Le monde des arts martiaux mixtes est une nouvelle fois secoué par une affaire hors du ring. Isaac Dulgarian, combattant de l’UFC, se retrouve au cœur d’une enquête minutieuse menée par la Nevada Athletic Commission (NAC) suite à son combat très controversé lors de l’UFC Fight Night 263 à l’UFC Apex.
Dès les premières minutes de la rencontre face à Yadier del Valle, plusieurs éléments intrigants ont suscité de sérieuses suspicions, notamment des mouvements de paris inhabituels et une défaite rapide du favori, Dulgarian. Cette situation soulève des questions majeures sur la réglementation des combats et la lutte contre les actes répréhensibles dans ce milieu à la popularité croissante en 2025.
Au fil des semaines, la NAC a renouvelé sa convocation d’Isaac Dulgarian, qui reste suspendu temporairement, sans que les autorités n’aient encore dévoilé clairement les conclusions de leur enquête. Par l’intermédiaire de son avocat, le combattant dément toute accusation d’implication dans des comportements frauduleux ou illégaux, mais accepte néanmoins la prolongation de cette suspension, illustrant à la fois la pression réglementaire et la complexité de la situation.
Cette affaire remet une nouvelle fois en lumière la nécessité d’une gouvernance rigoureuse dans l’UFC pour éviter de tels scandales, à l’image de controverses passées liées à des tricheries et manipulations de paris sportifs.
Une enquête approfondie sur le combat suspect d’Isaac Dulgarian à l’UFC
Le combat entre Isaac Dulgarian et Yadier del Valle, disputé le 1er novembre lors de l’UFC Fight Night 263, fait toujours débat. Rapidement conclu par une soumission de Dulgarian dès le premier round, cet affrontement a déclenché une investigation en raison des irrégularités constatées dans les mises en ligne, où de fortes sommes d’argent pariaient sur del Valle, pourtant moins expérimenté. Cet aspect a immédiatement alarmé la Nevada Athletic Commission, qui a qualifié le comportement autour de ce combat de « discredit à l’art du combat sans armes », un terme utilisé pour désigner tout acte nuisible à l’intégrité du sport.
Malgré la gravité des allégations, aucunes sanctions précises n’ont encore été prononcées. Le déroulement de l’enquête reste discret, ce qui préserve le mystère autour de la véracité des accusations. Néanmoins, l’UFC a décidé de rompre son contrat avec Dulgarian, manifestant sa volonté de maintenir une gestion stricte des règles et de la réputation de la discipline. Par ailleurs, l’implication de la FBI dans les investigations souligne l’importance de la lutte contre les manipulations illicites des combats professionnels, un phénomène qui fragilise la confiance des fans et des parieurs.
Pour la première fois depuis la vague de soupçons, Isaac Dulgarian, à travers son avocat James Hobbs, a officiellement rejeté toute implication dans des actes répréhensibles ou de tricherie. Dans une déclaration écrite adressée à la NAC, il affirme que les accusations portées à son encontre ne reflètent en rien son comportement dans le domaine des arts martiaux mixtes. Ce déni souligne la difficulté pour une personnalité publique du sport de prouver son innocence dans un climat où chaque geste est scruté à la loupe, et où la pression médiatique est intense.
Cette posture de refus coïncide néanmoins avec une acceptation pragmatique de la suspension temporaire imposée par les autorités, permettant aux enquêteurs de poursuivre leurs recherches sans entraves. Le futur de Dulgarian dans l’UFC est incertain, d’autant que son ancien entraîneur Marc Montoya, désormais séparé de ce dernier, nie également toute connaissance d’un quelconque comportement douteux, ce qui complique davantage la compréhension des événements.
Les implications réglementaires et judiciaires autour de l’affaire
L’affaire Isaac Dulgarian met en exergue les défis rencontrés par la régulation de l’UFC et des arts martiaux mixtes, un sport dont la popularité ne cesse de croître. Le rôle de la Nevada Athletic Commission est crucial, car c’est elle qui doit garantir la transparence et l’intégrité des combats se tenant dans cet État phare des sports de combat. La poursuite judiciaire engagée, notamment avec la participation de la FBI, annonce un volet judiciaire potentiellement lourd, révélateur des enjeux économiques et éthiques liés aux paris sportifs massifs et aux manipulations possibles.
Le cas Dulgarian rappelle des précédents scandales au sein de la discipline, où des combattants et entraîneurs avaient déjà été suspendus pour avoir profité d’informations confidentielles ou pour des paris irréguliers. Ces incidents appellent à renforcer encore plus la règlementation propre à l’UFC et à ses ligues affiliées pour protéger la réputation du sport, dont la crédibilité est essentielle pour maintenir la confiance des fans et des partenaires commerciaux.






