Alors que Dana White s’apprête à lancer sa nouvelle organisation de boxe, Anderson Silva a pris la parole. Respectueux sur la forme, le Brésilien se montre nettement plus inquiet sur le fond et appelle à la prudence.
Le 23 janvier marquera l’entrée officielle de Zuffa Boxing sur la scène mondiale. Porté par Dana White, en association avec Nick Khan, le projet vise à remodeler la boxe professionnelle, avec des ambitions clairement assumées. Une offensive qui suscite déjà de fortes réactions dans le milieu.
Au centre des critiques, la volonté affichée de White de remettre en cause l’Ali Act, une loi destinée à protéger les boxeurs sur le plan contractuel. Pour le patron de l’Ultimate Fighting Championship, ce cadre freinerait l’évolution économique du sport. Une lecture loin de faire l’unanimité.
Interrogé par Fight Hub TV, Anderson Silva a choisi ses mots avec soin. L’ancien champion n’attaque pas frontalement, mais rappelle une règle simple : la boxe possède son histoire, ses acteurs et ses équilibres. Et ceux-ci doivent être respectés. D’après les éléments recueillis par MMA Déferlante, cette position est largement partagée par plusieurs figures du monde du combat, inquiètes de voir un modèle trop centralisé s’imposer.
Une ligne rouge à ne pas franchir
Silva insiste sur un point précis : réformer peut être bénéfique, à condition que l’objectif reste l’intérêt des athlètes. Selon lui, le danger apparaît lorsque le pouvoir se concentre excessivement entre les mains d’un seul promoteur.
L’ancien champion ne remet pas en cause l’ambition entrepreneuriale de Dana White. Il alerte en revanche sur les dérives potentielles d’un système où les boxeurs perdraient leurs garanties au nom de la rentabilité et du contrôle.
Sans condamner Zuffa Boxing avant même son lancement, Silva appelle à une vigilance collective. Pour lui, l’avenir de la boxe ne peut pas se construire sans les combattants, ni contre eux. Un avertissement clair, lancé à l’aube d’un projet qui promet déjà de bousculer les équilibres établis.






