Dana White a passé plus de deux heures à la barre cette semaine dans le cadre de deux procédures antitrust toujours en cours visant l’UFC, une audition très attendue centrée sur la question des communications manquantes réclamées par les plaignants dans la phase de discovery. La vice-présidente en charge de la conformité des athlètes, Tracy Long, a également été entendue.
Selon nos sources, l’audience a surtout porté sur les habitudes technologiques du patron de l’UFC, mais aussi sur son rôle réel dans la gestion quotidienne de la promotion depuis le rachat par Endeavor.
« Je ne suis pas doué avec la technologie » : White défend ses méthodes
Face aux avocats et au juge Richard Boulware, Dana White a reconnu ne pas être « très à l’aise » avec les outils numériques. Il a expliqué avoir longtemps utilisé des téléphones à clapet, et n’être passé au smartphone qu’à la demande expresse des avocats de l’UFC, afin de permettre la conservation des données liées aux procédures judiciaires en cours.
White a même précisé qu’une fois ces affaires closes, il prévoit de revenir à un téléphone basique, soulignant qu’il n’utilise ni ordinateur ni adresse e-mail personnelle.
Un point sensible de l’audience a concerné un ancien téléphone disparu, que White pense avoir été volé par un ancien employé, décrit comme un « runner » chargé de tâches mineures au sein des bureaux de l’UFC. Selon son témoignage, cet employé présenté comme un parent d’Ari Emanuel aurait déjà été impliqué dans plusieurs vols internes.
« C’est la seule explication logique », a insisté White.
Dana White se dit désormais absent des négociations contractuelles
Interrogé sur son implication dans les contrats des combattants, Dana White a été catégorique :
« Moins que zéro. »
Il a expliqué qu’au temps de la gestion menée par Lorenzo Fertitta, son ami d’enfance, il était impliqué dans presque tous les aspects de l’entreprise. Mais depuis l’arrivée d’Endeavor en 2016 (rachat à 4,4 milliards de dollars), la structure a profondément changé.
Aujourd’hui, les négociations contractuelles et le matchmaking sont principalement gérés par :
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Hunter Campbell
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Sean Shelby
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Mick Maynard
White affirme n’intervenir qu’en fin de processus, lorsque les équipes « sont à un yard de la ligne d’en-but », pour donner un avis final sur la pertinence sportive ou commerciale d’un combat.
Concernant la rémunération des athlètes, il a ajouté :
« Je ne me souviens même plus de la dernière fois où j’ai discuté de salaires avec d’autres dirigeants. »
L’audience se poursuivra avec les témoignages attendus de Hunter Campbell, mais aussi d’Elliott Howard (vidéaste UFC qui aide Dana White à configurer ses téléphones) et Eric Yee, responsable des réseaux sociaux de l’organisation.
Ces auditions pourraient s’avérer déterminantes pour établir le niveau réel de contrôle exercé par Dana White sur les décisions stratégiques de l’UFC.






