Quand Sean O’Malley parle de MMA, ses prises de position sont rarement anodines. L’Américain, absent de l’octogone depuis sa défaite face à Merab Dvalishvili, a récemment surpris en désignant le combattant qu’il prend aujourd’hui le plus de plaisir à regarder à l’UFC. Un choix inattendu, puisqu’il s’agit d’un homme de sa propre catégorie… et d’un ancien rival direct.
D’après les éléments recueillis par MMA Déferlante, O’Malley n’a pas cité une star montante ou un champion médiatisé, mais Petr Yan, qu’il a pourtant affronté par le passé. Une relation marquée par la tension, les provocations et une rivalité assumée, mais qui n’empêche manifestement pas le respect sportif.
O’Malley admiratif du style Yan
“Suga” suit Petr Yan depuis bien avant leur confrontation. Il reconnaît chez le Russe une combinaison rare de maîtrise technique, de dureté mentale et de constance dans l’intensité. Un profil qui, selon lui, se distingue nettement dans une catégorie pourtant dense et ultra-compétitive.
Ce qui a ravivé cette admiration, c’est surtout la récente prestation de Yan lors de sa revanche contre Merab Dvalishvili. Une performance que Sean O’Malley considère comme l’une des plus abouties qu’il ait vues, soulignant la capacité du Russe à rester dangereux et dominant face à un adversaire au rythme étouffant. Pour MMA Déferlante, ce regard porté par un ancien champion sur un ex-adversaire illustre bien le niveau de considération dont bénéficie encore Yan dans les coulisses de la division.
Cette déclaration relance inévitablement les spéculations autour d’une possible revanche entre les deux hommes. Malgré deux revers consécutifs face à Dvalishvili, O’Malley conserve un atout majeur : une popularité massive auprès du public et une victoire de référence sur Petr Yan. À court terme, l’Américain devra toutefois se concentrer sur son prochain défi contre Song Yadong à l’UFC 324. Mais au vu de ses récentes confidences, et alors qu’il évoque déjà une possible retraite à l’horizon 2026, son regard sur Petr Yan pourrait bien peser sur la suite de son parcours.
Ce choix en dit long : au-delà des rivalités et des egos, certains combattants imposent le respect par la seule force de leur style. Et Petr Yan, malgré les tempêtes traversées, reste manifestement l’un d’eux.






