La Professional Fighters League a dévoilé ses nouveaux classements pour marquer un “fresh start”. Surprise immédiate : Francis Ngannou n’y figure pas. Une absence expliquée par la PFL, mais qui relance déjà le débat sur la place du Camerounais dans le projet 2026.
La PFL a officiellement lancé sa nouvelle ère avec l’introduction d’un système de classements unifié. Une décision attendue, destinée à structurer davantage le roster après l’absorption de Bellator et à clarifier la hiérarchie sportive. Mais dès la première publication, une absence a sauté aux yeux : Francis Ngannou n’apparaît ni dans le top heavyweight, ni dans le classement pound-for-pound.
Un choix d’autant plus étonnant que “The Predator” reste l’une des figures les plus visibles de l’organisation depuis son arrivée en 2023, après avoir quitté l’UFC en tant que champion poids lourds en exercice. Depuis, Ngannou a surtout fait parler de lui en boxe, avec deux combats face à Tyson Fury puis Anthony Joshua, avant de revenir au MMA en octobre 2024. Pour son baptême dans la SmartCage, il avait expédié Renan Ferreira au premier round lors du PFL: Battle of the Giants, un message sportif pourtant sans ambiguïté.
La PFL temporise sur l’absence de Francis Ngannou
Face à l’incompréhension générale, le PDG de la PFL John Martin a pris la parole. Selon lui, ces classements ne constituent qu’un point de départ. Ils reflètent l’état d’activité actuel du roster, et non une hiérarchie définitive.
« Les trois ou quatre prochains mois permettront aux choses de s’équilibrer naturellement », explique-t-il, insistant sur le fait que l’activité à venir sera déterminante.
À noter que ces classements sont établis de manière indépendante par Combat Registry, organisme déjà chargé de compiler les rankings pour l’ABC et l’UFC, et auparavant pour Bellator. Autrement dit, la PFL se retranche derrière un cadre méthodologique externe, fondé sur la fréquence des combats et la dynamique récente.
Le Camerounais n’a disputé qu’un seul combat MMA sous bannière PFL, tout en menant de front une carrière de boxeur à très haute exposition. Un profil hors norme, difficile à intégrer dans un classement pensé pour des athlètes actifs et réguliers.
Francis Ngannou n’en reste pas moins central dans la stratégie de la ligue. Il lui reste un combat sur son contrat initial, et John Martin a confirmé en décembre que la PFL travaillait sur « quelque chose de très spécial » pour lui en 2026. Le dirigeant évoque même des scénarios dépendant des résultats à venir chez les lourds, notamment autour de Vadim Nemkov, preuve que le puzzle est encore en construction.
À court terme, cette absence des classements ne modifie rien pour Ngannou. Son statut dépasse largement celui d’un simple rang. À moyen terme en revanche, la PFL devra clarifier son plan : intégrer pleinement son plus gros nom dans une hiérarchie sportive lisible, ou assumer un traitement à part pour ses têtes d’affiche exceptionnelles.
Pour le public africain, Francis Ngannou demeure un symbole et un ambassadeur majeur, notamment via PFL Africa. Et à en croire les échanges réguliers entre le clan de Francis Ngannou et la PFL, un retour dans la cage est bien dans les tuyaux.






