Pour Kamaru Usman, si Khamzat Chimaev insiste autant pour affronter Alex Pereira, ce n’est pas un hasard. L’ancien champion welterweight estime que “Borz” aurait déjà physiquement dépassé la catégorie des -84 kg.
Depuis plusieurs semaines, Khamzat Chimaev multiplie les provocations à destination d’Alex Pereira, laissant planer l’idée d’un choc intercatégories, potentiellement au très médiatique UFC White House. Une posture intrigante, alors même que Chimaev n’a encore jamais défendu son titre middleweight. Cette situation soulève une vraie question sportive plus qu’un simple jeu de communication.
Invité à réagir sur son podcast Pound 4 Pound, Kamaru Usman, qui connaît bien Chimaev pour l’avoir affronté en 2023, a livré une analyse pour le moins révélatrice.
Une histoire de balance, encore et toujours
Selon Kamaru Usman, la clé du raisonnement de Chimaev pourrait être… la balance.
« Pour que Khamzat continue d’appeler Pereira, je pense qu’il a peut-être déjà dépassé la catégorie, encore une fois », explique le Nigérian. Une référence directe à l’époque où Chimaev tentait d’évoluer à 170 livres, avec des cuts de plus en plus compliqués et médiatisés.
À en croire Usman, les rumeurs sur le gabarit actuel de Chimaev parfois annoncé au-delà des 100 kilos hors camp ne sont pas anodines.
« Khamzat est un très gros gars. Le fait qu’il ait fait 170 à l’époque était aussi absurde qu’Anthony Johnson quand il descendait à ce poids », poursuit-il, établissant un parallèle lourd de sens avec l’ancien cogneur de l’UFC, dont la carrière avait été relancée après un changement de catégorie.
Si beaucoup voient dans Pereira un objectif “business” évident champion populaire, star mondiale, striking spectaculaire Usman nuance. Pour lui, Chimaev ne viserait pas uniquement l’argent, mais une zone de confort physique et stratégique.
« Pourquoi se tuer à faire le poids si ton corps ne suit plus ? », résume en substance l’ancien champion.
Monter à 93 kg permettrait à Chimaev de s’exprimer sans contrainte extrême… tout en visant immédiatement une ceinture.
Mais la réflexion d’Usman va plus loin. Il évoque une véritable partie d’échecs : en quittant temporairement ou définitivement le middleweight, Chimaev pourrait aussi redistribuer les cartes dans la division.
Selon cette lecture, un départ de Chimaev ouvrirait mécaniquement la porte à d’autres prétendants, comme Nassourdine Imavov, régulièrement cité parmi les challengers crédibles au titre.
« Ça pourrait ouvrir la voie à quelqu’un d’autre pour se battre pour la ceinture », souligne Kamaru Usman, évoquant clairement une stratégie à plusieurs bandes.






