Blessures sportives : entorse, tendinite, claquage – comment réagir et récupérer ?
Dans le monde des sports de combat, la blessure n’est jamais une question de « si », mais de « quand ». Il est primordial quand tu fais du sport à Marseille, d’avoir un kinésithérapeute dans son équipe. Que tu pratiques le MMA, la boxe, le jiu-jitsu ou simplement le fitness intensif, ton corps encaisse les coups – parfois littéralement. L’entorse qui te surprend en plein sprawl, la tendinite qui s’installe après des semaines de heavy bag, le claquage qui te fauche en plein sprint : ces adversaires silencieux peuvent stopper net ta progression.
Mais une blessure bien gérée, c’est aussi l’opportunité de revenir plus fort. Voici comment identifier, traiter et surmonter les trois blessures les plus fréquentes chez les athlètes.
L’entorse : quand les ligaments cèdent sous la pression
L’entorse de cheville reste la blessure la plus répandue dans les sports de combat. Un mauvais appui pendant un takedown, une réception hasardeuse après un kick : les occasions ne manquent pas. Les chevilles et les genoux sont en première ligne, mais les poignets encaissent également lors des chutes ou des frappes mal exécutées.
Les signes qui ne trompent pas
Douleur immédiate et vive, gonflement rapide, difficulté à poser le pied ou à bouger l’articulation. Dans les cas sévères, un craquement audible accompagne la blessure. Ne joue pas au dur : une entorse négligée peut devenir chronique et te hanter pendant des années.
Protocole de réaction immédiate
Le protocole RICE reste la référence : Repos, Ice (glace), Compression, Élévation. Applique de la glace pendant 15-20 minutes toutes les 2-3 heures durant les 48 premières heures. Le bandage compressif limite l’œdème, et surélever le membre facilite le drainage.
Évite la chaleur et les anti-inflammatoires durant les premières 24 heures : l’inflammation fait partie du processus naturel de guérison. Après cette phase aiguë, la mobilisation progressive devient essentielle pour éviter la raideur.
La tendinite : l’ennemi insidieux de la répétition
Contrairement à l’entorse qui frappe brutalement, la tendinite s’installe en traître. Des semaines de grappling intensif, des heures de sac de frappe sans récupération suffisante, et voilà que ton coude, ton épaule ou ton tendon d’Achille commence à protester. C’est la maladie du combattant qui en fait trop, trop vite.
Identifier le problème
Douleur sourde qui s’intensifie à l’effort, raideur matinale, sensibilité au toucher sur le tendon concerné. La douleur diminue souvent à l’échauffement, ce qui pousse beaucoup d’athlètes à ignorer les signaux d’alerte. Erreur fatale : continuer à solliciter un tendon inflammé, c’est risquer la rupture.
Stratégie de récupération
Le repos relatif est indispensable, mais l’immobilisation totale est contre-productive. Le tendon a besoin de stimulation mécanique pour se régénérer correctement. Les exercices excentriques – où le muscle s’allonge sous tension – sont particulièrement efficaces pour renforcer le tendon fragilisé.
La cryothérapie après l’effort, les étirements doux et le massage transversal profond accélèrent la guérison. Mais surtout : identifie la cause. Volume d’entraînement excessif ? Technique défaillante ? Équipement inadapté ? Sans corriger l’origine du problème, la récidive est garantie.
Le claquage : quand le muscle lâche
Le claquage, c’est la déchirure des fibres musculaires. Une accélération explosive, un kick non préparé, un sprawl désespéré : le muscle, sollicité au-delà de ses capacités, se rompt partiellement. Les ischio-jambiers, les adducteurs et les mollets sont les victimes habituelles chez les pratiquants de MMA.
Reconnaître la gravité
Douleur fulgurante, sensation de « coup de poignard » dans le muscle, impossibilité de continuer l’effort. Dans les cas sérieux, un hématome apparaît et une déformation du muscle peut être visible. Le grade de la lésion – de 1 (élongation) à 3 (rupture complète) – détermine le protocole de soins.
Le chemin vers la récupération
Les premières 72 heures sont cruciales. Repos strict, glace, compression et élévation. Évite absolument les étirements durant cette phase : tu risques d’aggraver la déchirure. La reprise doit être progressive et encadrée : trop rapide, elle expose à la récidive ; trop lente, elle favorise la fibrose.
Un programme de rééducation structuré est indispensable pour les grades 2 et 3. Renforcement progressif, travail proprioceptif, réathlétisation : chaque étape compte pour retrouver l’intégrité musculaire et la confiance dans ton corps.
L’importance d’un accompagnement professionnel
Gérer une blessure seul, c’est possible pour les bobos mineurs. Mais pour tout ce qui dépasse la simple contusion, l’accompagnement d’un professionnel fait la différence entre une récupération optimale et des séquelles durables. Un kinésithérapeute spécialisé dans le sport sait adapter les protocoles aux exigences spécifiques des sports de combat.
Si tu t’entraînes dans la région marseillaise, le cabinet kinésithérapeute du sport à Marseille PhysioZone, situé au 22 Boulevard Verd, 13013 Marseille, est spécialisé dans la prise en charge des sportifs. Leur équipe de 6 kinésithérapeutes connaît les exigences des sports de combat et dispose d’équipements adaptés : cage de cross-training, matériel de proprioception, travail de renforcement spécifique. L’objectif n’est pas juste de revenir à ton niveau d’avant, mais de dépasser tes limites précédentes.
Prévenir plutôt que guérir
La meilleure blessure reste celle qu’on évite. Quelques principes fondamentaux réduisent drastiquement les risques :
- Échauffement sérieux : 15-20 minutes minimum avant toute session intensive. Mobilité articulaire, activation musculaire, montée progressive en intensité.
- Progression raisonnée : augmente le volume et l’intensité par paliers de 10% maximum par semaine.
- Récupération sacrée : le muscle se construit au repos. Sommeil de qualité, nutrition adaptée, jours off non négociables.
- Écoute corporelle : une douleur persistante n’est jamais « normale ». Mieux vaut trois jours de repos préventif que trois mois d’arrêt forcé.
- Technique avant intensité : un geste mal exécuté à haute vitesse, c’est la blessure assurée.
Revenir plus fort
Une blessure, c’est un coup dur. Mais c’est aussi l’occasion de comprendre ton corps, d’identifier tes faiblesses et de construire des bases plus solides. Les plus grands champions ont tous connu des périodes d’arrêt forcé. Ce qui les distingue, c’est leur capacité à transformer l’obstacle en tremplin.
Respecte les délais de guérison, suis les protocoles de rééducation, et reviens sur le tapis avec un corps plus préparé et un mental renforcé. La blessure n’est pas la fin de ton parcours – c’est juste un round difficile dans un combat qui se joue sur la durée.






