La scène n’a duré que quelques secondes, mais elle a suffi à faire lever bien des sourcils. Lors de la dernière cérémonie des Golden Globes, l’apparition surprise de Brian Ortega et Mackenzie Dern a plongé une partie du public – y compris hors sphère MMA – dans une franche incompréhension. Une gêne devenue virale, au point d’obliger la production à s’expliquer.
Selon le producteur exécutif Glenn Weiss, l’idée répondait à une volonté assumée de casser les codes habituels d’une remise de prix jugée trop classique. L’objectif était d’installer une ambiance de fête, d’introduire des moments décalés et de capter l’attention au-delà du cercle cinéphile. Dans ce cadre, la présence de figures de l’Ultimate Fighting Championship s’inscrivait aussi dans une logique de synergie médiatique, alors que l’organisation renforce ses partenariats avec CBS et Paramount+.
Un concept “spectacle” qui n’a pas trouvé son public
L’idée était de juxtaposer deux éléments perçus comme très populaires actuellement : la notion de rivalité très médiatisée dans le divertissement et l’image brute, sécuritaire et intense du MMA. Ortega et Dern ont ainsi été introduits comme une forme de “sécurité” scénique, entrant brièvement sur scène au son du mythique « Face the Pain », observant la salle avant de repartir sans un mot. Une mise en scène éclair, pensée comme un clin d’œil spectaculaire, mais qui a surtout semé la confusion chez les téléspectateurs.
Résultat : une séquence largement commentée sur les réseaux et reprise par la presse hollywoodienne, preuve que le pari de l’attention a été gagné, même si l’adhésion n’a pas suivi. A en croire les informations recoupées par MMA Déferlante, cet épisode illustre surtout le fossé culturel encore existant entre le MMA et les grandes cérémonies du divertissement traditionnel : quand l’octogone s’invite sur les tapis rouges, le choc des codes peut vite tourner à l’incompréhension.






