À quelques jours de l’UFC 324, Dana White a tenu à répondre publiquement aux critiques de Justin Gaethje concernant sa rémunération. Selon le patron de l’UFC, l’ancien champion intérimaire s’est vu proposer une offre plus avantageuse à laquelle il n’aurait jamais donné suite.
Le débat sur les salaires à l’UFC a refait surface avec fracas à l’approche du premier événement diffusé sur Paramount+. En main event intérimaire des poids légers face à Paddy Pimblett, Justin Gaethje avait surpris en affirmant qu’il ne gagnait « pas un dollar de plus » malgré l’entrée en vigueur du nouveau contrat de diffusion à 7,7 milliards de dollars sur sept ans. Une sortie médiatique qui a rapidement trouvé écho, tant elle contredisait le discours officiel.
Interrogé sur le sujet lors de son passage dans l’émission de Pat McAfee, Dana White a livré une version sensiblement différente. Sans entrer dans les détails contractuels, le dirigeant a assuré que Gaethje s’était vu proposer une offre revalorisée avant l’UFC 324.
« Gaethje a été payé plus cher… il n’a juste jamais répondu », a-t-il lâché, ajoutant que les relations restaient bonnes entre les deux parties.
D’après les informations de notre rédaction, ce décalage de perception illustre surtout la complexité de la transition économique que traverse l’UFC. La fin du pay-per-view, désormais remplacé par une diffusion intégrale sur Paramount+, bouleverse les habitudes. Certains combattants, notamment les champions et têtes d’affiche, bénéficiaient auparavant de points sur les ventes PPV, une source de revenus potentiellement très lucrative mais aussi très variable.
Dana White martèle que ce manque à gagner sera compensé. Il rappelle que Paramount paie plus du double de ce que versait ESPN, et promet une redistribution mieux calibrée.
« On a tout ajusté. Nos équipes sont capables d’arriver à quelques chiffres près pour payer les combattants comme s’il s’agissait encore de pay-per-view », affirme-t-il, laissant entendre que des mécanismes internes sont déjà en place.
Autre point sensible : les bonus. Actuellement fixés à 50 000 dollars, ils devraient eux aussi être revus à la hausse, même si aucun montant précis n’a encore été communiqué. Un enjeu central pour un profil comme Gaethje, symbole du combattant spectaculaire. En 14 apparitions à l’UFC, l’Américain a décroché 14 bonus post-fight, sans pour autant atteindre le million de dollars cumulé, un chiffre qu’il jugeait révélateur d’un déséquilibre.
Sportivement, cette polémique intervient à un moment important. À 37 ans, Gaethje dispute peut-être l’un de ses derniers combats au sommet, avec une ceinture intérimaire en jeu face à Paddy Pimblett, figure montante et médiatique de la catégorie. L’UFC 324 ne sera donc pas seulement un test pour l’ère Paramount+, mais aussi un révélateur des nouvelles règles du jeu entre l’organisation et ses stars.






