La décision partagée rendue à Newark continue de faire des vagues. Deux jours après la victoire de Sean Strickland sur Khamzat Chimaev à l’UFC 328, Kamaru Usman a choisi de sortir du silence et ce qu’il a dit va alimenter le débat encore longtemps.
Usman conteste le verdict
Quelques minutes après la défaite surprise de Khamzat Chimaev au Prudential Center, Kamaru Usman a rapidement réagi sur X avec seulement trois mots, laissant clairement apparaître son incompréhension face au verdict des juges. Mais c’est surtout dans le podcast Pound 4 Pound, aux côtés de Henry Cejudo, que l’ancien champion welterweight a livré une analyse beaucoup plus détaillée du combat.
🚨Kamaru Usman doesn’t understand how Khamzat Chimaev lost the fight
"When one guy is constantly marching forward, throwing jabs, mixing in overhands, getting takedowns, and doing that for almost five rounds, I don’t see how he loses the fight.
The other guy was backing up and… https://t.co/qyhYoiyvJL pic.twitter.com/vZZvnSO0Kp
— MMA Pros Pick (@MMA_PROS_PICK_) May 11, 2026
Pour Usman, le combat devait revenir à Khamzat Chimaev, même si l’écart restait serré :
« Pour moi, c’est 48-47 Chimaev. Il avançait constamment, envoyait ses jabs, ses crochets, cherchait les takedowns… Il a imposé ce rythme presque tout le combat. Honnêtement, je ne vois pas comment il peut perdre ce combat. »
L’ancien champion estime que l’activité offensive et la pression permanente du Tchétchène ont davantage pesé que le travail défensif de Sean Strickland, qu’il juge trop passif par séquences :
« Strickland reculait beaucoup et travaillait surtout au jab. Oui, il restait debout, mais ça ne suffit pas forcément à gagner ce genre de combat. »
Usman s’est également montré particulièrement critique concernant le cinquième round, celui qui a probablement fait basculer la décision partagée en faveur de Strickland :
« Je ne comprends toujours pas comment Strickland a pu obtenir ce cinquième round. Oui, il est resté debout la plupart du temps… mais honnêtement, je ne vois pas ce qu’il a fait de plus. »
Comme beaucoup d’observateurs après cette énorme surprise à l’UFC 328, Usman reconnaît que le combat était serré, mais considère que la pression, le contrôle du rythme et les tentatives de lutte de Chimaev auraient dû faire la différence sur les cartes des juges.
Un verdict personnel, pas si neutre
La réaction d’Usman prend un relief particulier quand on replace son propre historique avec Chimaev dans l’équation. Les deux hommes se sont affrontés à l’UFC 294 en 2023, Chimaev l’avait emporté par décision majoritaire dans un combat où il avait commencé en trombe avant de ralentir dans les rounds tardifs, une dynamique que beaucoup ont retrouvée dans le main event de Newark.
Usman a bataillé pour convaincre les juges ce soir-là. Ce samedi, il regardait la même histoire se dérouler sous ses yeux et les juges ont rendu un verdict différent. Difficile, dans ces conditions, de rester totalement objectif.
Un combat, deux lectures
Aux côtés de Kamaru Usman sur le podcast Pound 4 Pound, Henry Cejudo a lui aussi reconnu avoir vu Khamzat Chimaev gagner le combat, même s’il a tenu à nuancer son analyse en soulignant le tournant du deuxième round.
« J’avais Chimaev gagnant 4-1 ou 3-2. Mais je dois reconnaître une chose : Strickland l’a vraiment touché au deuxième round. Ce crochet droit derrière le jab l’a secoué. Chimaev n’était plus totalement stable sur ses appuis. Et honnêtement, les commentateurs n’ont pas suffisamment insisté là-dessus. »
Pour Cejudo, ce moment a clairement changé la dynamique psychologique du combat, en montrant pour la première fois un Chimaev vulnérable debout face à la pression constante de Sean Strickland.
Les réactions après le combat ont d’ailleurs confirmé à quel point cette décision divisait le monde du MMA. Arman Tsarukyan a lui aussi remis en question le verdict des juges, tandis que Dricus du Plessis a estimé que le style atypique de Strickland représentait probablement le pire matchup possible pour Chimaev.
Une nouvelle preuve qu’en MMA, même les plus grands combats laissent rarement place à un consensus total et cette nuit à Newark n’a clairement pas échappé à la règle.





