Dustin Jacoby assume ses ambitions : viser la ceinture ne serait pas absurde

À 37 ans et après une longue carrière faite de détours, Dustin Jacoby refuse de se contenter d’un rôle secondaire. À l’approche de son combat contre Jimmy Crute, le vétéran estime qu’un succès marquant pourrait le propulser directement dans la discussion pour le titre des -93 kg.

Jacoby sera à l’affiche de l’UFC 325, le 1er février, avec un objectif clair : enchaîner une troisième victoire consécutive. Dans son esprit, ce scénario ouvrirait une porte que beaucoup jugeraient improbable, mais qu’il considère crédible. Il assume l’idée qu’un KO spectaculaire pourrait suffire à légitimer un appel pour une chance au titre.

Son raisonnement s’appuie sur l’état actuel de la division. Jacoby observe une répétition des affiches au sommet et une certaine lassitude du public face aux rematches. Dans ce contexte, il se voit comme une alternative fraîche, capable d’apporter quelque chose de différent, notamment grâce à son style offensif et à un palmarès riche en finitions.

Le light heavyweight rappelle qu’il ne gagne pas discrètement. Lorsqu’il s’impose, c’est souvent par KO, avec une intensité qui marque les esprits. Il affirme pouvoir rivaliser avec n’importe quel nom de la catégorie, sans complexe, et se dit prêt à affronter des profils établis comme Jan Blachowicz ou Bogdan Guskov.

Selon des éléments relevés par MMA Déferlante, cette confiance n’est pas perçue comme déconnectée en interne. Le parcours de Jacoby, sa puissance de frappe et son expérience font de lui un outsider crédible, surtout dans une division où un seul coup peut tout faire basculer.

Un combat clé face à Crute pour changer de dimension

Face à Jimmy Crute, Jacoby sait à quoi s’attendre. Il anticipe une stratégie axée sur la lutte et le contrôle, un domaine dans lequel il estime avoir beaucoup progressé. Il affirme que les tentatives de takedown contre lui sont rarement aussi simples que ses adversaires l’imaginent.

Jacoby mise sur sa capacité à infliger des dégâts même en phase défensive, et sur un cardio qu’il juge fiable sur la durée. Il s’attend à un début de combat intense, avec un Crute très actif dans le wrestling, mais reste convaincu que le rythme pourrait tourner en sa faveur.

Conscient d’être dans la dernière ligne droite de sa carrière, Jacoby ne parle pas de construction à long terme. Il veut des combats significatifs, immédiatement. Pour lui, l’équation est simple : battre Crute avec autorité, puis regarder droit vers le sommet de la division. Dans un paysage en quête de renouveau, il estime que son nom mérite d’être entendu.

Darren Till s’en prend violemment à Paulo Costa après son forfait à l’UFC 326

Le retrait de Paulo Costa de l’UFC 326 n’est pas passé inaperçu. Mais c’est surtout la réaction de Darren Till qui a fait l’effet d’une déflagration sur les réseaux sociaux.

Initialement programmé face à Brunno Ferreira le 7 mars à Las Vegas, Costa a finalement été retiré de la carte pour des raisons non précisées. Un forfait de plus pour le Brésilien, dont le parcours récent est marqué par une succession d’annulations et de combats avortés.

Ce nouvel épisode a suffi à faire sortir Darren Till de sa réserve. L’Anglais, ancien prétendant à la ceinture welterweight et passé par la catégorie middleweight, a publié une série de messages particulièrement agressifs visant Costa. Des propos sans filtre, attaquant aussi bien le professionnalisme que la légitimité sportive du Brésilien.

Till reproche à Costa un manque total de respect pour le sport et l’accuse d’enchaîner les retraits sans jamais assumer ses engagements. Une colère qui s’exprime de manière brute, fidèle au style de l’ancien combattant de Liverpool.

Selon des éléments relevés par MMA Déferlante, cette sortie s’inscrit dans un ras-le-bol plus large au sein de la division, où plusieurs acteurs pointent la difficulté de construire des affiches stables autour de Costa.

Un passif qui alimente la polémique

Sur le plan sportif, le parcours récent de Paulo Costa donne du grain à moudre à ses détracteurs. Depuis sa défaite pour le titre middleweight face à Israel Adesanya à l’UFC 253, le Brésilien affiche un bilan irrégulier, avec plus de combats annulés que réellement disputés. Sept affrontements ont ainsi été reportés ou annulés depuis 2020.

Darren Till n’a pas manqué de rappeler cette trajectoire chaotique, allant jusqu’à comparer leurs propres échecs lors de leurs combats pour le titre. Si Till avait lui aussi échoué au second round face à Tyron Woodley, il estime avoir, au moins, toujours répondu présent.

Depuis son départ de l’UFC, Till a pris un virage différent. L’Anglais s’est lancé en boxe avec succès, enchaînant trois victoires, dont des KO notables face à Anthony Taylor et Luke Rockhold. Une reconversion qu’il met implicitement en opposition avec l’instabilité de Costa.

Pour l’heure, l’UFC n’a pas communiqué sur l’avenir immédiat de Paulo Costa ni sur un éventuel remplacement à l’UFC 326. Mais une chose est certaine : ce forfait a ravivé des tensions déjà bien installées, et Darren Till n’a clairement pas cherché à apaiser le climat.

Joshua Van, la révélation de l’année 2025 selon le monde du MMA

Personne ne l’attendait à ce niveau en janvier. Douze mois plus tard, Joshua Van termine l’année avec une ceinture autour de la taille et un statut de phénomène assumé. À seulement 24 ans, le flyweight s’est imposé comme la percée majeure de la saison.

Le parcours de Joshua Van en 2025 résume à lui seul ce que signifie “exploser” au plus haut niveau. L’Américano-Birman n’a pas simplement gagné des combats : il a changé de dimension. Quatre apparitions, quatre victoires, et une montée en puissance progressive jusqu’au sommet de la division.

Van avait commencé l’année sans classement, sans bruit, face à des adversaires solides mais loin des projecteurs. Dès le printemps, il montre une maturité inhabituelle face à l’invaincu Rei Tsuruya, s’imposant aux points dans un combat exigeant. Une victoire discrète, mais fondatrice.

Tout bascule quelques mois plus tard. En juin, Joshua Van accepte chaque opportunité proposée par l’UFC. Il finalise Bruno Silva, puis revient trois semaines plus tard pour remplacer un forfait de dernière minute face à Brandon Royval. Un pari risqué, transformé en succès majeur au terme d’un combat ultra-intense, immédiatement cité parmi les plus marquants de l’année dans la catégorie.

Ce succès express lui ouvre les portes d’un combat pour le titre. Une trajectoire fulgurante, presque irréelle à ce stade de sa carrière professionnelle, entamée seulement en 2021.

Une consécration précoce qui change son statut

La confirmation arrive lors du dernier grand rendez-vous de l’ère ESPN. À l’UFC 323, Joshua Van affronte Alexandre Pantoja. Le combat ne se termine pas dans des conditions idéales, mais le résultat est là : Van devient champion flyweight de l’Ultimate Fighting Championship.

À 24 ans, il devient le deuxième plus jeune champion de l’histoire de l’organisation, juste derrière Jon Jones. Une statistique qui illustre l’ampleur de sa progression et la vitesse à laquelle il a su s’adapter à l’élite mondiale.

Selon des éléments analysés par MMA Déferlante, ce qui distingue Van des autres révélations récentes, c’est moins la précocité que la constance : activité élevée, acceptation des risques, et capacité à livrer sous pression, y compris avec un court préavis.

Derrière lui, d’autres combattants ont également marqué l’année, à l’image de Waldo Cortes-Acosta, Valter Walker ou encore Kevin Vallejos. Mais aucun n’a connu une bascule aussi radicale que Joshua Van.

En douze mois, il est passé de prospect prometteur à champion du monde. Une trajectoire rare, qui redéfinit déjà l’avenir de la division flyweight.

Le fils d’Alex Pereira impressionne déjà à l’entraînement, à seulement 14 ans (Vidéo)

La relève semble déjà en marche chez Alex Pereira. Une récente séquence d’entraînement montrant l’un de ses fils, âgé de 14 ans, a attiré l’attention des fans et des observateurs, tant la maîtrise technique affichée paraît précoce.

Alex Pereira sort d’une année 2025 mouvementée. Battu aux points par Magomed Ankalaev, le Brésilien a rapidement repris le contrôle de la division en récupérant sa ceinture à l’UFC 320, concluant leur revanche par TKO dès le premier round. Un rebond qui confirme son statut au sommet et son exigence quotidienne à la salle.

Cette rigueur, Pereira la transmet déjà à ses enfants. Dans une vidéo récemment partagée, on découvre son fils à l’entraînement, engagé dans des échanges techniques avec le coach principal de la team, Glover Teixeira. Le cadre n’a rien d’anecdotique : travail de distance, placements précis, enchaînements propres.

Les images ont rapidement circulé, et selon des éléments relevés par MMA Déferlante, plusieurs entraîneurs ont été frappés par la fluidité du jeune gaucher. Sa posture, sa lecture des échanges et sa sérénité rappellent déjà le style de son père, référence mondiale en striking.

Une gestuelle qui rappelle déjà le champion

Face à Teixeira, le jeune Pereira affiche un calme étonnant pour son âge. Déplacements courts, garde haute, frappes propres : la gestuelle évoque clairement l’école Pereira. Sans excès, sans précipitation, mais avec une compréhension évidente des bases du combat debout.

Il ne s’agit évidemment pas de projeter trop tôt une carrière professionnelle. À 14 ans, le chemin reste long. Mais dans un environnement structuré, entouré de figures majeures de l’Ultimate Fighting Championship, l’apprentissage se fait dans des conditions idéales.

La famille Pereira n’en est pas à sa première exposition médiatique. Par le passé, le fils du champion s’était déjà illustré par une séquence moqueuse envers Israel Adesanya, après le KO infligé par son père. Aujourd’hui, ce sont ses qualités techniques qui parlent.

Rien ne dit que le jeune suivra la même trajectoire que son père. Mais une chose est sûre : à seulement 14 ans, il montre déjà des bases qui attirent l’œil. Et dans un sport où l’apprentissage précoce fait souvent la différence, la relève Pereira semble, au minimum, très bien encadrée.

Islam Makhachev se projette vers 2026 et affiche une cible claire

Double champion de l’Ultimate Fighting Championship, Islam Makhachev a commencé à tracer les contours de son retour. Le Daghestanais, désormais installé chez les welters, a confirmé qu’il défendrait sa ceinture en 2026 et n’a pas caché l’identité de l’adversaire qu’il souhaite affronter.

La saison écoulée a marqué un tournant dans la carrière de Makhachev. Après avoir régné chez les lightweights, il a pris le risque de monter d’une catégorie et s’est imposé face à Jack Della Maddalena pour décrocher la ceinture des -77 kg. Une victoire aux points, maîtrisée, qui a confirmé sa capacité à s’adapter à un nouveau contexte physique.

À 34 ans, le protégé de Khabib Nurmagomedov n’entend pas précipiter la suite. Interrogé récemment, il a expliqué avoir décliné un retour trop rapide, estimant qu’un camp en janvier était irréaliste. Son objectif se situe plutôt après le ramadan, sur une fenêtre comprise entre avril et juin.

Makhachev n’exclut pas une apparition sur une carte symbolique, notamment celle évoquée autour de la Maison-Blanche, à condition que le timing corresponde à sa préparation. Il a également laissé entendre qu’un nom avait circulé en interne pour un retour plus précoce, sans que cela n’aboutisse.

Selon les informations apprises par MMA Déferlante, l’entourage du champion privilégie désormais une défense de titre à forte portée sportive et historique, plutôt qu’un simple combat de transition.

Kamaru Usman, le défi assumé

Sur le fond, Islam Makhachev ne fait pas de mystère : l’adversaire qu’il veut affronter se nomme Kamaru Usman. Un choix lourd de sens, tant l’ancien champion nigérian a marqué la division par plusieurs années de domination.

Makhachev assume pleinement cette volonté, malgré les critiques potentielles. Il réfute l’idée d’un adversaire en déclin, estimant qu’Usman reste compétitif et dangereux. Un discours qui tranche avec certaines lectures plus sceptiques sur l’état physique du « Nigerian Nightmare ».

Usman, aujourd’hui âgé de 38 ans, a connu une trajectoire mouvementée ces dernières saisons. Détrôné par Leon Edwards, il n’a pas réussi à reprendre sa ceinture avant une tentative infructueuse chez les middleweights. Revenu récemment en welterweight, il s’est relancé avec une victoire aux points contre Joaquin Buckley, retrouvant une place dans le top 10 de la catégorie.

Un affrontement entre Makhachev et Usman représenterait bien plus qu’une simple défense de titre. Il s’agirait d’un choc de générations et de styles, capable de définir durablement la hiérarchie des welters. Reste désormais à savoir si l’UFC transformera cette volonté affichée en réalité sportive.

Israel Adesanya évoque un retour à l’UFC sans obsession du titre

À 36 ans et après plusieurs années passées au sommet, Israel Adesanya ne fixe plus d’échéance précise pour son retour dans l’octogone. L’ancien champion assure toutefois que l’idée de combattre n’a jamais disparu, même si sa motivation a profondément évolué.

Absent de la compétition depuis plusieurs mois, Adesanya s’approche d’une première pause d’un an depuis son arrivée à l’UFC en 2018. Une situation inhabituelle pour un combattant longtemps reconnu pour son activité intense, aussi bien en kickboxing qu’en MMA. Aujourd’hui plus discret, le Nigérian-Néo-Zélandais assume un rapport différent à sa carrière.

Lors d’une séance de questions-réponses organisée à Bangtao Muay Thai & MMA, en Thaïlande, Adesanya a raconté avec détachement la manière dont le public perçoit son absence. Il admet répondre parfois par la provocation, allant jusqu’à se dire « retraité », avant de rappeler que seule une affiche officielle marquera réellement son retour.

Sur le plan sportif, sa série de trois défaites consécutives alimente les débats. Mais le contexte mérite d’être précisé. Ces revers sont intervenus face à Sean Strickland, Dricus Du Plessis et Nassourdine Imavov, tous installés parmi l’élite mondiale de la catégorie. Une lecture que plusieurs observateurs du milieu partagent, selon les informations recueillies par MMA Déferlante.

Un état d’esprit libéré, loin de la course aux ceintures

Adesanya l’affirme désormais sans détour : son prochain chapitre ne sera pas guidé par les titres. Les ceintures, il les a déjà. Ce qu’il recherche aujourd’hui relève davantage du plaisir pur du combat et de la liberté d’expression dans la cage.

L’ancien champion explique vouloir retrouver l’insouciance et la créativité qui ont marqué son ascension. Prendre des risques, tenter des actions imprévisibles, combattre sans calcul excessif. Il cite même certains souvenirs marquants de ses débuts à l’UFC, lorsqu’il osait des initiatives inattendues, parfois au détriment de la sécurité tactique.

Quand ce retour aura lieu, rien n’est encore défini. Pas de date, pas d’adversaire, pas de promesse. Une chose semble toutefois claire : si Israel Adesanya revient à l’Ultimate Fighting Championship, ce sera avec une approche radicalement différente, libérée du poids des attentes et tournée vers l’essence même du combat.

Kevin Vallejos surpris par sa propre ascension éclair à l’UFC

Arrivé sans bruit dans l’organisation, Kevin Vallejos s’est imposé à une vitesse inattendue. En l’espace de quelques mois, l’Argentin est passé du statut de rookie à celui de combattant classé chez les featherweights, une trajectoire qu’il n’avait lui-même pas anticipée.

À seulement 24 ans, Vallejos a découvert l’octogone de l’UFC en mars dernier. Pour son premier combat, il a mis fin aux débats dès le premier round face au vétéran Seung Woo Choi. Une entrée en matière percutante, suivie de deux autres victoires, dont un KO marquant infligé à Giga Chikadze lors du co-main event de l’UFC on ESPN 73.

Cette série parfaite a suffi à propulser Vallejos dans le classement officiel de la catégorie. Une reconnaissance rapide, presque brutale, pour un combattant qui abordait 2025 avec des objectifs bien plus modestes.

Le principal intéressé ne cache pas sa surprise. Il évoque une année dense, riche, presque irréelle, marquée par une progression qu’il n’avait pas planifiée. Son idée initiale était simple : prendre ses marques, engranger de l’expérience, et commencer à regarder vers le classement l’année suivante. Pas de brûler les étapes.

Selon des sources consultées par MMA Déferlante, cette entrée précoce dans le top 15 a également surpris en interne, tant la montée en puissance du jeune Argentin a été rapide et sans accroc.

Un parcours assumé loin des grandes structures américaines

Si son succès intrigue, son choix de carrière interpelle tout autant. Contrairement à de nombreux combattants sud-américains, Vallejos a fait le pari de rester fidèle à son équipe d’origine, en Argentine. Pas d’exil vers les grandes salles américaines, pas de changement radical d’environnement.

Un choix revendiqué et assumé. Pour Vallejos, rester chez lui est une force, pas une limite. Et l’année qu’il vient de vivre n’a fait que renforcer cette conviction. Être classé dès sa première saison à l’UFC, tout en poursuivant son développement dans son pays, valide pleinement sa trajectoire.

Désormais installé parmi les featherweights classés, Vallejos avance sans précipitation. Son ascension a été rapide, mais son discours reste mesuré. Une chose est sûre : l’Argentin n’est plus un simple prospect. Il est désormais un acteur à part entière d’une division où chaque pas compte.

Voici le meilleur lightweight de l’UFC selon Daniel Cormier

La catégorie lightweight n’a jamais manqué de talents, mais elle se retrouve aujourd’hui à un tournant. Sans son champion de référence, le sommet est plus accessible, plus exposé, et surtout plus disputé. Daniel Cormier, désormais analyste attentif de l’évolution des divisions, estime que cette transition est déjà bien avancée.

En déplacement en Thaïlande, l’ancien double champion s’est exprimé sur la nouvelle dynamique des -70 kg. Son constat est clair : certains combattants ont pris une longueur d’avance, tant sur le plan sportif que dans leur capacité à s’imposer comme figures centrales de la division.

Cormier n’a laissé planer aucun doute sur son choix principal. Pour lui, Arman Tsarukyan est aujourd’hui la référence absolue chez les lightweights. Une position qu’il justifie par la constance du combattant arménien, sa pression permanente et son niveau technique, jugé supérieur à la concurrence actuelle. Une lecture partagée par plusieurs observateurs, d’après des informations recueillies par MMA Déferlante.

Un duel potentiel pour redessiner la division

Mais Daniel Cormier ne s’arrête pas à un seul nom. Lorsqu’il évoque l’avenir immédiat de la catégorie, un autre profil s’impose naturellement dans son analyse : Ilia Topuria. Déjà installé au sommet après avoir marqué l’histoire dans deux divisions, l’Espagnol incarne, selon Cormier, l’autre pôle fort de l’élite actuelle.

Plus que le niveau pur, Cormier insiste sur ce qu’il appelle « quelque chose en plus ». Une aura, une intensité, une capacité à générer de l’attente. Pour lui, un affrontement entre Tsarukyan et Topuria ne serait pas seulement un combat de très haut niveau, mais un événement structurant pour l’avenir des lightweights.

Dans l’esprit de l’ancien champion, cette affiche représente la suite logique de l’évolution de la division. Un duel capable de désigner le véritable patron de la catégorie et de définir le prochain cycle du lightweight à l’Ultimate Fighting Championship. Un combat qui, s’il venait à se concrétiser, pourrait bien façonner durablement le visage de la division.

Anderson Silva met en garde Dana White face à son projet de ligue de boxe

Alors que Dana White s’apprête à lancer sa nouvelle organisation de boxe, Anderson Silva a pris la parole. Respectueux sur la forme, le Brésilien se montre nettement plus inquiet sur le fond et appelle à la prudence.

Le 23 janvier marquera l’entrée officielle de Zuffa Boxing sur la scène mondiale. Porté par Dana White, en association avec Nick Khan, le projet vise à remodeler la boxe professionnelle, avec des ambitions clairement assumées. Une offensive qui suscite déjà de fortes réactions dans le milieu.

Au centre des critiques, la volonté affichée de White de remettre en cause l’Ali Act, une loi destinée à protéger les boxeurs sur le plan contractuel. Pour le patron de l’Ultimate Fighting Championship, ce cadre freinerait l’évolution économique du sport. Une lecture loin de faire l’unanimité.

Interrogé par Fight Hub TV, Anderson Silva a choisi ses mots avec soin. L’ancien champion n’attaque pas frontalement, mais rappelle une règle simple : la boxe possède son histoire, ses acteurs et ses équilibres. Et ceux-ci doivent être respectés. D’après les éléments recueillis par MMA Déferlante, cette position est largement partagée par plusieurs figures du monde du combat, inquiètes de voir un modèle trop centralisé s’imposer.

Une ligne rouge à ne pas franchir

Silva insiste sur un point précis : réformer peut être bénéfique, à condition que l’objectif reste l’intérêt des athlètes. Selon lui, le danger apparaît lorsque le pouvoir se concentre excessivement entre les mains d’un seul promoteur.

L’ancien champion ne remet pas en cause l’ambition entrepreneuriale de Dana White. Il alerte en revanche sur les dérives potentielles d’un système où les boxeurs perdraient leurs garanties au nom de la rentabilité et du contrôle.

Sans condamner Zuffa Boxing avant même son lancement, Silva appelle à une vigilance collective. Pour lui, l’avenir de la boxe ne peut pas se construire sans les combattants, ni contre eux. Un avertissement clair, lancé à l’aube d’un projet qui promet déjà de bousculer les équilibres établis.

Urijah Faber voit Ilia Topuria viser un exploit jamais réalisé à l’UFC

Double champion et invaincu, Ilia Topuria nourrit désormais une ambition hors normes. Pour Urijah Faber, le Géorgien possède un profil suffisamment rare pour envisager un objectif encore inédit dans l’histoire de l’organisation.

À mesure que les champions repoussent les frontières de leur catégorie, l’idée d’un sacre dans trois divisions différentes revient régulièrement dans les discussions. Un scénario longtemps jugé irréaliste, mais qui, selon plusieurs observateurs, commence à prendre une autre dimension avec Ilia Topuria.

Déjà sacré chez les featherweights avant de s’imposer au niveau supérieur, le champion affiche une confiance assumée et une vision à long terme. Un discours qui ne laisse pas indifférent un vétéran comme Faber, passé par plusieurs catégories au cours de sa carrière.

L’ancien champion estime que Topuria ne se distingue pas uniquement par ses résultats, mais par une combinaison plus rare : puissance transposable, discipline technique et mental de compétiteur. Des qualités qui, à ses yeux, ne se limitent pas à une seule division. D’après des éléments recueillis par MMA Déferlante, cette lecture est partagée en interne par plusieurs figures du milieu, qui voient en Topuria un cas à part dans le paysage actuel.

Un défi extrême encore jamais validé

Pour Urijah Faber, changer de catégorie ne se résume jamais à une question de gabarit. Monter ou descendre implique une adaptation complète : rythme, gestion des échanges, résistance aux impacts et lecture tactique. Sur ce point, l’ancien champion estime que Topuria coche toutes les cases.

Invaincu en carrière, le Géorgien a déjà marqué l’histoire récente de l’Ultimate Fighting Championship en devenant champion dans deux divisions. La suite logique, pour certains, serait une montée chez les welters. Une catégorie dominée aujourd’hui par Islam Makhachev, et où le niveau physique atteint un autre palier.

Aucun combattant n’a encore réussi à décrocher trois titres dans trois catégories distinctes à l’UFC. Un cap symbolique qui représenterait un exploit absolu. La question reste désormais ouverte : l’organisation acceptera-t-elle de pousser l’histoire jusque-là ? Une chose est sûre, Ilia Topuria n’a jamais caché son désir d’écrire une page que personne n’a encore signée.