Une victoire ce samedi soir pourrait ouvrir à Rose Namajunas la porte d’un affrontement historique face à Valentina Shevchenko. Un scénario qu’elle décrit comme l’aboutissement de toute sa carrière.
À l’approche de l’UFC 324, Rose Namajunas ne cache pas l’émotion qui l’habite. À 33 ans, l’ancienne double championne des poids pailles sait que le combat qui l’attend contre Natalia Silva dépasse le simple cadre d’une victoire sur la carte principale. En cas de succès, l’UFC lui a indiqué qu’un combat pour le titre flyweight l’attendrait face à Valentina Shevchenko.
Une perspective lourde de sens pour “Thug Rose”, qui évoque sans détour la portée symbolique d’un tel duel. Affronter Shevchenko représenterait, selon elle, « l’aboutissement de toute [sa] carrière ». Un aveu fort, venant d’une combattante déjà passée par les sommets, mais qui n’a jamais caché l’admiration qu’elle porte à la championne kirghize, aujourd’hui au sommet pour la deuxième fois de sa carrière.
Le rêve sportif et humain de Rose Namajunas
Namajunas n’ignore rien de la complexité émotionnelle d’un tel affrontement. Les deux femmes se connaissent, ont partagé des séances d’entraînement et se respectent profondément. Contrairement à certaines rivalités construites dans l’opposition frontale, ce potentiel combat se nourrit d’estime et d’inspiration. Rose parle de Shevchenko comme d’un modèle, d’une athlète dont la rigueur et la constance ont toujours servi de référence.
À en croire MMA Déferlante, cette dimension rend l’enjeu encore plus singulier. Namajunas n’affronte pas seulement une championne dominante, mais une figure qui incarne ce qu’elle a cherché à devenir au fil des années. Une situation qui lui rappelle, en partie, ses combats face à Joanna Jedrzejczyk, autre adversaire qu’elle admirait avant de la détrôner. La différence ? Avec Shevchenko, le lien personnel rendrait la confrontation plus délicate, presque paradoxale.
Avant de songer à l’or, Rose Namajunas doit toutefois résoudre un problème immédiat : Natalia Silva. La Brésilienne arrive lancée, invaincue en sept combats à l’UFC, et reste sur une démonstration impressionnante face à Alexa Grasso. Un test de haut niveau, loin d’être une formalité, dans une catégorie flyweight en pleine recomposition.
Sportivement, l’enjeu est immense. Une victoire ferait de Namajunas seulement la deuxième femme de l’histoire de l’UFC à pouvoir devenir championne dans deux divisions différentes. Mais la principale intéressée se montre prudente. Malgré les assurances reçues, elle refuse de parler de promesse gravée dans le marbre. « Rien n’est garanti », insiste-t-elle, préférant se concentrer sur la performance et le contenu proposé dans l’octogone.






