Un accrochage verbal à la conférence de presse de RAF 5 a dépassé le cadre de la lutte freestyle. Pour Eric Bischoff, l’épisode impliquant Colby Covington et Bo Nickal pourrait offrir à l’UFC un scénario en or, jusqu’au potentiel choc à la Maison-Blanche.
L’homme connaît la mécanique du spectacle. Cofondateur de Real American Freestyle (RAF), Eric Bischoff n’a pas tardé à lire l’instant pour ce qu’il est : une étincelle narrative. Présent à RAF 5 en Floride, Bischoff a vu Colby Covington détourner l’attention d’un point presse pour cibler Bo Nickal, installé au premier rang avant un combat finalement annulé. Les mots sont durs « quitter », provocations personnelles et Luke Rockhold s’invite dans l’échange. Résultat : du buzz, instantané.
Eric Bischoff ne s’en cache pas. Son credo est simple : le conflit attire, l’histoire retient. « La controverse crée de l’argent », rappelle-t-il, assumant une vision héritée de décennies dans le divertissement sportif. Pour lui, Covington joue un rôle précis : provoquer pour créer de l’intérêt, puis laisser le public attendre la résolution. Peu importe que ce soit « approprié » ou non, dit-il, tant que ça fonctionne.
Colby Covington et Bo Nickal : une rivalité née hors de l’octogone
L’incident a pris une autre dimension lorsque Nickal a évoqué l’idée d’affronter Covington à l’événement UFC annoncé sur la pelouse de la Maison-Blanche. Une perspective qui amuse autant qu’elle intrigue. Bischoff y voit un scénario déjà écrit : acte I (l’affrontement verbal), acte II (l’escalade), acte III (la résolution).
« Shakespeare adorerait », lance-t-il, invitant implicitement Dana White à capitaliser.
Notons que l’UFC n’a rien officialisé. Mais le timing nourrit les spéculations. Nickal sort d’une relance spectaculaire après sa défaite contre Reinier de Ridder, avec un KO net sur Rodolfo Vieira. Covington, lui, cherche un retour marquant après une période irrégulière et des résultats en dents de scie. Sportivement, le combat poserait des questions catégories, styles, trajectoires mais médiatiquement, l’équation est limpide.
Bischoff nuance toutefois son propos : derrière la persona, il décrit un Covington « professionnel à 100 % » en coulisses. Courtois, préparé, efficace. La provocation serait un outil, pas un dérapage. Une distinction importante à l’heure où les frontières entre promotion et sport pur se brouillent.
Cependant, la RAF n’est pas l’UFC. Si l’organisation d’Eric Bischoff a profité d’un coup de projecteur, la suite se jouera ailleurs.






