Le combat lightweight entre Michael Johnson et Alexander Hernandez a été retiré de la carte de l’UFC 324 quelques heures avant le début de l’événement. En cause : de sérieuses irrégularités détectées sur les marchés de paris, confirmées après coup par Dana White.
L’UFC 324 n’a pas été marqué uniquement par ses combats. En coulisses, une décision rare et lourde de conséquences a été prise juste avant le lancement de la soirée : l’annulation du duel entre Michael Johnson et Alexander Hernandez. Une affiche pourtant programmée sur les early prelims, retirée sans explication immédiate pour le public.
Après l’événement, Dana White a levé le voile sur les raisons de ce retrait brutal de l’UFC 324. Selon le patron de l’UFC, ce sont des mouvements suspects sur les lignes de paris qui ont déclenché l’alerte. Les cotes du combat auraient connu une variation soudaine et inhabituelle, suffisamment importante pour que plusieurs plateformes de paris en ligne saisissent les services chargés de l’intégrité des jeux.
« On a été appelés par le service d’intégrité des jeux. Et j’ai dit : je ne refais pas ça une deuxième fois. On a retiré le combat », a expliqué White, faisant clairement référence à un précédent encore très frais dans les mémoires de l’organisation.
Le précédent Dulgarian encore dans toutes les têtes
En novembre dernier, une situation similaire avait entouré un combat impliquant le featherweight Isaac Dulgarian. À l’époque, malgré des signaux d’alerte comparables sur les marchés de paris, l’UFC avait choisi de maintenir le combat. Dulgarian, pourtant favori, s’était incliné par soumission dès le premier round. Dans la foulée, l’UFC avait transmis le dossier au FBI.
Les conséquences avaient été immédiates : Dulgarian libéré de son contrat, suspension par la Commission athlétique du Nevada, et ouverture d’une enquête fédérale toujours en cours. Un épisode qui a manifestement servi de leçon à Dana White.
« C’est exactement ce qui s’est passé. Ça recommence », a-t-il résumé, laissant entendre que l’UFC ne prendrait désormais plus aucun risque face à ce type de signal.
Concernant Johnson et Hernandez, White s’est montré beaucoup plus prudent. Il affirme ne disposer d’aucune information supplémentaire à ce stade sur l’origine exacte de ces mouvements de cotes. Mais une chose semble acquise : le dossier devrait rapidement atterrir sur le bureau du FBI.
« Le FBI est déjà très impliqué sur ces affaires. Je suis sûr que ce combat sera le prochain sur la liste », a-t-il déclaré.
À la question de savoir si l’un ou l’autre des combattants pourrait subir des sanctions similaires à celles infligées à Dulgarian, Dana White a répondu sans détour :
« Je ne sais pas. »
Pour Michael Johnson et Alexander Hernandez, les conséquences sportives restent floues à court terme. Aucun élément ne permet pour l’instant d’impliquer directement les combattants.






