Double champion et invaincu, Ilia Topuria nourrit désormais une ambition hors normes. Pour Urijah Faber, le Géorgien possède un profil suffisamment rare pour envisager un objectif encore inédit dans l’histoire de l’organisation.
À mesure que les champions repoussent les frontières de leur catégorie, l’idée d’un sacre dans trois divisions différentes revient régulièrement dans les discussions. Un scénario longtemps jugé irréaliste, mais qui, selon plusieurs observateurs, commence à prendre une autre dimension avec Ilia Topuria.
Déjà sacré chez les featherweights avant de s’imposer au niveau supérieur, le champion affiche une confiance assumée et une vision à long terme. Un discours qui ne laisse pas indifférent un vétéran comme Faber, passé par plusieurs catégories au cours de sa carrière.
L’ancien champion estime que Topuria ne se distingue pas uniquement par ses résultats, mais par une combinaison plus rare : puissance transposable, discipline technique et mental de compétiteur. Des qualités qui, à ses yeux, ne se limitent pas à une seule division. D’après des éléments recueillis par MMA Déferlante, cette lecture est partagée en interne par plusieurs figures du milieu, qui voient en Topuria un cas à part dans le paysage actuel.
Un défi extrême encore jamais validé
Pour Urijah Faber, changer de catégorie ne se résume jamais à une question de gabarit. Monter ou descendre implique une adaptation complète : rythme, gestion des échanges, résistance aux impacts et lecture tactique. Sur ce point, l’ancien champion estime que Topuria coche toutes les cases.
Invaincu en carrière, le Géorgien a déjà marqué l’histoire récente de l’Ultimate Fighting Championship en devenant champion dans deux divisions. La suite logique, pour certains, serait une montée chez les welters. Une catégorie dominée aujourd’hui par Islam Makhachev, et où le niveau physique atteint un autre palier.
Aucun combattant n’a encore réussi à décrocher trois titres dans trois catégories distinctes à l’UFC. Un cap symbolique qui représenterait un exploit absolu. La question reste désormais ouverte : l’organisation acceptera-t-elle de pousser l’histoire jusque-là ? Une chose est sûre, Ilia Topuria n’a jamais caché son désir d’écrire une page que personne n’a encore signée.






