À peine lancée, l’ère Paramount+ de l’UFC soulève déjà des questions. Si l’UFC 324 a tenu ses promesses sportives, la diffusion très chargée en publicités a crispé une partie des fans. Dana White assume : c’est le prix à payer pour un modèle par abonnement.
Le passage de l’UFC à Paramount+ était l’un des tournants médiatiques majeurs de la décennie pour le MMA. Samedi, UFC 324 a inauguré ce nouveau cycle avec une soirée globalement réussie dans l’octogone, conclue par un affrontement debout intense entre Justin Gaethje et Paddy Pimblett. Mais en dehors des combats, un sujet a rapidement envahi les réseaux : la quantité de publicités diffusées pendant l’événement.
Plusieurs spectateurs ont pointé du doigt des coupures publicitaires intervenant au pire moment : durant les walkouts des combattants, et même entre les rounds, là où les fans ont l’habitude d’écouter les consignes des corners. Un détail ? Pas vraiment. Ces instants font partie intégrante de l’expérience UFC et contribuent à la tension dramatique d’un combat.
Interrogé à ce sujet en conférence de presse d’après-combat, Dana White n’a pas cherché à esquiver. Il a reconnu que tout n’était pas encore parfaitement huilé, mais a tenu à rappeler la nouvelle réalité économique.
« Je n’ai pas encore tout vu, et c’est un travail en cours. Mais c’est 8,99 dollars. Vous ne payez plus des sommes énormes. Ces gars doivent gagner de l’argent aussi », a-t-il expliqué, dans un ton fidèle à sa ligne habituelle.
D’après nos informations, cette réponse résume bien la philosophie du nouveau partenariat. Avec un contrat de 7,7 milliards de dollars sur sept ans, l’UFC a abandonné le pay-per-view au profit d’un modèle par abonnement, bien plus accessible pour le public… mais structurellement dépendant de la publicité. Là où les ventes PPV finançaient directement l’événement, Paramount+ doit rentabiliser l’audience autrement.
Dana White a également reconnu un point essentiel : Paramount a payé pour le produit, donc Paramount a son mot à dire.
« C’est un fait », a admis Dana White, tout en se montrant confiant sur la collaboration.
Selon lui, les équipes du diffuseur sont déjà très ouvertes au dialogue, et des ajustements sont attendus.
Il faut dire que l’UFC n’en est qu’au tout début de cette nouvelle aventure. Le partenariat court jusqu’en 2032, et l’UFC 324 n’en était que le premier test grandeur nature. Dès le week-end prochain, avec l’UFC 325 à Sydney, l’organisation aura l’occasion de corriger le tir, notamment sur le placement et la durée des coupures publicitaires.






