Contesté mais imperturbable, Diego Lopes s’avance vers sa revanche pour le titre featherweight face à Alexander Volkanovski. Le Brésilien l’assume pleinement : il a fait le job, l’UFC l’a choisi, le reste ne le concerne pas.
À l’approche de l’UFC 325 à Sydney, Diego Lopes refuse de se laisser parasiter par le bruit extérieur. Samedi, il disputera son deuxième combat pour la ceinture des poids plumes face à Alexander Volkanovski, cinq mois après une première défaite à la décision. Entre-temps, Lopes a répondu de la seule manière qui compte dans ce sport : par une victoire nette, un KO sur Jean Silva en septembre, suffisamment fort pour remettre son nom en tête de liste.
Une trajectoire assumée par Diego Lopes
Pourtant, l’attribution de ce title shot n’a pas fait l’unanimité. Les invaincus Movsar Evloev et Lerone Murphy espéraient logiquement être appelés. Lopes ne conteste pas leurs mérites. Il les reconnaît même ouvertement. Mais il balaie l’idée qu’il devrait se justifier d’avoir accepté l’opportunité.
« Personne ne refuse un combat pour le titre », résume-t-il.
À ses yeux, la controverse était inévitable. Donner la chance à Evloev aurait suscité des critiques sur son inactivité récente ; offrir la ceinture à Murphy aurait déclenché d’autres débats sur la qualité de son opposition.
« Les gens ne seront jamais contents », tranche Diego Lopes, lucide sur la mécanique médiatique du MMA.
Battu une première fois par Volkanovski, Diego Lopes a rebondi de manière décisive. Là où d’autres sont restés sur la touche, lui a livré une performance spectaculaire, exactement ce que l’organisation attend d’un prétendant crédible.
« Mon idée était de gagner sans discussion, par KO, soumission ou domination totale », explique-t-il.
« J’ai gagné, j’ai remis mon nom sur la table, et l’UFC a décidé. » Pour le Brésilien, la responsabilité s’arrête là.
Les mécontents sont invités à s’adresser directement à l’organisation, pas à l’athlète qui dit oui quand on lui tend la ceinture.
Une revanche aux enjeux multiples
Ce combat dépasse le simple cadre d’un title shot. Volkanovski a lui-même laissé entendre que la suite de sa carrière dépendrait du résultat. Une victoire du champion pourrait ouvrir la voie à d’autres défenses, tandis qu’un revers pourrait précipiter une retraite. Lopes, lui, ne s’attarde pas sur ces scénarios. Son objectif est clair : repartir de Sydney avec l’or.
Il promet néanmoins un affrontement différent du premier. Plus dur, plus intense. « Je ne pense pas qu’il puisse sortir d’un combat contre moi sans dégâts », glisse-t-il, sans provocation excessive. Une déclaration qui colle à son style combatif et à son désir de marquer les esprits.
En cas de victoire, plusieurs options s’offriraient à l’UFC : une trilogie immédiate si Volkanovski continue, ou une première défense face à un nouveau challenger si le champion décide de s’effacer. Dans tous les cas, la division featherweight entrerait dans une nouvelle phase.






