Knockout de l’année 2025 selon MMA Junkie : Mauricio Ruffy éteint King Green

Knockout de l’année 2025 selon MMA Junkie : Mauricio Ruffy éteint King GreenL’année 2025 aura été marquée par une avalanche de finitions spectaculaires, mais une seule est parvenue à se détacher aux yeux de la rédaction de MMA Junkie. Au terme d’un vote interne, c’est Mauricio Ruffy qui a été désigné auteur du KO de l’année, grâce à une finition aussi brutale qu’iconique face à King Green lors de l’UFC 313.

Dans ce combat disputé en début d’année, Ruffy a profité du plus grand rendez-vous de sa jeune carrière pour frapper un grand coup. À 2 minutes et 16 secondes du premier round, le Brésilien a déclenché un spinning wheel kick d’une précision chirurgicale qui a immédiatement fait s’effondrer King Green, face contre le tapis, sans la moindre possibilité de retour. Une image forte, presque choquante, qui a instantanément fait le tour des réseaux sociaux.

Ce KO est venu s’inscrire dans la dynamique impressionnante du collectif The Fighting Nerds, dont plusieurs membres se sont illustrés tout au long de l’année. Pour Ruffy, cette finition restera comme l’un des moments les plus marquants de 2025, même si la suite sportive a été plus contrastée. Propulsé vers un combat très exposé face à Benoît Saint Denis en septembre, le Brésilien s’est incliné, sans pour autant effacer l’impact de ce highlight exceptionnel.

Une concurrence féroce pour le KO de l’année

La distinction n’était pas acquise d’avance, tant la liste des finitions mémorables a été longue en 2025. Parmi les mentions honorables, Diego Lopes s’est illustré lors de Noche UFC avec un spinning elbow dévastateur face à Jean Silva, au terme d’un combat d’une rare intensité.

De son côté, Quillan Salkilld a marqué les esprits avec un high kick d’une violence extrême contre Nasrat Haqparast à l’UFC 321, laissant son adversaire de longues minutes au sol.

Impossible également d’ignorer Ilia Topuria, qui a reconquis l’or chez les poids légers en mettant KO Charles Oliveira à l’UFC 317, dans un échange aussi bref que brutal.

Enfin, Lerone Murphy a signé l’un des knockouts les plus propres de l’année en accueillant Aaron Pico par un enchaînement genou–spinning elbow absolument parfait lors de l’UFC 319.

Un symbole de l’évolution du striking en MMA

Si le choix de Mauricio Ruffy s’est imposé, c’est aussi parce que sa finition incarne une tendance forte observée en 2025 : la montée en puissance des techniques rotatives maîtrisées, exécutées avec timing et lucidité, loin des gestes désespérés. Ce spinning wheel kick est devenu le seizième KO de ce type dans l’histoire de l’UFC, mais sans doute l’un des plus marquants visuellement.

Même battu plus tard dans l’année, Ruffy a laissé une empreinte durable. En 2025, personne n’a mieux symbolisé la violence spectaculaire et la précision chirurgicale du MMA moderne que lui. Un KO qui restera, longtemps encore, gravé dans les mémoires.

Une icône du MMA remet en cause le choix de l’UFC pour Volkanovski–Lopes

Une icône du MMA remet en cause le choix de l’UFC pour Volkanovski–LopesLa décision n’est pas passée inaperçue. En offrant une nouvelle chance au titre à Diego Lopes face à Alexander Volkanovski, l’UFC a relancé un débat récurrent : la logique sportive passe-t-elle encore avant les considérations de business ?

Après l’abandon du titre featherweight par Ilia Topuria, l’organisation avait mis la ceinture en jeu entre Volkanovski et Lopes. L’Australien s’était alors imposé sans ambiguïté, sur décision unanime, reprenant son trône. Depuis ce combat, aucune défense n’avait été programmée, tandis que la hiérarchie semblait se clarifier derrière lui.

De son côté, Diego Lopes a rebondi en s’imposant par TKO face à Jean Silva. Une victoire solide, mais jugée insuffisante par une partie des observateurs pour justifier un nouveau title shot immédiat, surtout au détriment de profils comme Movsar Evloev ou Lerone Murphy, toujours invaincus à l’UFC.

Même Volkanovski a reconnu sa surprise, admettant s’attendre plutôt à affronter l’un de ces deux prétendants. Mais le choix de l’organisation était déjà acté.

Demetrious Johnson questionne la notion même de “sport”

Cette annonce a surtout provoqué une réaction très virulente de Demetrious Johnson. Sur sa chaîne YouTube, la légende américaine n’a pas cherché à nuancer son propos. Pour lui, la logique sportive est clairement mise à mal.

Johnson rappelle un fait simple : Diego Lopes a déjà eu sa chance, et il l’a perdue nettement. Un combat dominé par Volkanovski sur la majorité des rounds, sans réelle contestation possible. Dans ce contexte, une seule victoire supplémentaire, même spectaculaire, ne devrait pas suffire à effacer cette défaite.

L’ancien champion va plus loin, s’interrogeant ouvertement sur les critères qui président désormais aux décisions de l’UFC. Popularité, capacité à vendre des billets, exposition médiatique : autant de facteurs qui, selon lui, semblent parfois primer sur la performance pure.

Selon l’analyse de MMA Déferlante, cette sortie de Demetrious Johnson résonne avec un malaise plus large, déjà exprimé par plusieurs acteurs du milieu. Le MMA reste un sport de combat, mais son modèle économique impose des choix qui brouillent parfois la hiérarchie sportive.

Pour Johnson, le constat est sans appel : lorsque les décisions reposent davantage sur l’opportunité que sur le mérite, la frontière entre sport et divertissement devient floue. Une critique lourde de sens, venant de l’un des champions les plus respectés de l’histoire de l’UFC, et qui relance un débat que l’organisation n’a jamais réellement tranché.

Alex Pereira officialise dévoile l’identité de sa copine, combattante de l’UFC

Après une année mouvementée sur le plan sportif, Alex Pereira a conclu 2025 sur une note plus personnelle. Le Brésilien a profité du passage à la nouvelle année pour rendre publique sa relation avec une autre athlète bien connue de l’UFC.

Sur le plan sportif, l’année n’a pas été linéaire pour Pereira. Battu par Magomed Ankalaev par décision unanime au printemps, il avait perdu sa ceinture et vu certaines spéculations émerger sur la suite de sa carrière, notamment un éventuel avenir chez les poids lourds. Mais « Poatan » a rapidement remis les pendules à l’heure en reprenant son titre avant la fin de l’année, grâce à un TKO expéditif lors de l’UFC 320.

Alors que les interrogations persistent sur ses prochains choix sportifs, le Brésilien a surpris ses fans en dévoilant un aspect plus intime de sa vie, loin de l’octogone.

Tracy Cortez, une relation rendue publique au Nouvel An

Dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, Alex Pereira a officialisé sa relation avec Tracy Cortez. Les deux combattants ont partagé des publications concordantes sur leurs réseaux sociaux, confirmant ainsi une rumeur qui circulait depuis plusieurs semaines.

Tracy Cortez, figure populaire de la division flyweight, reste sur une défaite face à Erin Blanchfield, mais demeure l’une des combattantes les plus suivies de sa catégorie. Les deux athlètes entament donc l’année 2026 ensemble, sous le regard attentif des fans.

Selon des éléments relevés par MMA Déferlante, cette officialisation n’a aucun lien direct avec les décisions sportives à venir de Pereira. L’incertitude demeure quant à son avenir immédiat : montée éventuelle chez les lourds, nouvelles défenses de titre, ou affiches exceptionnelles évoquées ces derniers mois.

Une chose est sûre : après avoir repris le contrôle dans la cage, Alex Pereira semble également avoir trouvé un nouvel équilibre en dehors.

Qui était Abbey Subhan, le monteur vidéo de MMA Junkie mort à 45 ans

Abbey Subhan, figure emblématique de la production vidéo dans l’industrie MMA, est décédé le 29 décembre 2025 à l’âge de 45 ans, laissant un vide immense au sein de la communauté des arts martiaux mixtes. Né le 7 avril 1980 à Hounslow, en Angleterre, Abbey s’est distingué par son travail acharné en tant que monteur vidéo chez MMA Junkie, où il a consacré près de onze années à capturer et retranscrire l’intensité des combats et la passion qui anime ce sport de combat.

Son expertise technique, alliée à une connaissance approfondie du MMA et de l’UFC, a permis de repousser les limites de la couverture médiatique, en donnant vie aux moments clés de cette discipline exigeante. Très apprécié pour son énergie chaleureuse et son professionnalisme, Abbey a su rassembler et inspirer ses collègues, tout en développant une série de productions visuelles qui ont marqué les esprits. Son décès, provoqué par des complications liées à une crise cardiaque, a suscité un hommage unanime dans le monde du MMA, où la perte de ce monteur vidéo est ressentie comme celle d’un pilier incontournable.

Abbey Subhan et son impact sur la production vidéo dans l’industrie MMA

Depuis son arrivée chez MMA Junkie en 2015 en tant que prestataire indépendant, Abbey Subhan s’est rapidement imposé grâce à un style de montage unique et une compréhension fine de la narration visuelle dans le sport de combat. En 2022, il a rejoint l’équipe à temps plein, récompensant ainsi une décennie d’efforts et de créations innovantes. Sa capacité à valoriser les combattants au travers de vidéos détaillées, telles que les documentaires sur Kayla Harrison et Dustin Poirier, a contribué à élargir l’audience du MMA et à offrir un regard plus humain et accessible sur ce sport intense. Sa contribution n’était pas uniquement technique puisque Abbey animait aussi les podcasts “Overreaction Time” et “Spinning Back Clique”, amplifiant son rôle au sein de la communauté MMA Junkie.

Abbey Subhan était plus qu’un simple monteur vidéo : il était une source constante d’inspiration pour ses collègues grâce à son enthousiasme contagieux et sa rigueur dans le moindre détail. Simon Samano, rédacteur en chef de MMA Junkie, souligne que son professionnalisme et sa passion pour le MMA étaient palpables dans chaque production. Cet engagement a permis de hisser la qualité des contenus proposés par MMA Junkie à un niveau supérieur. L’importance de son rôle se mesurait aussi dans ses relations humaines, où il favorisait une atmosphère positive et collaborative, tant devant que derrière la caméra. Ses collègues évoquent un homme d’une grande classe, dont l’influence perdurera bien au-delà de son départ prématuré.

Le MMA s’associe à World Liberty Financial pour créer une économie mondiale de tokens dans les sports de combat

Le monde des sports de combat entre dans une nouvelle ère grâce à un partenariat inédit entre Mixed Martial Arts Group Limited (MMA.INC) et World Liberty Financial (WLFI), une plateforme innovante de finance décentralisée. Cette collaboration vise à bâtir une économie mondiale basée sur les tokens, propulsant ainsi la communauté globale de combattants, entraîneurs, fans et salles de sport dans l’univers dynamique de la blockchain et des cryptomonnaies. L’intégration du stablecoin USD1, développé par WLFI, sera au cœur de ce projet ambitieux, destiné à réinventer la manière dont les échanges et les interactions financières se font dans l’écosystème des sports de combat en exploitant la puissance de la finance décentralisée.

Portée par la vision commune d’une innovation financière accessible et sécurisée, cette alliance combine l’expertise technologique de WLFI avec la solide communauté MMA.INC, forte de plus de 5 millions de passionnés et de milliers de gyms répartis dans seize pays. Ensemble, ils construiront un modèle économique tokenisé qui ne se limite pas à une simple valeur spéculative. L’objectif est de créer un écosystème Web3 où la participation réelle, la reconnaissance des efforts et la gouvernance transparente sont au cœur des interactions économiques, apportant ainsi une dimension concrète à la cryptomonnaie dans le secteur des sports de combat.

Un partenariat stratégique pour une économie mondiale des sports de combat tokenisée

Le protocole d’accord signé entre MMA.INC et World Liberty Financial ouvre la voie à une collaboration transversale impliquant l’architecture des tokens, la modélisation économique en chaîne, la conception de réserves stablecoins, ainsi que l’intégration technique sur les plateformes MMA. Ce partenariat se traduit par la création d’un token utilitaire MMA propre, soutenu par la stabilité du USD1, offrant une nouvelle expérience financière aux acteurs du milieu. En 2026, cet écosystème intelligent promet une gouvernance co-construite et évolutive, garantissant une croissance durable enracinée dans les valeurs sportives et communautaires.

Au-delà de l’aspect technologique, World Liberty Financial est intégrée au Conseil d’Orientation Stratégique de MMA.INC, assurant un accompagnement continu sur la conformité réglementaire, les mécanismes économiques longs termes et la pérennité du modèle. Donald Trump Jr., co-fondateur de WLFI, apporte son expertise dans cette dynamique, illustrant l’ambition portée par ce rapprochement entre innovation financière et sport de combat.

Combat UFC : Johnny Walker affronte Dominick Reyes à l’UFC 327 le 11 avril

Le 11 avril prochain, l’Ultimate Fighting Championship (UFC) revient avec un affrontement très attendu dans la catégorie des poids mi-lourds. Johnny Walker et Dominick Reyes s’affronteront à l’UFC 327, événement qui se tiendra au Kayesa Center de Miami, offrant un décor parfait pour une confrontation explosive en arts martiaux mixtes (MMA). Ce combat promet une intensité rare, mêlant le style imprévisible et explosif de Johnny Walker à la technique affûtée et l’expérience considérable de Dominick Reyes. Tous deux cherchent à s’imposer dans une division encore largement ouverte, rendant cette rencontre cruciale pour l’évolution de leur carrière.

Reyes, ancien challenger du titre à deux reprises, sort d’une défaite difficile face à Carlos Ulberg à Perth, où un knockout en première manche a stoppé momentanément sa montée. Avant cette déconvenue, il enchaînait une série de trois victoires consécutives, dont des finitions impressionnantes, rappelant sa performance face à Jon Jones. De son côté, Johnny Walker, classé 12e mondial, vient de mettre fin à une mauvaise série avec une victoire spectaculaire face à Mingyang Zhang, qu’il a surpris en deuxième round malgré un statut d’outsider clair. Sa polyvalence et son arsenal diversifié de frappes, inspiré du kickboxing et de la capoeira, en font un adversaire redoutable capable de changer le cours d’un combat instantanément.

Un match pivot dans la division des poids mi-lourds à l’UFC 327

Le face-à-face entre Johnny Walker et Dominick Reyes n’est pas un simple combat de plus dans l’actualité du MMA en avril. Au-delà du spectacle, ce match revêt une importance stratégique. Dominick Reyes, qui cherche à retrouver son rang parmi les premiers du classement, doit démontrer qu’il peut rebondir après sa récente défaite. Pour Johnny Walker, vainqueur surprenant lors de son dernier combat, l’enjeu est d’autant plus grand qu’il souhaite subtiliser la 9e place détenue actuellement par Reyes.

Leurs styles très différents rendent ce combat particulièrement excitant. Walker combine une portée impressionnante et une frappe lourde avec un style sauvage, tandis que Reyes s’appuie sur une base solide en jiu-jitsu pour contrôler les phases au sol et une capacité à finir les combats avant la décision. Cet équilibre entre la lutte au sol et le striking explosif symbolise la richesse technique des arts martiaux mixtes à leur plus haut niveau.

Bien que ce match ne soit pas une éliminatoire directe pour le titre, il pourrait bien redistribuer les cartes dans la catégorie Light Heavyweight. Miami sera le théâtre d’un duel où la maîtrise technique et la recherche du KO seront au cœur des enjeux.

 

Islam Makhachev voit plus grand pour Umar Nurmagomedov et cible un autre défi

Alors qu’Umar Nurmagomedov s’apprête à affronter Deiveson Figueiredo, une voix influente de son clan estime que ce combat n’est pas forcément le plus logique à long terme. Islam Makhachev a livré une analyse sans détour sur la trajectoire idéale de son partenaire d’entraînement.

Battue pour la première fois de sa carrière en début d’année face à Merab Dvalishvili, Umar Nurmagomedov a rapidement corrigé le tir. Sa victoire maîtrisée contre Mario Bautista lui a permis de rester dans la course au sommet. Mais dans une division désormais dominée par le retour de Petr Yan, la route vers un nouveau title shot semble plus complexe.

C’est dans ce contexte qu’Umar affrontera Figueiredo à l’UFC 324. Un combat important, certes, mais qui ne convainc pas totalement Islam Makhachev lorsqu’il s’agit de projection sportive.

Une revanche contre Merab plutôt qu’un détour

Pour Islam Makhachev, l’adversaire idéal d’Umar n’est pas celui qui figure sur son prochain contrat. Le champion estime qu’une revanche face à Merab Dvalishvili aurait bien plus de sens. Selon lui, la première confrontation ne reflétait pas le véritable potentiel de son partenaire, et plusieurs paramètres avaient pesé contre lui ce soir-là.

Makhachev se montre confiant : il est persuadé qu’Umar peut faire beaucoup mieux et même imposer sa loi face à Merab dans un second affrontement. Il insiste également sur un point clé : l’âge et la marge de progression. Umar est encore jeune, le titre ne lui échappera pas s’il reste patient et stratégique.

Dans ses propos, Islam fait aussi un parallèle personnel. Lui-même aurait aimé avoir l’opportunité d’effacer une défaite par une revanche, chose qu’il n’a jamais pu concrétiser. À ses yeux, Umar dispose encore de cette chance, surtout face à un adversaire solidement installé au sommet de la catégorie.

Selon des échanges rapportés par MMA Déferlante, cette option d’une revanche reste crédible à moyen terme, d’autant plus que le premier combat entre Umar et Merab avait laissé des traces, sportives comme personnelles. La tension entre les deux hommes n’a jamais totalement disparu, et tout indique qu’un deuxième acte finira par s’imposer.

En attendant, Umar Nurmagomedov devra d’abord passer l’obstacle Figueiredo. Une victoire convaincante pourrait justement accélérer ce scénario et remettre sur la table le combat que Makhachev considère comme le plus révélateur pour l’avenir de son coéquipier.

« Ils veulent du trash talk » : un combattant dénonce le système de l’UFC

Figure respectée du MMA mondial, Khabib Nurmagomedov n’a pas mâché ses mots. En marge du World Sports Summit, l’ancien champion invaincu a pointé du doigt un système qu’il juge de plus en plus éloigné de l’essence même du sport, accusant l’Ultimate Fighting Championship de privilégier le spectacle et la provocation au détriment du mérite sportif.

Khabib n’a pas parlé en observateur détaché. Son discours s’appuie sur des années passées au plus haut niveau, d’abord comme combattant, puis comme entraîneur et mentor. Selon lui, l’évolution actuelle du MMA pénalise une frange entière d’athlètes : ceux qui gagnent, mais qui ne correspondent pas au moule médiatique recherché par les grandes promotions américaines.

Il décrit une réalité où le talent ne suffit plus. Désormais, la capacité à faire le buzz, à provoquer verbalement ou à créer une narration conflictuelle pèserait parfois plus lourd que les performances dans la cage. Une dérive qu’il observe avec inquiétude, notamment pour les combattants issus de cultures où la discrétion et le travail priment sur la mise en scène.

Khabib insiste sur un point fondamental : pour lui, le MMA doit rester un sport avant d’être un produit de divertissement. La cage devrait être l’unique juge, pas les micros ni les réseaux sociaux. Une vision qu’il estime de plus en plus marginalisée dans l’écosystème actuel.

Des talents mis de côté malgré leurs résultats

L’ancien champion s’est montré particulièrement préoccupé par le sort des jeunes combattants, notamment ceux venus du Caucase. Il évoque une génération entière, disciplinée et affamée, qui se heurte à un plafond invisible. Des athlètes qui gagnent, parfois sans perdre, mais dont les contrats ne sont pas renouvelés faute d’exposition médiatique suffisante.

Selon des éléments recoupés par MMA Déferlante, ce constat est partagé par plusieurs acteurs du milieu, qui observent une sélection de plus en plus orientée par le potentiel marketing plutôt que par la seule performance sportive. Khabib va plus loin : il parle d’injustice, estimant que certains combattants sont écartés non pas pour leur niveau, mais parce qu’ils ne correspondent pas aux codes attendus.

Pour lui, cette logique fragilise l’équité du système. Le MMA, rappelle-t-il, repose sur un principe simple : deux combattants entrent dans une cage, et le meilleur gagne. Tout le reste devrait être secondaire. Or, à ses yeux, les priorités semblent aujourd’hui inversées.

À travers cette prise de position, Khabib défend une vision plus brute et plus juste du MMA. Un sport où le respect, le travail et les résultats priment sur la provocation. Un message fort, porté par l’une des voix les plus crédibles de l’histoire de l’UFC, et qui résonne bien au-delà de sa propre équipe.

Il promet de « passer Cyril Gane à tabac » à son retour dans les octogones

Encore en convalescence après une blessure sérieuse aux yeux, Tom Aspinall ne cache pas ses intentions. Le Britannique vise toujours Ciryl Gane, mais refuse catégoriquement de revenir dans l’octogone tant que sa santé n’est pas totalement rétablie.

Touché aux deux yeux lors de leur affrontement pour le titre à l’UFC 321 en octobre dernier, Aspinall avait dû abandonner après plusieurs coups de doigt involontaires, conduisant à un no contest. Depuis, le champion poids lourds fait face à une convalescence délicate. Il souffre encore de vision double et doit subir deux interventions chirurgicales, prévues sur le mois de janvier.

Dans une récente prise de parole, Aspinall a tenu à clarifier sa position. Pour lui, la priorité est claire : retrouver une santé optimale avant toute reprise. Pas question de brûler les étapes, malgré l’enjeu sportif et la pression extérieure. Il assume un retour progressif, centré sur la guérison et le travail à la salle, avant de penser à un combat.

Le Britannique n’élude toutefois pas la rivalité. Il l’affirme sans détour : une fois remis, il compte régler ses comptes avec Gane. Une déclaration assumée, mais conditionnée à un rétablissement complet. D’après des informations obtenues par MMA Déferlante, son entourage médical insiste également sur une reprise sans compromis, compte tenu de la zone touchée.

Une cible maintenue, une santé non négociable

Accusé par certains de faire durer sa blessure, Aspinall balaie ces critiques. Il explique se concentrer sur les messages de soutien et refuser de laisser son ego dicter son calendrier. Son discours est constant : revenir trop tôt serait une erreur, et il n’envisage aucun risque inutile pour sa carrière.

Pendant ce temps, Ciryl Gane poursuit sa préparation. Le Français reste actif à l’entraînement, tandis que des rumeurs évoquent un possible affrontement d’envergure face à Alex Pereira, hypothèse relayée récemment par Joe Rogan.

Pour Aspinall, le message est limpide. Ciryl Gane reste l’objectif numéro un. Mais le combat n’aura lieu que lorsque toutes les conditions seront réunies. Pas avant.

Pourquoi le spinning back elbow a explosé en 2025 en MMA

En MMA, les modes ne naissent jamais par hasard. En 2025, une arme en particulier s’est imposée dans les cages : le spinning back elbow. Une technique longtemps marginale, devenue en quelques mois l’un des gestes les plus spectaculaires et les plus décisifs du très haut niveau.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près d’un cinquième des KO par spinning back elbow recensés dans l’histoire de l’UFC ont eu lieu sur la seule année 2025. Et le phénomène ne s’est pas limité à l’organisation reine : le PFL et d’autres promotions internationales ont également surfé sur cette vague, multipliant les highlights viraux.

L’été a marqué un tournant. En août, deux combats consécutifs se sont terminés par KO sur spinning elbow lors de l’UFC 319. Carlos Prates a stoppé Geoff Neal, avant que Lerone Murphy ne couche Aaron Pico de manière brutale. Quelques semaines plus tard, Diego Lopes faisait vaciller Jean Silva à Noche UFC grâce à une action similaire, prélude à la finition.

Pour Michael Chiesa, aujourd’hui analyste, cette accumulation n’a rien d’un hasard. Il y voit un changement profond dans la manière dont les combattants gèrent la pression : des athlètes de plus en plus complets techniquement, capables d’utiliser des frappes tournoyantes pour casser l’avancée des adversaires agressifs.

Pourquoi l’elbow a pris le dessus sur le backfist

L’ancien prétendant lightweight Paul Felder apporte un éclairage intéressant. Lui-même auteur d’un KO par spinning backfist à l’UFC, il estime que l’elbow est plus court, plus compact et surtout plus adapté face aux lutteurs qui ferment la distance très vite. Moins d’amplitude, moins de risques articulaires, et un impact souvent dévastateur sur un adversaire lancé vers l’avant.

Cette frappe reste pourtant difficile à travailler pleinement à l’entraînement. Le risque de coupures ou de blessures est réel, ce qui limite son usage en sparring réel. Elle repose donc beaucoup sur l’instinct, le timing et l’engagement total le soir du combat.

Du côté des entraîneurs, la prudence reste de mise. John Wood, head coach de Syndicate MMA, rappelle que toute arme à la mode finit par trouver sa parade. Comme le calf kick avant lui, le spinning elbow fonctionne tant que les adversaires n’y sont pas parfaitement préparés.

Selon l’analyse de MMA Déferlante, le succès de cette technique tient à un mélange précis : pression constante en MMA moderne, excellence athlétique, et prise de risque assumée. Le gain potentiel est immense — un KO spectaculaire, des bonus, une notoriété instantanée — mais l’échec peut être tout aussi brutal si le timing est mauvais.

Pour Edson Barboza, auteur de l’un des plus grands KO tournoyants de l’histoire avec son wheel kick légendaire, la logique est simple : quand une technique commence à fonctionner, tout le monde s’y met. Et tant que la croyance est là, elle continue de faire des dégâts.

Reste à savoir si le spinning back elbow s’installera durablement ou s’il cédera, à son tour, face à la prochaine évolution tactique du MMA moderne.