aussi fort. Je n’avais jamais ressenti une telle puissance. En revanche, je n’ai jamais vu son travail au sol ou en clinch. S’ils restent debout, Ilia peut le mettre K.-O. Si Islam l’attrape, il peut aussi le finir. Ce sera très serré. Le vrai danger avec Ilia, c’est sa puissance quand tu dois réduire la distance. »

Un avis qui a du poids. Et pour cause, ‘do Bronx’ a vécu les deux scénarios. En 2022, il avait affronté Islam Makhachev pour la ceinture lightweight vacante, avant de s’incliner par soumission au deuxième round, étouffé par le contrôle et la pression du Daghestanais. En juin 2025, face à Ilia Topuria, l’histoire fut bien différente mais tout aussi violente : un K.-O. brutal dès le premier round, sur une frappe dont Oliveira affirme n’avoir jamais ressenti l’équivalent.

Avec ce double vécu, le Brésilien estime que ce combat hypothétique serait l’un des plus équilibrés de ces dernières années. D’un côté, la lutte méthodique et implacable de Makhachev. De l’autre, la puissance explosive et la précision chirurgicale de Topuria. Pour Oliveira, tout se jouerait sur un facteur clé : l’endroit où se déroule le combat. Debout, l’avantage pourrait clairement basculer vers le Géorgien. Au sol, l’expérience et le sang-froid du Daghestanais feraient la différence.

Youssef Boughanem de retour en muay-thaï pour un énorme défi face à Buakaw

Le muay-thaï s’apprête à vibrer au rythme d’un affrontement chargé d’histoire. Youssef Boughanem, figure majeure de la boxe thaï moderne, va effectuer son grand retour dans sa discipline d’origine pour un défi XXL : une revanche très attendue face à la légende vivante Buakaw Banchamek. Un combat qui dépasse le simple cadre sportif et qui s’annonce comme l’un des événements marquants de l’année à venir.

Véritable monument du muay-thaï mondial, Youssef Boughanem s’est forgé une réputation sans artifice, combat après combat, aux quatre coins de la planète. Professionnel depuis 2008, le Belge a affronté l’élite internationale dans les plus grandes enceintes, construisant un palmarès impressionnant au fil des années. Jusqu’en 2023, il a accumulé près de 150 combats en boxe thaïlandaise, avec des statistiques vertigineuses : 115 victoires, 29 défaites, 2 matchs nuls et 1 no contest. Une longévité rare, symbole d’un combattant respecté et craint sur le ring.

En 2024, le « grand frère » Boughanem a surpris le monde des sports de combat en annonçant sa transition vers le MMA. Un virage risqué pour un pur striker, mais parfaitement négocié. Depuis ses débuts dans la cage, le Belge affiche un bilan parfait de cinq victoires en cinq combats, dont un dernier succès expéditif par K.-O. au premier round en novembre. Une démonstration de puissance et d’adaptation qui confirme que son talent dépasse largement les règles du muay-thaï.

Malgré cette réussite en MMA, l’appel du ring n’a jamais quitté l’esprit de Boughanem. Pour 2026, il vise un retour symbolique et spectaculaire dans sa discipline de prédilection, avec un objectif clair : défier à nouveau Buakaw. Plus qu’un adversaire, le Thaïlandais incarne une époque, une école, une légende du muay-thaï moderne. Une revanche face à lui représente un sommet, autant sur le plan sportif qu’émotionnel.

Ce combat s’annonce comme un choc de titans, un duel entre deux icônes aux trajectoires exceptionnelles. Pour Youssef Boughanem, c’est l’occasion de marquer encore un peu plus l’histoire du muay-thaï. Pour les fans, la promesse d’un affrontement intense, brutal et authentique, dans la plus pure tradition de la boxe thaïlandaise. Sur MMA Déferlante, ce rendez-vous est déjà coché comme l’un des grands moments à ne pas manquer.

Daniel Cormier estime qu’il aurait dominé sans partage l’actuelle élite des mi-lourds de l’UFC

Ancien double champion de l’UFC, Daniel Cormier n’a jamais été du genre à mâcher ses mots. Récemment interrogé lors d’une session de questions-réponses, l’Américain a livré un regard très critique sur le niveau actuel de la catégorie des light heavyweights, allant jusqu’à affirmer qu’à son apogée, il n’aurait laissé aucune chance à la concurrence.

Cormier, qui a régné sur la division des -93 kg avec trois défenses de ceinture, conserve un souvenir précis de l’environnement ultra-compétitif qu’il affrontait à l’époque. Ses seules défaites durant ce règne sont venues face à son rival de toujours, Jon Jones, dans une catégorie qu’il considère aujourd’hui profondément transformée.

Pour l’ancien capitaine de l’American Top Team, le contraste est frappant. Selon lui, la génération actuelle manque cruellement de profils capables de rivaliser dans le domaine de la lutte, un secteur qui constituait pourtant le cœur de la division lors de son passage. Il explique que s’il devait combattre aujourd’hui dans les mêmes conditions physiques, il profiterait largement de ce déficit technique, notamment face à des adversaires essentiellement orientés vers le striking.

Cormier souligne que la présence massive de lutteurs de haut niveau faisait autrefois la spécificité des light heavyweights. À ses côtés et autour de lui figuraient des athlètes issus du plus haut niveau universitaire américain, habitués aux duels tactiques, aux contrôles au sol et aux batailles d’usure. Une richesse de styles qui, à ses yeux, n’existe plus avec la même intensité.

S’il devait choisir un adversaire aujourd’hui, l’ancien champion reconnaît qu’un affrontement contre Alex Pereira aurait tout son sens, principalement pour des raisons sportives et économiques. Le Brésilien incarne la figure de proue de la catégorie, et affronter la plus grande star reste, selon Cormier, la logique d’un champion en quête d’impact et de revenus. Mais sur le plan purement technique, il estime que l’absence de lutteurs d’élite lui offrirait un terrain idéal pour imposer son style.

Cette analyse s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution des catégories à l’UFC. Là où les mi-lourds étaient autrefois un bastion de grapplers accomplis, la hiérarchie actuelle repose davantage sur des combattants polyvalents ou spécialisés en striking. Le top 5 du classement comprend aujourd’hui Jiří Procházka, Magomed Ankalaev, Carlos Ulberg, Khalil Rountree Jr. et Jan Błachowicz, des profils que Cormier respecte, mais qu’il ne considère pas comparables, en termes de lutte pure, à ceux de sa génération.

Comme l’a appris MMA Déferlante, ces déclarations s’inscrivent aussi dans la volonté de Cormier de défendre l’héritage sportif de son époque, marquée par une densité exceptionnelle et des affrontements où chaque détail comptait. Sans prétendre réécrire l’histoire, l’ancien champion assume pleinement sa conviction : dans le contexte actuel, son style aurait été une arme redoutable.

« Plus intelligents, pas forcément plus forts » : King Mo décrypte la nouvelle tendance du MMA

L’époque des champions ultra-dominants, régnant pendant des années sans partage, touche peut-être à sa fin. C’est en tout cas l’analyse sans détour de Muhammed Lawal, plus connu sous le surnom de King Mo. Ancien champion du Strikeforce et aujourd’hui entraîneur à l’American Top Team, l’Américain estime que le MMA est entré dans une nouvelle ère : celle du fight IQ.

Dans un sport longtemps dominé par la puissance brute, l’explosivité et l’athlétisme, Lawal observe une bascule progressive vers une approche plus cérébrale, méthodique et stratégique du combat. Une évolution qui expliquerait, selon lui, le renouvellement plus fréquent des champions et la difficulté croissante à conserver une ceinture sur la durée.

La fin des règnes interminables ?

Pendant des années, certaines divisions ont été marquées par de véritables dynasties. Impossible de ne pas penser à Jon Jones, Georges St-Pierre ou Anderson Silva, capables de défendre leur titre encore et encore. Mais pour King Mo, ce modèle devient de plus en plus difficile à reproduire.

« Les tendances changent extrêmement vite dans les sports de combat », explique-t-il. « Aujourd’hui, rien ne garantit qu’un champion va garder sa ceinture longtemps. »

La raison principale ? Le nivellement global du talent. Lawal insiste sur un point fondamental : le MMA n’est plus centré sur une région dominante. Là où le Brésil, puis les États-Unis, ont longtemps dicté la loi, le vivier est désormais mondial.

« Le talent est partout. Un jour c’est le Brésil, ensuite le Canada, puis les États-Unis, le Nigeria, l’Europe de l’Est… Ça change tout le temps. »

Au-delà de la mondialisation, King Mo pointe une évolution encore plus déterminante : la préparation tactique. Les équipes analysent désormais chaque adversaire comme un examen à réussir, disséquant les moindres failles techniques.

« On est entré dans une ère où l’intelligence de combat prime. Ce n’est plus juste être plus fort ou plus rapide, mais être plus malin. »

Cette approche n’est pas nouvelle, mais elle s’est généralisée. Lawal cite en exemple Jon Jones, connu pour refuser les combats pris à la dernière minute afin d’avoir le temps d’étudier ses adversaires en profondeur. Une philosophie aujourd’hui adoptée par de nombreux champions.

Makhachev et Chimaev, symboles de cette nouvelle génération

Pour illustrer cette mutation, King Mo met en avant deux figures majeures du MMA actuel : Islam Makhachev et Khamzat Chimaev.

Selon lui, leur succès ne repose pas uniquement sur leurs qualités physiques, mais sur leur capacité à imposer le terrain où ils sont imbattables. Face à des adversaires dangereux debout, ils n’hésitent pas à verrouiller le combat au sol, là où l’écart de niveau est criant.

Chimaev en est l’exemple parfait. Longtemps présenté comme un striker agressif, il a su revenir à ses fondamentaux dès qu’il a identifié une faille claire chez ses adversaires.

« Dès qu’il a vu que son opposant n’avait rien à lui proposer au sol, il est revenu à ses racines. Il l’a contrôlé presque tout le combat. C’est du pur fight IQ. »

Le MMA est entré dans une ère plus mature, plus stratégique, mais aussi plus imprévisible. Dans un sport où tout le monde est désormais bien préparé, l’intelligence de combat devient l’arme ultime.

Les ceintures changent plus vite de mains, les champions doivent sans cesse se réinventer, et la domination absolue devient l’exception plutôt que la norme. Une chose est sûre : le MMA n’est plus seulement un test de force. C’est désormais un jeu d’échecs… à très haute intensité.