Alors que l’UFC s’apprête à tourner une page historique avec la fin du modèle pay-per-view, Daniel Cormier a tenu à calmer les inquiétudes. Pour l’ancien champion, les combattants ne sont pas les grands perdants de cette transition. Bien au contraire.
Avec l’accord de diffusion massif signé entre l’UFC et Paramount, estimé à plusieurs milliards de dollars, l’organisation entrera dès 2026 dans une nouvelle ère. Les événements ne seront plus vendus à l’unité en pay-per-view, mais diffusés directement via Paramount+. Un changement structurel qui a immédiatement soulevé une question centrale : qu’en est-il des salaires des combattants ?
Daniel Cormier, qui a connu l’UFC à son apogée commerciale, affirme que la réalité économique du sport a profondément évolué. Selon lui, le mythe des énormes revenus générés par les ventes de PPV ne correspond plus au contexte actuel. Les chiffres ne sont plus ceux d’autrefois, et la consommation illégale a largement impacté la rentabilité du modèle.
L’ancien champion explique que de nombreux combattants gagnent aujourd’hui davantage qu’à l’époque, même sans toucher aux bonus liés aux ventes. Là où certains craignaient une perte de revenus, il évoque au contraire une sécurisation financière plus stable, fondée sur des contrats garantis plutôt que sur des performances commerciales aléatoires.
Selon des informations recueillies par MMA Déferlante, plusieurs athlètes auraient récemment renégocié leurs accords en anticipant la disparition du pay-per-view, avec à la clé des rémunérations fixes revues à la hausse.
La fin du pay-per-view, un avantage caché pour les combattants
Cormier insiste sur un point précis : le poids psychologique de la vente. À son époque, un combattant devait non seulement performer, mais aussi attirer le public pour rentabiliser une soirée. Aujourd’hui, cette pression disparaît. Les fighters peuvent se concentrer sur leur sport, sans avoir à porter sur leurs épaules le succès commercial d’un événement.
Il souligne également que les gros chiffres de ventes sont devenus rares ces dernières années. Là où 800 000 ou 1 million d’achats faisaient autrefois figure de norme pour les grandes affiches, atteindre 500 000 est désormais considéré comme un excellent résultat. Dans ce contexte, baser une partie des salaires sur ces ventes devenait de moins en moins pertinent.
Pour Cormier, la nouvelle répartition profite à tous les étages de la carte. Du combattant en ouverture jusqu’au main event, chacun bénéficierait d’une meilleure visibilité financière, avec des revenus plus prévisibles et moins dépendants de facteurs extérieurs.
Le nouveau partenariat débutera officiellement le 24 janvier à Las Vegas, avec une carte marquée par un combat pour le titre lightweight entre Justin Gaethje et Paddy Pimblett. Un symbole fort pour inaugurer une UFC qui change de modèle, mais pas, selon Daniel Cormier, au détriment de ses combattants.






