Dans un sport où la lumière se braque presque exclusivement sur les combattants, certains artisans restent dans l’ombre. Pourtant, sans eux, rien n’est possible. En 2025, John Wood s’est imposé comme l’un des cerveaux les plus influents du circuit, au point d’être unanimement reconnu comme le coach de l’année.
À la tête de Syndicate MMA, John Wood a été au cœur d’une saison exceptionnelle, marquée par des performances de très haut niveau et une constance rare. Son travail a notamment été indissociable de l’année hors norme réalisée par Merab Dvalishvili, devenu l’un des champions les plus dominants de l’histoire récente des poids coqs.
En janvier, à l’UFC 311, Dvalishvili s’avance face à Umar Nurmagomedov avec le statut d’outsider. Peu lui accordent une longue reign. Pourtant, pendant 25 minutes, il impose un rythme infernal, retourne la situation et envoie un message clair à toute la division. Cette victoire n’est pas seulement celle d’un combattant, mais celle d’un plan parfaitement exécuté.
Une saison menée à contre-courant des standards
Là où beaucoup de champions se contentent de deux défenses annuelles, Merab Dvalishvili en voulait plus. Et John Wood a suivi. Mieux : il a adapté sa préparation à un calendrier inédit, visant quatre défenses de titre sur une seule année, un défi jamais relevé jusque-là à l’UFC.
En juin, à l’UFC 316, Dvalishvili retrouve Sean O’Malley. Cette fois, il ne se contente pas de dominer : il finalise. Une première dans la carrière d’O’Malley, symbole d’une évolution nette du champion sous la direction de Wood. Quatre mois plus tard, même scénario face à Cory Sandhagen, totalement neutralisé à l’UFC 320.
La quête historique s’est finalement arrêtée en décembre, lors du combat contre Petr Yan. Une défaite, certes, mais au terme d’un affrontement d’une intensité rare, que beaucoup considèrent déjà comme l’un des plus grands combats pour le titre de la catégorie. Même dans l’échec, le travail du coach reste visible : préparation, ajustements, lucidité.
Selon l’analyse de MMA Déferlante, c’est précisément cette capacité à maintenir un niveau d’excellence sur la durée, dans la victoire comme dans la défaite, qui distingue John Wood cette année.
Au-delà de Dvalishvili, le coach de Syndicate MMA a également accompagné plusieurs performances marquantes : la victoire de Khalil Rountree contre Jamahal Hill, les KO spectaculaires de Nazim Sadykhov, ou encore la progression solide de Luana Santos.
Dans un MMA de plus en plus exigeant, John Wood incarne une figure essentielle : celle du stratège, du bâtisseur, de l’homme qui transforme le potentiel en domination réelle. En 2025, son empreinte est partout. Et sa distinction ne doit rien au hasard.






