Francis Ngannou n’a jamais été du genre à mâcher ses mots. Dans une interview accordée à The Schmo en marge de son retour imminent en MMA le 16 mai sur Netflix, l’ancien champion du monde des poids lourds a lâché une salve bien ajustée en direction de son ancienne promotion.
« Il y a beaucoup, je dirais, de mauvaise gestion. Beaucoup de mauvaise gestion qui fout parfois tout en l’air. Et c’est là où on en est aujourd’hui. Vous voyez, même maintenant, il y a beaucoup de poids lourds là-dehors, comme Tom Aspinall qui ont des problèmes avec ça. »
Et pour éviter tout malentendu sur qui il vise :
« Quand je parle de mauvaise gestion, je ne parle pas des managers de combattants. Je parle surtout de la promotion. Je pense qu’il y a quelque chose là-dedans qui n’est pas normal. »
"Mismanagement": Francis Ngannou targets UFC’s handling of the Heavyweight Division 🥊🥋📉
I think there is mismanagement. You see all this situation, it's not that calm and entertaining."
"When I say mismanagement, I wasn’t talking about like a manager. I was talking mostly… pic.twitter.com/ujjnCw9IEW
— Red Corner MMA (@RedCorner_MMA) April 25, 2026
Un constat difficile à contester
Il est difficile de donner tort à Francis Ngannou. En février 2026, l’analyste Ovin Vithanage mettait en lumière une vérité qui fait mal : la catégorie ne compte plus aucun ancien champion incontesté, et seuls six combattants affichent une dynamique de victoire. Pire, quinze athlètes de la division présentent un bilan négatif. On est loin, bien loin de l’époque dorée où des noms comme Velasquez, Dos Santos ou Miocic faisaient trembler l’octogone. Depuis le départ du « Predator », la ceinture semble maudite : entre la retraite de Jon Jones après un unique baroud d’honneur et l’issue frustrante du choc Aspinall-Gane à l’UFC 321, la division reine n’est plus que l’ombre d’elle-même, plongée dans un flou artistique qui lasse les fans.
Ngannou change de philosophie
Au-delà du coup de gueule, l’entretien révèle aussi un Ngannou qui a tiré des leçons de ses années d’attente stérile.
« De nos jours, avec toutes ces différentes compagnies, c’est difficile de se focaliser sur un nom en disant « je veux ce mec ». J’ai fait ça pendant un moment et ça n’a pas bien marché. Le combat contre Jon Jones, on en parle depuis six ans, à un point où ça devient presque ennuyeux d’en parler. Donc quel que soit le combat qui a du sens, l’adversaire qui a du sens, on se bat. L’objectif au final, c’est de se battre. »
Il ajoute, avec une franchise désarmante :
« Le MMA, c’est là où je suis roi. La boxe était la manifestation d’un rêve, mais le MMA, c’est chez moi. »
Le Prédateur retrouve la cage le 16 mai face à Philipe Lins, en co-main event du show Netflix de Jake Paul. Un rendez-vous qui lui offre enfin la vitrine qu’il n’a jamais vraiment eue depuis son départ de l’UFC.
Ngannou a peut-être quitté l’UFC. Mais l’UFC, lui, n’a pas fini d’entendre parler de lui.





