À deux jours de l’UFC 322, Jack Della Maddalena et Islam Makhachev ont offert un face-à-face d’une intensité rare. Les deux hommes ont refusé de rompre le contact visuel, forçant Dana White à intervenir pour éviter un dérapage sur la scène du Madison Square Garden.
Les images ont fait le tour des réseaux en quelques minutes : Jack Della Maddalena et Islam Makhachev se sont livrés jeudi à un staredown d’une intensité glaciale au Madison Square Garden. Aucun mot, aucun geste brusque… mais un duel de regards qui a suffi à mettre la salle sous tension. Dana White lui-même a dû remettre un genou à terre – façon de parler pour assurer la sécurité.
Ce samedi, l’Australien défend sa ceinture welterweight pour la première fois face à l’un des combattants les plus redoutés de la planète. Et le faceoff a montré que les deux hommes sont mentalement déjà dans la cage.
Dana White en mode gardien de paix
Juste après la conférence de presse, les deux têtes d’affiche du main event se sont avancées l’un vers l’autre, posant front contre front, dans un calme trompeur. Aucun trash-talk, aucun mouvement parasite : simplement une guerre psychologique à l’état pur.
Lorsque Dana White leur a demandé de se tourner vers les photographes, rien n’y a fait.
« Face forward ! » a lancé le président de l’UFC… avant de se rendre compte que ni l’un ni l’autre n’avait l’intention de briser le contact visuel.
Della Maddalena et Makhachev sont restés figés, droit dans l’âme de l’autre. White a dû revenir d’un bond entre les deux hommes, les mains tendues, comme pour empêcher un étincelle de se transformer en explosion.
Même lorsqu’on a remis au Daghestanais une ceinture purement symbolique, puisqu’il a officiellement rendu son titre lightweight pour monter en welterweight Della Maddalena ne l’a pas lâché des yeux.
Ce n’est que quelques secondes plus tard que les deux hommes ont enfin reculé, sous une ovation mêlée d’excitation et d’appréhension.
L’Australien arrive à ce combat avec une dynamique exceptionnelle : invaincu à l’UFC, une série de 18 victoires consécutives, et une couronne récemment conquise face à Belal Muhammad en mai dernier.
Sa confiance est totale, sa précision chirurgicale, et son calme masque un instinct de tueur. Le regard planté dans celui de Makhachev en était la preuve.
Makhachev, la quête historique du double champion
S’il n’arrive pas avec la ceinture, Makhachev reste l’un des hommes les plus dangereux du roster. Maître absolu des 155 livres pendant des années, il a cumulé quatre défenses de titre, devenant le lightweight le plus dominant de l’ère moderne.
Désormais, il vise encore plus haut : inscrire son nom parmi les rares combattants UFC ayant détenu deux ceintures dans deux catégories différentes. Ils ne sont que dix à y être parvenus dans l’histoire.
La pression ne semble pas l’atteindre, et son attitude glaciale face à Della Maddalena le confirme.
Ce faceoff n’a pas dérapé. Pas de poussée, pas d’insulte, pas de comédie. Mais le poids de l’enjeu était visible : un champion qui veut s’imposer comme le nouveau patron des welters, un ex-roi lightweight prêt à prouver qu’il peut dominer plus lourd que lui.
Pour l’UFC, ce duel est une bénédiction : deux personnalités différentes, mais une intensité identique.
Si le faceoff est un avant-goût de ce qui attend le public samedi, l’UFC 322 pourrait bien offrir l’un des combats de l’année. Striking clinique contre pression suffocante, jeunesse contre expérience, champion installé contre légende en devenir : tout y est.






