Annoncé en grande pompe par Dana White, le projet d’un gala UFC organisé à la Maison-Blanche intrigue autant qu’il divise. À cinq mois de l’échéance évoquée en coulisses, une voix majeure du roster a déjà fait entendre son scepticisme : Kamaru Usman. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien champion welterweight n’est pas convaincu.
Usman, franchement agacé par le concept
Invité de son podcast avec Henry Cejudo, The Nigerian Nightmare n’a pas mâché ses mots. L’événement, selon lui, en fait « beaucoup trop ».
« Henry, on continue d’entendre parler de ce truc. Ils discutent encore de cette carte à la Maison-Blanche. Plus j’y pense, est-ce que ça te semble vraiment une bonne idée ? Honnêtement, non», souligne-t-il. Un jugement direct, qui tranche avec l’enthousiasme affiché par une partie de l’écosystème UFC.
S’il reconnaît la dimension symbolique et l’attrait médiatique du lieu, Usman refuse catégoriquement d’y combattre. « Quand on m’a demandé : “Kamaru, tu veux te battre à la Maison-Blanche ?”, j’ai répondu : “pas vraiment”. J’aimerais y aller, être présent, mais pas pour combattre. Je veux être celui qui regarde, pas celui qui divertit. »
Une prise de position rare, à contre-courant d’un sport souvent attiré par l’événementiel XXL.
Un contexte sportif encore flou
Usman sort pourtant d’une victoire solide face à Joaquin Buckley, et son avenir sportif reste ouvert. Certains imaginaient même un affrontement de prestige contre Islam Makhachev, un duel que Daniel Cormier juge particulièrement dangereux pour le Daghestanais.
En parallèle, le projet Maison-Blanche continue d’alimenter les discussions, d’autant que Jon Jones a récemment reçu un soutien inattendu de Eric Trump pour une éventuelle participation.
En exprimant publiquement ses doutes, Kamaru Usman met le doigt sur une question centrale : l’UFC doit-elle privilégier le symbole et la vitrine politique, ou rester fidèle à l’expérience fan et au rythme sportif ? À mesure que l’échéance approche, d’autres combattants pourraient bien sortir du silence. Et l’« UFC Maison-Blanche », avant même d’exister, est déjà au cœur du débat.






