Aaron Tau : l’UFC tranche après l’incident de la pesée

Le verdict est tombé. Aaron Tau ne fera pas ses débuts à l’UFC. L’organisation a officiellement décidé de mettre fin à sa collaboration avec le combattant néo-zélandais à la suite de l’annulation de son combat lors de l’UFC 325. Une décision confirmée à MMA Fighting après une première révélation de MMA Ecosystem.

Aaron Tau devait disputer la finale des flyweights de la Road to UFC saison 4 face à Namsrai Batbayar. Mais tout a dérapé lors de la pesée officielle. Dernier à se présenter sur la balance, le représentant du City Kickboxing a choisi d’utiliser le paravent de confidentialité. Problème : le chiffre affiché – 122,5 livres, bien en dessous de la limite – a immédiatement éveillé les soupçons.

Après plusieurs minutes d’hésitation et face au caractère inhabituel de la scène, la commission a exigé une seconde pesée, cette fois sans le box. Résultat sans appel : 129 livres, soit largement au-dessus du plafond autorisé. Le combat a été annulé dans la foulée, mettant un coup d’arrêt brutal à la trajectoire d’Aaron Tau.

À l’antenne de l’UFC 325, le commentateur John Gooden avait évoqué une possible reprogrammation du combat. Une option désormais définitivement écartée.

La sanction illustre la tolérance zéro de l’UFC sur les questions d’intégrité sportive. D’autant plus que Tau jouait là sa deuxième opportunité d’intégrer officiellement l’organisation.

En septembre 2024, sous le surnom de “Tauzemup”, il avait déjà échoué sur le Dana White’s Contender Series, battu à la décision par Elijah Smith. Reversé sur la Road to UFC, il s’était pourtant relancé de manière convaincante avec deux victoires successives contre Rio Tirto et Shuai Yin, décrochant ainsi son billet pour la finale.

Avec un bilan professionnel de 11 victoires pour une seule défaite, et un statut d’ancien double champion XFC, Aaron Tau semblait enfin aux portes de l’élite mondiale. Mais cet épisode à la pesée aura suffi à faire voler en éclats des années d’efforts.

Unification des titres : Justin Gaethje en route pour affronter Ilia Topuria ?

À peine remis de sa démonstration face à Paddy Pimblett à l’UFC 324, Justin Gaethje regarde déjà droit devant.

Redevenu champion intérimaire des poids légers pour la deuxième fois de sa carrière, l’Américain est convaincu que son destin passe désormais par une unification des titres face à Ilia Topuria, idéalement sur ce qui s’annonce comme la plus grande carte de l’histoire de l’UFC : l’événement à la Maison-Blanche, programmé le 14 juin.

Invité du The Pat McAfee Show, Gaethje n’a laissé aucune place au doute quant à son scénario rêvé.

« Ilia Topuria à la Maison-Blanche. Ça doit être ça. Il n’y a pas d’autre option. Sortir du Bureau ovale, marcher vers la cage avec le drapeau… J’en parle depuis mon combat contre Rafael Fiziev l’an dernier. »

Justin Gaethje se voyait déjà affronter Topuria dès janvier, avant de défendre ensuite sa ceinture lors de l’événement présidentiel. Le retrait temporaire du champion, en raison de problèmes personnels, a rebattu les cartes… sans briser le plan.

« Les choses changent, on ne contrôle pas tout. Ilia a pris du recul, moi j’ai quand même combattu pour une ceinture intérimaire. Sur le papier, je suis champion. Et ça me mène tout droit à Topuria à la Maison-Blanche. »

Justin Gaethje vise le main event, sans discussion

Pour “The Highlight”, une chose est claire : ce combat doit être le main event. L’ancien champion BMF rappelle que l’UFC lui a déjà accordé une place prioritaire par le passé, notamment lors d’une carte diffusée sur Paramount+ où son combat avait été positionné au-dessus d’un affrontement historique entre Amanda Nunes et Kayla Harrison.

« Je pense qu’on sera en main event. Franchement, je ne vois pas comment ça pourrait être autrement. Ils m’ont déjà mis au-dessus du plus grand combat de l’histoire du MMA féminin. »

Un argument de poids qui renforce sa certitude : Gaethje incarne, selon lui, le représentant idéal des États-Unis sur une carte aussi symbolique.

Et si Conor McGregor s’invitait à la fête ?

La question était inévitable. Si Conor McGregor effectue réellement son retour après cinq ans d’absence, Gaethje ne ferme aucune porte. Mieux encore : il y voit une autre opportunité de rester au sommet de l’affiche.

« Si c’est McGregor, alors McGregor me combattra et on sera quand même en main event. »

Gaethje évoque même un scénario extrême : une destitution de Topuria en cas d’absence prolongée, qui le propulserait champion incontesté… avant un combat au choix pour la star irlandaise.

Dana White : ce qu’il faut savoir des plus de deux heures passés dans les procès antitrust contre l’UFC

Dana White a passé plus de deux heures à la barre cette semaine dans le cadre de deux procédures antitrust toujours en cours visant l’UFC, une audition très attendue centrée sur la question des communications manquantes réclamées par les plaignants dans la phase de discovery. La vice-présidente en charge de la conformité des athlètes, Tracy Long, a également été entendue.

Selon nos sources, l’audience a surtout porté sur les habitudes technologiques du patron de l’UFC, mais aussi sur son rôle réel dans la gestion quotidienne de la promotion depuis le rachat par Endeavor.

« Je ne suis pas doué avec la technologie » : White défend ses méthodes

Face aux avocats et au juge Richard Boulware, Dana White a reconnu ne pas être « très à l’aise » avec les outils numériques. Il a expliqué avoir longtemps utilisé des téléphones à clapet, et n’être passé au smartphone qu’à la demande expresse des avocats de l’UFC, afin de permettre la conservation des données liées aux procédures judiciaires en cours.

White a même précisé qu’une fois ces affaires closes, il prévoit de revenir à un téléphone basique, soulignant qu’il n’utilise ni ordinateur ni adresse e-mail personnelle.

Un point sensible de l’audience a concerné un ancien téléphone disparu, que White pense avoir été volé par un ancien employé, décrit comme un « runner » chargé de tâches mineures au sein des bureaux de l’UFC. Selon son témoignage, cet employé présenté comme un parent d’Ari Emanuel aurait déjà été impliqué dans plusieurs vols internes.

« C’est la seule explication logique », a insisté White.

Dana White se dit désormais absent des négociations contractuelles

Interrogé sur son implication dans les contrats des combattants, Dana White a été catégorique :

« Moins que zéro. »

Il a expliqué qu’au temps de la gestion menée par Lorenzo Fertitta, son ami d’enfance, il était impliqué dans presque tous les aspects de l’entreprise. Mais depuis l’arrivée d’Endeavor en 2016 (rachat à 4,4 milliards de dollars), la structure a profondément changé.

Aujourd’hui, les négociations contractuelles et le matchmaking sont principalement gérés par :

  • Hunter Campbell

  • Sean Shelby

  • Mick Maynard

White affirme n’intervenir qu’en fin de processus, lorsque les équipes « sont à un yard de la ligne d’en-but », pour donner un avis final sur la pertinence sportive ou commerciale d’un combat.

Concernant la rémunération des athlètes, il a ajouté :

« Je ne me souviens même plus de la dernière fois où j’ai discuté de salaires avec d’autres dirigeants. »

L’audience se poursuivra avec les témoignages attendus de Hunter Campbell, mais aussi d’Elliott Howard (vidéaste UFC qui aide Dana White à configurer ses téléphones) et Eric Yee, responsable des réseaux sociaux de l’organisation.

Ces auditions pourraient s’avérer déterminantes pour établir le niveau réel de contrôle exercé par Dana White sur les décisions stratégiques de l’UFC.

La Loupe MMA Déferlante : l’essentielle de l’actualité MMA du 5 février 2026

La journée du 5 février 2026 a été rythmée par des annonces officielles, des révélations attendues et un retour médiatique stratégique.

Entre une carte solidement construite à Seattle, la fin assumée d’un rêve de revanche historique et la prise de parole d’un champion en quête de nouveaux défis, l’actualité du jour confirme que le MMA se nourrit autant de décisions sportives que de récits symboliques.

Voici pour vous la Loupe MMA Déferlante, une lecture claire et synthétique des faits marquants de la journée.

UFC Seattle : Israel Adesanya – Joe Pyfer et une carte désormais complète

L’UFC a officialisé l’ensemble des combats de l’événement de Seattle, avec en tête d’affiche un duel intrigant entre Israel Adesanya et Joe Pyfer. Un affrontement qui oppose l’expérience d’un ancien champion à l’ascension d’un prétendant au profil explosif.

Découvrir tous les combats officialisés pour l’UFC Seattle

Jon Jones explique pourquoi le combat contre Daniel Cormier n’aura pas lieu

C’est une page qui se referme définitivement. Jon Jones a dévoilé les raisons pour lesquelles un troisième combat face à Daniel Cormier ne verra jamais le jour. Une révélation qui met fin à l’un des plus grands fantasmes de l’histoire de l’UFC.

Retour sur les explications de Jon Jones

Ilia Topuria sort du silence et relance la machine

Ilia Topuria est sorti de sa réserve médiatique pour relancer sa dynamique. Après une période plus discrète, le champion featherweight a pris la parole, affichant clairement ses ambitions pour la suite.

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Nous avons revisité avec vous, à travers notre loupe MMA Déferlante, l’essentiel de l’actualité de ce jeudi. Pour ne rien rater de vos prochains combats et événements MMA, consultez régulièrement notre rubrique Édito MMA.

Ilia Topuria sort du silence et relance la machine

Le message est clair, et il est signé Ilia Topuria. Après plusieurs mois de silence et une période personnelle compliquée, le champion lightweight de l’UFC a officiellement relancé la machine.

Sur Instagram, quelques mots sobres accompagnés d’images d’entraînement intenses ont suffi :

« The champ is back ».

Un signal fort, à peine quelques semaines après la victoire de Justin Gaethje face à Paddy Pimblett à l’UFC 324, combat qui a sacré Gaethje champion intérimaire des -70 kg.

Ilia Topuria avait mis sa carrière entre parenthèses pour régler des affaires personnelles lourdes, évoquant notamment des tentatives d’extorsion liées à de fausses accusations de violences conjugales. Une période délicate, qu’il a traversée loin de l’octogone, mais sans jamais perdre de vue son objectif sportif.

Selon nos informations, le champion géorgiano-espagnol avait déjà fait savoir en privé son intention d’affronter le vainqueur du main event de l’UFC 324, avec une fenêtre de retour comprise entre avril et juin. Le timing semble désormais parfait.

Si le combat d’unification venait à être officialisé, Ilia Topuria partirait avec un statut très favorable. Les premières projections de bookmakers le donnent largement favori, Justin Gaethje étant déjà annoncé autour de 4 contre 1 outsider potentiel.

Un contraste saisissant entre l’explosivité technique de Topuria et le style frontal, violent et éprouvant de Gaethje. Un duel de générations, mais aussi de trajectoires.

Invaincu chez les professionnels, Ilia Topuria affiche un 9-0 à l’UFC, avec des victoires marquantes face à Max Holloway, Alexander Volkanovski, Josh Emmett ou encore Bryce Mitchell.

Son dernier combat remonte à juin 2025, lorsqu’il avait fait une entrée fracassante chez les lightweights en mettant Charles Oliveira KO pour s’emparer de la ceinture vacante, après avoir abandonné son titre featherweight.

Jon Jones dévoile pourquoi le combat contre Cormier ne verra pas le jour

La rivalité Jon JonesDaniel Cormier aura définitivement tout vécu sauf un affrontement sur les tapis. Et ce n’est désormais plus une question de volonté.

Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, Jon Jones a mis fin aux spéculations autour d’un éventuel match de lutte face à Daniel Cormier dans le cadre de Real American Freestyle (RAF). La raison est médicale, et lourde de sens : les séquelles de sa carrière en MMA sont bien plus graves que ce que beaucoup imaginaient.

« J’ai une arthrite sévère et la plupart des gens ne le savent pas. Ma hanche gauche est couverte d’arthrite. En réalité, je remplis déjà les critères pour une prothèse de hanche. Lors de mon dernier camp d’entraînement, je me couchais avec des douleurs terribles. »

À 38 ans, l’ancien champion des lourds-légers et des poids lourds de l’UFC paie le prix de plus de quinze ans au plus haut niveau. Son dernier combat remonte à 2024, lorsqu’il avait dominé Stipe Miocic pour défendre son titre heavyweight. Peu après, Jones avait surpris en annonçant sa retraite, avant de revenir sur sa décision.

Mais malgré ce revirement, certaines portes restent désormais fermées. En particulier celle d’un duel en lutte pure contre Daniel Cormier, double olympien et ancien champion UFC.

« J’ai un fils de trois ans. Je veux garder ce qu’il me reste de mes hanches pour pouvoir jouer avec lui. »

Une phrase qui résume parfaitement l’état d’esprit actuel de “Bones” : lucide, moins dans la revanche, plus dans la préservation.

Jon Jones rêve toujours de l’UFC White House

Malgré ces aveux, Jon Jones n’exclut pas un dernier combat en MMA. Il vise toujours une apparition symbolique lors du très médiatisé UFC White House, prévu en juin, même si UFC et Dana White se montrent prudents à son sujet.

« L’UFC connaît l’étendue de mon arthrite. S’ils veulent que je mette mon corps en jeu une dernière fois malgré la douleur, la récompense doit être exceptionnelle. Pour moi, c’était et c’est toujours la Maison-Blanche. »

Jon Jones reconnaît que l’argent seul ne suffirait plus à le motiver. Il cherche désormais un dernier moment historique, à la hauteur de son héritage.

Toujours dangereux… malgré tout

Dans un entretien accordé à TMZ, Jones a confirmé que ses déclarations n’étaient ni exagérées ni jouées pour la caméra. Les blessures sont réelles. Mais fidèle à lui-même, il n’a pas résisté à glisser une pointe d’arrogance bien connue :

« Ne vous trompez pas. Je peux encore botter les fesses de 99 % d’entre vous. Je soulève toujours lourd, je m’entraîne toujours, j’en fais toujours plus que la plupart… peut-être juste après un bon échauffement et un bon étirement. »

S’il n’y aura pas de Jones vs Cormier sur les tapis, la rivalité restera l’une des plus marquantes de l’histoire du MMA. Deux champions, deux caractères, deux trajectoires opposées, et une saga qui aura défini une époque entière à l’UFC.

L’avenir immédiat de Jon Jones dépendra autant de son état de santé que de la capacité de l’UFC à lui offrir une sortie réellement à la hauteur de sa légende.

UFC Seattle : Israel Adesanya vs Joe Pyfer et tous les combats officialisés

L’UFC a levé le voile sur la carte complète de son retour à Seattle. Le 28 mars, l’Octogone s’installera au Climate Pledge Arena pour un Fight Night à 11 combats, avec en tête d’affiche un choc intrigant entre Israel Adesanya et Joe Pyfer. Une affiche qui marque le retour sur le devant de la scène de “The Last Stylebender”, ancien double champion des poids moyens.

L’UFC mise clairement sur un mélange d’expérience, de stars établies et de nouveaux visages pour frapper fort dans l’État de Washington.

En co-main event, l’ex-championne flyweight Alexa Grasso affrontera la prétendante Maycee Barber, dans un combat crucial pour la hiérarchie féminine des 57 kg. Une victoire pourrait replacer la gagnante directement dans la course au titre.

La carte principale fait également la part belle aux poids lourds avec Marcin Tybura opposé à Valter Walker, ce dernier cherchant à prolonger sa série impressionnante de victoires par heel hook. Ce duel pourrait rapidement devenir un test de style majeur entre lutte défensive et grappling agressif.

Le public local ne sera pas oublié. Chase Hooper et Michael Chiesa, tous deux originaires de la région, combattront respectivement Lance Gibson Jr. et Carlston Harris.

Côté nouveaux talents, Mansur Abdul-Malik, toujours invaincu, fera face à Yousri Belgaroui, tandis que Navajo Stirling mettra son bilan parfait en jeu contre Bruno Lopes.

MMA Déferlante vous présente la carte complète de l’UFC Seattle (28 mars) :

  • Israel Adesanya vs Joe Pyfer

  • Alexa Grasso vs Maycee Barber

  • Marcin Tybura vs Valter Walker

  • Chase Hooper vs Lance Gibson Jr.

  • Michael Chiesa vs Carlston Harris

  • Navajo Stirling vs Bruno Lopes

  • Mansur Abdul-Malik vs Yousri Belgaroui

  • Casey O’Neill vs Gabriella Fernandes

  • Julian Erosa vs Lerryan Douglas

  • Zhu Kangjie vs Marcio Barbosa

  • Carol Foro vs Stephanie Luciano

La Loupe MMA Déferlante : l’essentielle de l’actualité MMA du 4 février 2026

La journée du 4 février 2026 a été marquée par des ajustements rapides, des ambitions affichées et un moment de vérité pour un poids lourd en difficulté.

Entre un main event confirmé à l’UFC Mexico City, une déclaration spectaculaire autour de la Maison-Blanche et une réaction attendue après une série noire, l’actualité du jour illustre les contrastes permanents du MMA.

Voici pour vous la Loupe MMA Déferlante, une lecture claire et synthétique des faits marquants de la journée.

UFC Mexico City : Brandon Moreno confirmé en main event, un nouvel adversaire dévoilé

Après un forfait de dernière minute qui a bousculé la carte, Brandon Moreno a été confirmé en main event de l’UFC Mexico City, avec un nouvel adversaire officiellement dévoilé. Une annonce qui rassure les fans locaux, très attachés au premier champion mexicain de l’histoire de l’UFC.

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Bo Nickal vise la Maison-Blanche et dévoile sa cible

L’idée d’un UFC organisé à la Maison-Blanche continue d’alimenter les discussions. Cette fois, c’est Bo Nickal qui a fait parler de lui en révélant le nom de l’adversaire qu’il souhaiterait affronter dans ce cadre symbolique.

Voici tout sur l’adversaire attendu par Bo Nickal

Tai Tuivasa sort du silence après une sixième défaite consécutive

Moment plus introspectif de la journée : Tai Tuivasa a réagi après avoir concédé une sixième défaite consécutive à l’UFC. Une série difficile qui interroge sur la suite de sa carrière au plus haut niveau.

Lire la réaction complète de Tai Tuivasa

Nous avons revisité avec vous, à travers notre loupe MMA Déferlante, l’essentiel de l’actualité de ce mercredi. Pour ne rien rater de vos prochains combats et événements MMA, consultez régulièrement notre rubrique Édito MMA.

UFC Mexico City : Brandon Moreno confirmé en main event, son nouvel adversaire dévoilé

La soirée mexicaine garde son roi. Malgré le forfait d’Asu Almabayev, Brandon Moreno restera bien en tête d’affiche de l’UFC Mexico City, programmé le 28 février à l’Arena CDMX. Une décision forte de l’UFC, déterminée à maintenir son champion historique devant son public.

Initialement, Moreno devait affronter Almabayev, classé n°11 chez les flyweights. Mais une blessure au bras survenue à l’entraînement a contraint le Kazakh à se retirer. L’organisation a rapidement trouvé une solution de remplacement.

Des accords verbaux sont désormais en place pour que Lone’er Kavanagh remplace Almabayev. Le prospect irlandais, initialement prévu face à Bruno Silva à l’UFC Vegas 114 le 14 mars, serait donc propulsé directement dans le grand bain face à Moreno. L’information a d’abord été révélée par Al Zullino, puis confirmée par MMA Fighting.

À 26 ans, Kavanagh affiche un bilan de 9 victoires pour 1 défaite. Révélé via le Dana White’s Contender Series en 2024, il avait enchaîné deux succès convaincants avant de connaître son premier revers, un KO subi contre Charles Johnson lors de l’UFC Shanghai. Un saut de niveau évident, mais aussi une opportunité unique de marquer les esprits.

Brandon Moreno, symbole intact malgré une période délicate

Double champion des mouches et premier champion mexicain de l’histoire de l’UFC, Brandon Moreno (23-9-2) disputera ainsi son troisième main event consécutif à Mexico City. Actuellement classé n°7 au ranking mondial de MMA Fighting, “The Assassin Baby” cherche à se relancer après une défaite par KO face à Tatsuro Taira à l’UFC 323, la première défaite par arrêt de sa carrière professionnelle.

Un succès devant son public serait capital pour Brandon Moreno, tant sur le plan sportif que symbolique, alors que la division flyweight reste l’une des plus compétitives de l’UFC.

Conséquence directe de ce changement : Bruno Silva reste bien programmé le 14 mars, mais affrontera finalement Charles Johnson, qui a accepté le combat à court préavis. Une information confirmée par plusieurs sources, après un premier signalement du journaliste Laerte Viana.

Notons que l’UFC a tenu à préserver l’équilibre de ses deux cartes tout en garantissant un main event fort pour le public mexicain.

Bo Nickal révèle le nom de l’adversaire qu’il veut à tout prix défier à la Maison-Blanche

L’idée commence sérieusement à prendre forme. À quelques mois de l’événement UFC White House, Bo Nickal ne cache plus son objectif : affronter Colby Covington sur la pelouse la plus symbolique des États-Unis.

Invité de MMA Fighting, le triple champion NCAA de lutte a confirmé qu’il s’attendait à combattre en juin lors de la carte organisée devant la Maison-Blanche. Et, pour la première fois depuis son arrivée à l’UFC, Nickal admet qu’il y a un adversaire précis qu’il veut battre et pas seulement “le prochain sur la liste”.

« C’est clairement le plan depuis mon dernier combat. Ce serait un immense honneur de combattre sur cette carte, c’est historique. Côté adversaire, je laisse ça à l’UFC, mais le combat contre Colby a énormément de sens, surtout après ce qui s’est passé lors du dernier événement RAF et le fait qu’il parle de monter en middleweight. Pour moi, c’est le fight à faire. »

Jusqu’ici, Bo Nickal avançait avec un discours très lisse : accepter tous les combats, sans animosité particulière. Mais la situation a changé après RAF 5, lorsque Covington alors engagé dans un match de lutte contre Luke Rockhold a publiquement ciblé Nickal et remis en cause son mental et son avenir en MMA.

Le ton est encore monté lorsque Bo Nickal a refusé de combattre après que Yoel Romero a manqué le poids de sept livres pour leur affrontement prévu.

Covington n’avait pas mâché ses mots en conférence de presse, traitant Nickal de “quitter” et insinuant qu’il n’avait pas l’étoffe pour les grands rendez-vous. Un discours qui a laissé des traces.

« Jusqu’à maintenant, je n’avais jamais vraiment eu envie de battre quelqu’un en particulier. Là, c’est différent. C’est personnel. Avec tout ce qu’il a dit, ça me motiverait encore plus. Ce serait vraiment fun pour moi. »

Colby Covington acceptera-t-il d’affronter Bo Nickal ?

Si Bo Nickal est convaincu que le combat est logique sportivement et médiatiquement, il doute sérieusement de la volonté de Covington d’accepter le défi. Selon lui, l’ancien prétendant intérimaire au titre welterweight est trop intelligent pour ne pas voir le danger.

« Le plus gros obstacle, c’est que Colby n’est pas idiot. Il est malin. Je ne pense pas qu’il ait envie d’accepter un combat contre moi. Il sait très bien ce que je lui ferais dans une cage. Ce ne serait pas forcément un bon move pour lui. »

Nickal estime toutefois que l’équation peut devenir tentante pour Covington : visibilité mondiale, événement historique, projecteurs braqués sur la Maison-Blanche… même en cas de défaite.

« Peut-être qu’il se dit que c’est du gagnant-gagnant. Tout le monde s’attendrait à ce que je le domine, mais il serait quand même sur la carte de l’UFC White House, avec toute l’attention qui va avec. Est-ce que ça vaut le coup de se faire battre devant le monde entier pour ça ? C’est sûrement ce qu’il est en train de peser. »

Soutien assumé de Donald Trump, Covington rêve évidemment d’apparaître sur cette carte exceptionnelle. Reste à savoir s’il accepterait de le faire face à l’un des lutteurs les plus redoutés de sa génération, dans une catégorie de poids supérieure.

Selon nos informations, Bo Nickal reste focalisé sur une chose avant tout : être présent à l’UFC White House, peu importe le nom inscrit sur le contrat. Mais tant que la porte reste entrouverte, il continue d’espérer voir celui de Colby Covington apparaître en face du sien.

« L’événement, c’est clairement ce que je veux. L’adversaire, on verra. Mais oui, ce combat-là, c’est celui que je veux vraiment. »