La poussière est retombée sur la pelouse de la Maison-Blanche, mais la pilule ne passe toujours pas pour Alex Pereira. Battu par TKO expéditif au deuxième round par Ciryl Gane lors de l’UFC Freedom 250, le Brésilien refuse catégoriquement d’accepter l’issue de ce combat pour le titre intérimaire des poids lourds.
Loin de faire son autocritique, « Poatan » a lancé une véritable offensive médiatique et juridique, accusant le combattant français d’avoir eu recours à des frappes illégales (derrière la tête) pour survivre à un épuisement total.
« Il a dû utiliser des coups interdits pour s’en sortir »
Dans une récente interview accordée au célèbre journaliste Ariel Helwani, Pereira a livré sa propre version de l’enchaînement fatal du deuxième round. Selon lui, Gane était au bord de la rupture physique, ce qui l’aurait poussé à enfreindre les règles.
« J’allais très bien, et vu comment Ciryl était épuisé après l’arrêt de l’arbitre, il n’aurait jamais survécu si j’avais eu la possibilité d’aller au bout de ce deuxième round. Ciryl manque de caractère, ça se lisait dans ses yeux, S’il est resté allongé sur la toile après le combat, c’est parce qu’il était mort de fatigue. C’est pour cela qu’il a dû recourir à ces coups illégaux pour s’en sortir. À ce moment-là, j’ai tout simplement été volé. »
Alex Pereira believes Ciryl Gane was on the verge of gassing out if the fight kept going:
"People say that I got tired. No, I did not.
If I had the chance to survive without the illegal strikes, I feel that Ciryl would not have survived in the fight because he doesn't have… pic.twitter.com/bieBATQ9kQ
— Ariel Helwani (@arielhelwani) June 17, 2026
Un appel avorté : Pereira choisit la grandeur
Alors que la rumeur d’une bataille juridique intense planait sur la division des lourds, le soufflet est rapidement retombé. Le média spécialisé La Sueur a ainsi rapporté que le Brésilien avait décidé de faire machine arrière.
Invité sur le plateau du prestigieux The Ariel Helwani Show, « Poatan » a lui-même mis fin au suspense avec une déclaration pleine de pragmatisme et de fair-play :
« Ça n’a pas de sens de faire appel. S’il est le champion, qu’il soit le champion. »
Un revirement de situation salutaire. L’histoire de l’UFC prouve en effet qu’il est presque impossible d’obtenir de la part d’une commission athlétique qu’elle annule ou transforme un TKO en « No Contest » sur une simple appréciation de trajectoire de frappe. En choisissant de ravaler sa fierté plutôt que de s’embourber dans des procédures stériles, Pereira préserve son statut de guerrier respecté et se tourne immédiatement vers l’avenir.
Quel avenir chez les lourds ? Le spectre de Tom Aspinall
Malgré ce revers cuisant, Alex Pereira a pris une décision radicale : il ne redescendra pas chez les poids mi-lourds (93 kg).
Actuellement sous le coup d’une suspension médicale de 60 jours suite à son TKO, le Brésilien cible le mois de septembre pour faire son retour dans l’octogone, une fois qu’il aura pu accomplir un camp d’entraînement complet. Son objectif à moyen terme reste inchangé : décrocher la ceinture de la catégorie reine.
Cependant, les plans de l’UFC risquent de contrarier ses envies de revanche immédiate. Le patron de l’organisation, Dana White, a récemment laissé entendre que la suite logique pour Ciryl Gane serait un combat d’unification face au champion incontesté, Tom Aspinall. Ce choc monumental pourrait être la tête d’affiche de l’UFC Paris en septembre. Un scénario qui enchante le Britannique, impatient de venir défier le « Bon Gamin » sur ses terres.





