La rivalité Jon Jones – Daniel Cormier aura définitivement tout vécu sauf un affrontement sur les tapis. Et ce n’est désormais plus une question de volonté.
Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, Jon Jones a mis fin aux spéculations autour d’un éventuel match de lutte face à Daniel Cormier dans le cadre de Real American Freestyle (RAF). La raison est médicale, et lourde de sens : les séquelles de sa carrière en MMA sont bien plus graves que ce que beaucoup imaginaient.
« J’ai une arthrite sévère et la plupart des gens ne le savent pas. Ma hanche gauche est couverte d’arthrite. En réalité, je remplis déjà les critères pour une prothèse de hanche. Lors de mon dernier camp d’entraînement, je me couchais avec des douleurs terribles. »
À 38 ans, l’ancien champion des lourds-légers et des poids lourds de l’UFC paie le prix de plus de quinze ans au plus haut niveau. Son dernier combat remonte à 2024, lorsqu’il avait dominé Stipe Miocic pour défendre son titre heavyweight. Peu après, Jones avait surpris en annonçant sa retraite, avant de revenir sur sa décision.
Mais malgré ce revirement, certaines portes restent désormais fermées. En particulier celle d’un duel en lutte pure contre Daniel Cormier, double olympien et ancien champion UFC.
« J’ai un fils de trois ans. Je veux garder ce qu’il me reste de mes hanches pour pouvoir jouer avec lui. »
Une phrase qui résume parfaitement l’état d’esprit actuel de “Bones” : lucide, moins dans la revanche, plus dans la préservation.
Jon Jones rêve toujours de l’UFC White House
Malgré ces aveux, Jon Jones n’exclut pas un dernier combat en MMA. Il vise toujours une apparition symbolique lors du très médiatisé UFC White House, prévu en juin, même si UFC et Dana White se montrent prudents à son sujet.
« L’UFC connaît l’étendue de mon arthrite. S’ils veulent que je mette mon corps en jeu une dernière fois malgré la douleur, la récompense doit être exceptionnelle. Pour moi, c’était et c’est toujours la Maison-Blanche. »
Jon Jones reconnaît que l’argent seul ne suffirait plus à le motiver. Il cherche désormais un dernier moment historique, à la hauteur de son héritage.
Toujours dangereux… malgré tout
Dans un entretien accordé à TMZ, Jones a confirmé que ses déclarations n’étaient ni exagérées ni jouées pour la caméra. Les blessures sont réelles. Mais fidèle à lui-même, il n’a pas résisté à glisser une pointe d’arrogance bien connue :
« Ne vous trompez pas. Je peux encore botter les fesses de 99 % d’entre vous. Je soulève toujours lourd, je m’entraîne toujours, j’en fais toujours plus que la plupart… peut-être juste après un bon échauffement et un bon étirement. »
S’il n’y aura pas de Jones vs Cormier sur les tapis, la rivalité restera l’une des plus marquantes de l’histoire du MMA. Deux champions, deux caractères, deux trajectoires opposées, et une saga qui aura défini une époque entière à l’UFC.
L’avenir immédiat de Jon Jones dépendra autant de son état de santé que de la capacité de l’UFC à lui offrir une sortie réellement à la hauteur de sa légende.






