Peter Murray quitte la PFL six mois après son repositionnement à l’international

Nouveau remous au sommet de la Professional Fighters League. L’organisation a officialisé ce jeudi le départ de Peter Murray, ancien directeur général de la ligue et, plus récemment, CEO de PFL International. Dans son communiqué, la PFL indique simplement que Murray « va quitter l’organisation », sans préciser de date exacte.

Ce départ intervient à peine six mois après une importante réorganisation interne. En juillet dernier, la ligue avait nommé John Martin au poste de CEO, mettant fin au mandat de Peter Murray, en place depuis début 2018. Ce dernier avait alors été redéployé à la tête du développement international, sous l’autorité directe de Martin.

À l’époque, le fondateur et président de la PFL, Donn Davis, n’avait pas tari d’éloges sur ce changement, expliquant que John Martin était « le CEO idéal pour diriger le prochain chapitre de croissance » de la ligue.

Six mois plus tard, le ton reste respectueux, mais l’histoire s’achève. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux et reprise par les canaux officiels, Donn Davis a tenu à rendre hommage à celui qui a largement façonné la PFL moderne. Il a rappelé que la ligue « ne serait pas là aujourd’hui sans l’entrepreneuriat acharné et le leadership désintéressé de Pete Murray », ajoutant qu’il avait été « un partenaire de confiance et précieux dans la construction de l’entreprise », et qu’il comptait toujours sur son soutien à l’avenir.

Une période trouble 

Selon les informations recoupées par MMA Déferlante, ce départ ne surprend pas vraiment les observateurs du milieu. La PFL traverse depuis deux ans une période marquée par de nombreux ajustements, aussi bien au niveau de sa direction que de son roster de combattants. Le remaniement de l’été dernier avait déjà été interprété comme un tournant stratégique majeur, rendant plausible un désengagement progressif de certaines figures historiques.

Dans un communiqué plus détaillé, la ligue rappelle que Peter Murray, en tant que CEO fondateur, a joué « un rôle intégral au cours des huit dernières années dans la croissance et l’évolution de la PFL », contribuant à renforcer les opérations commerciales, à étendre l’empreinte mondiale de l’organisation et à installer durablement la PFL comme un acteur crédible du MMA mondial.

Si son départ marque la fin d’une ère, la Professional Fighters League entend désormais poursuivre son développement avec une nouvelle équipe dirigeante, tout en capitalisant sur les fondations posées par celui qui fut l’un des architectes principaux de son ascension.

Jamahal Hill prépare son retour à l’UFC : « Cette pause a ravivé quelque chose en moi »

Ancien champion des mi-lourds de l’UFC, Jamahal Hill traverse une période charnière de sa carrière. Éloigné de l’octogone depuis sa défaite par décision unanime contre Khalil Rountree à l’UFC on ABC 8 en juin dernier, l’Américain s’emploie désormais à préparer un retour qu’il veut marquant.

Hill a subi une opération du genou après ce combat, venant s’ajouter à une série de coups durs physiques. À 34 ans, celui qui n’a jamais perdu sa ceinture à l’UFC – qu’il avait choisie de rendre après une rupture du tendon d’Achille survenue lors d’un match de basketball – reste toujours à la recherche d’un premier succès depuis son retour. Il sort en effet de trois revers consécutifs face à Alex Pereira, Jiri Prochazka et Khalil Rountree.

Selon les propos rapportés par MMA Déferlante, Jamahal Hill a confié que sa convalescence avançait bien, expliquant être désormais à environ deux mois et demi de l’opération. Il se dit en forme, prêt à reprendre progressivement le travail, tout en reconnaissant que la récupération est un processus long, exigeant de la patience. Il admet ne pas être enthousiaste à l’idée de revivre ce type de période, mais assure l’aborder de manière agressive, déterminé à faire les choses correctement.

Le combattant reconnaît que l’éloignement forcé de l’entraînement a été mentalement difficile. Entre les blessures d’après-combat et la transition directe vers la chirurgie, il explique n’avoir pas pu s’entraîner pendant un long moment. Une frustration qui s’est transformée en moteur : cette pause lui a donné faim de travail et a, selon ses mots, « rallumé une flamme » en lui, lui permettant aussi de prendre du recul et de respirer.

Sur le plan sportif, l’avenir commence à se dessiner. Récemment défié par un autre ancien champion, Jan Blachowicz, Hill a accepté le challenge, sans toutefois avancer de date précise pour son retour. Il a néanmoins révélé avoir reçu le feu vert médical pour reprendre le renforcement et la préparation physique.

Actuellement, Hill travaille en étroite collaboration avec les équipes du UFC Performance Institute, notamment le staff médical, les préparateurs physiques et les spécialistes en conditionnement. Son objectif est clair : bâtir un plan sur mesure pour revenir dans la meilleure version possible de lui-même. Il évoque même une transformation physique ambitieuse, affirmant vouloir affiner sa silhouette et découvrir à quoi ressemble réellement son physique optimal.

Après une période sombre, Jamahal Hill semble déterminé à tourner la page. Entre reconstruction physique et regain de motivation, l’ancien champion veut prouver que cette absence n’a pas freiné sa carrière, mais pourrait bien en être le nouveau point de départ.

Alex Pereira peut-il devenir champion poids lourds ? Jamahal Hill y croit : « Il y a une possibilité… »

Et si l’avenir d’Alex Pereira s’écrivait au sommet de la catégorie reine ? Après avoir quasiment fait le tour des prétendants chez les mi-lourds, le Brésilien envisage sérieusement une montée chez les poids lourds. Une hypothèse prise très au sérieux par Jamahal Hill, ancien adversaire de Poatan, qui estime que ce dernier possède les armes pour viser le titre.

Selon les informations recoupées par MMA Déferlante, cette réflexion autour d’un passage en heavyweight circule déjà dans l’entourage du champion, d’autant plus que sa dernière sortie, conclue par une victoire contre Magomed Ankalaev, a confirmé sa domination dans la division.

Pour Jamahal Hill, le constat est simple : Pereira a presque tout nettoyé chez les 93 kg. L’Américain estime donc que le prochain défi sportif crédible se situe au-dessus. Dans son analyse, Hill s’appuie notamment sur le combat récent entre Tom Aspinall et Ciryl Gane. Il explique que ce duel a mis en lumière certaines limites du champion anglais en boxe pure, rappelant que le jab de Gane avait souvent trouvé sa cible et que, sur ce terrain, Aspinall pouvait être mis en difficulté.

Hill estime ainsi qu’il existe un scénario crédible dans lequel Pereira pourrait imposer son striking d’élite, allant jusqu’à envisager qu’Aspinall puisse être « out-boxé » par un spécialiste du calibre du Brésilien.

Prudence malgré tout face à la puissance des lourds

Lucide, Jamahal Hill tempère néanmoins l’enthousiasme. Il rappelle que la catégorie poids lourds change radicalement la donne. Selon lui, même si Poatan a montré de nets progrès dans la défense de lutte, il a tout de même été amené au sol chez les mi-lourds. Or, chez les heavyweights, la force physique est d’un autre niveau.

Hill souligne que des poids lourds capables de « littéralement le soulever » pourraient chercher à neutraliser le striking de Pereira en l’amenant au sol. Mais il conclut sur une vérité immuable du MMA : à ce niveau, tout peut basculer à tout moment, car un seul coup de poing suffit parfois à renverser la hiérarchie.

Entre fascination et prudence, l’idée d’un Alex Pereira champion poids lourds ne relève plus de la pure fantaisie. Si le projet se concrétise, il pourrait offrir à l’UFC l’un des scénarios les plus spectaculaires de ces dernières années : celui d’un striker d’exception tentant de conquérir une deuxième division, au sommet de la plus prestigieuse d’entre elles.

Daniel Cormier se voit battre Jon Jones en lutte en cas de troisième affrontement

La rivalité entre Daniel Cormier et Jon Jones continue de nourrir l’imaginaire des fans, malgré la fin de leurs carrières respectives dans l’octogone. Plus apaisée qu’autrefois, la relation entre les deux légendes n’a toutefois jamais effacé l’esprit de compétition. À tel point que l’idée d’une confrontation, cette fois en lutte pure, refait surface.

Jon Jones n’a plus combattu depuis sa victoire contre Stipe Miocic il y a deux ans, tandis que Daniel Cormier a rangé les gants en 2020. Pourtant, les deux hommes s’apprêtent à partager une nouvelle page commune en tant que coachs du The Ultimate Fighter russe. Un contexte qui a ravivé certaines déclarations musclées de “DC”.

Selon les propos rapportés par MMA Déferlante, Daniel Cormier a récemment expliqué sur YouTube que l’hypothèse d’un affrontement en lutte contre son rival ne lui semblait pas farfelue. Mieux encore, il se dit convaincu qu’il l’emporterait sans difficulté.

L’ancien champion mi-lourds et lourds affirme que, sur un tapis de lutte, l’issue serait sans appel. À 46 ans, l’olympien des Jeux de 2004 assume une confiance intacte et explique que, si Jon Jones venait à accepter un tel défi, il le battrait largement, allant jusqu’à évoquer un score de « 10-0 ». Il confie aussi que, pour le reste de sa vie, il aura toujours cette envie de se mesurer à Jones, une rivalité qu’il accepte pleinement.

Cette assurance repose sur un argument central : Daniel Cormier n’a jamais quitté le monde de la lutte. Installé en Californie, il entraîne aujourd’hui la Gilroy High School, un rôle qui le maintient au contact permanent du haut niveau technique.

Cormier explique qu’il continue à s’entraîner trois fois par semaine avec ses élèves, répétant inlassablement les mouvements et les bases du grappling. Pour lui, il est difficilement concevable qu’on puisse imaginer sa défaite dans un match de lutte. Il va même plus loin, estimant que cette certitude n’est pas seulement la sienne, mais qu’il est simplement le seul à l’exprimer publiquement.

Un duel qui continue de faire parler

Ces déclarations relancent inévitablement les spéculations autour d’un ultime affrontement, même symbolique, entre deux des plus grands noms de l’histoire de l’UFC. Récemment, Islam Makhachev, proche de Daniel Cormier, a lui aussi livré son analyse sur ce potentiel choc hors de l’octogone.

Qu’il reste au stade de la provocation ou qu’il se transforme en exhibition, ce duel imaginaire prouve une chose : la rivalité Cormier–Jones n’a jamais vraiment quitté la scène, et continue de fasciner bien au-delà de leurs années de combat.

« Qui voudrait vraiment regarder… » : Kamaru Usman fustige le projet UFC Maison-Blanche

Annoncé en grande pompe par Dana White, le projet d’un gala UFC organisé à la Maison-Blanche intrigue autant qu’il divise. À cinq mois de l’échéance évoquée en coulisses, une voix majeure du roster a déjà fait entendre son scepticisme : Kamaru Usman. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien champion welterweight n’est pas convaincu.

Usman, franchement agacé par le concept

Invité de son podcast avec Henry Cejudo, The Nigerian Nightmare n’a pas mâché ses mots. L’événement, selon lui, en fait « beaucoup trop ».

« Henry, on continue d’entendre parler de ce truc. Ils discutent encore de cette carte à la Maison-Blanche. Plus j’y pense, est-ce que ça te semble vraiment une bonne idée ? Honnêtement, non», souligne-t-il. Un jugement direct, qui tranche avec l’enthousiasme affiché par une partie de l’écosystème UFC.

S’il reconnaît la dimension symbolique et l’attrait médiatique du lieu, Usman refuse catégoriquement d’y combattre. « Quand on m’a demandé : “Kamaru, tu veux te battre à la Maison-Blanche ?”, j’ai répondu : “pas vraiment”. J’aimerais y aller, être présent, mais pas pour combattre. Je veux être celui qui regarde, pas celui qui divertit. »

Une prise de position rare, à contre-courant d’un sport souvent attiré par l’événementiel XXL.

Un contexte sportif encore flou

Usman sort pourtant d’une victoire solide face à Joaquin Buckley, et son avenir sportif reste ouvert. Certains imaginaient même un affrontement de prestige contre Islam Makhachev, un duel que Daniel Cormier juge particulièrement dangereux pour le Daghestanais.

En parallèle, le projet Maison-Blanche continue d’alimenter les discussions, d’autant que Jon Jones a récemment reçu un soutien inattendu de Eric Trump pour une éventuelle participation.

En exprimant publiquement ses doutes, Kamaru Usman met le doigt sur une question centrale : l’UFC doit-elle privilégier le symbole et la vitrine politique, ou rester fidèle à l’expérience fan et au rythme sportif ? À mesure que l’échéance approche, d’autres combattants pourraient bien sortir du silence. Et l’« UFC Maison-Blanche », avant même d’exister, est déjà au cœur du débat.

Michael Chandler mise sur Justin Gaethje face à Paddy Pimblett et contre Ilia Topuria

À quelques semaines d’un choc très attendu chez les poids légers, Michael Chandler a livré une analyse tranchée. L’ancien champion du Bellator veut voir Justin Gaethje déjouer les pronostics, d’abord face à Paddy Pimblett, puis lors d’un éventuel combat d’unification contre le champion en titre, Ilia Topuria.

Le 24 janvier prochain, à la T-Mobile Arena de Las Vegas, Gaethje et Pimblett s’affronteront en main event de l’UFC 324 pour la ceinture intérimaire des -70 kg. Un duel à forts enjeux, que Chandler observe avec un regard particulier : il a livré une guerre mémorable contre Gaethje en 2021, et reste sur une défaite par TKO face à Pimblett à l’UFC 314.

Selon les informations recoupées par MMA Déferlante, Chandler estime pourtant que l’expérience et le bagage technique de Gaethje feront la différence. Pour lui, « Justin Gaethje est plus complet, plus expérimenté, et globalement un meilleur combattant ». Une position claire, même s’il prend soin de nuancer le portrait de son dernier bourreau.

Un combattant sous-coté 

Chandler insiste en effet sur le fait que Paddy Pimblett est largement sous-estimé. Il explique que son apparence, sa coupe de cheveux ou encore sa façon de parler poussent beaucoup de fans à ne pas le prendre au sérieux. Pourtant, après l’avoir affronté à Miami, il assure que l’Anglais est bien meilleur que ce que beaucoup imaginent, évoquant sa grande allonge, ses bons kicks, ainsi que son calme et sa patience dans la cage.

Malgré ces qualités, Chandler reste convaincu que Gaethje évolue dans une autre dimension. Il décrit The Highlight comme « un animal complètement différent », estimant que, s’il devait choisir un camp, il pencherait sans hésiter pour Gaethje comme champion intérimaire.

Plus audacieux encore, l’Américain voit Gaethje capable d’enchaîner en battant Ilia Topuria plus tard dans l’année lors d’un combat d’unification. Un pronostic fort, que Chandler reconnaît lui-même comme risqué, compte tenu de l’invincibilité et de la montée en puissance du champion géorgiano-espagnol.

Entre respect pour Pimblett, admiration pour Gaethje et pari osé face à Topuria, Michael Chandler relance en tout cas le débat. Une chose est sûre : la route vers le sommet des poids légers s’annonce explosive en 2026.

UFC : le retour de Conor McGregor à la Maison-Blanche prend forme

Longtemps évoqué, souvent repoussé, le comeback de Conor McGregor entre enfin dans une phase concrète. L’Irlandais a officiellement réintégré le protocole antidopage de l’UFC et se projette désormais vers un événement inédit, annoncé comme historique : une carte organisée à la Maison-Blanche.

Depuis sa grave blessure face à Dustin Poirier en 2021, Conor McGregor n’a cessé d’alimenter les spéculations autour de son retour. Promesses, teasing, annonces avortées… Mais cette fois, le contexte est différent. L’ancien double champion a franchi une étape déterminante : il est de nouveau entré dans les tests antidopage de l’UFC, condition indispensable à toute reprise officielle. Un signal fort, qui confirme que le retour de “The Notorious” ne relève plus du simple discours.

McGregor se projette déjà vers un événement historique

À travers une publication remarquée sur ses réseaux sociaux, l’Irlandais a laissé peu de place au doute. McGregor se dit de retour à l’entraînement et pleinement engagé dans sa préparation, avec en ligne de mire un événement inédit que l’UFC envisagerait d’organiser à la Maison-Blanche. « The Mac est de retour au laboratoire. J’affûte les outils qui ont permis de “finir le jeu”, pas une fois, mais deux fois. Prêt à le refaire sur la carte la plus iconique de tous les temps. UFC à la Maison-Blanche : attendez-vous à des feux d’artifice. Les fans méritent ça ! »

Un message lourd de symboles. McGregor rappelle ses exploits passés – ses ceintures simultanées en featherweight et lightweight – et promet un nouveau moment d’histoire dans un décor jamais vu pour un gala de MMA.

L’UFC croit encore en son icône

Si aucune date officielle ni adversaire n’ont encore été confirmés, l’organisation semble prête à accompagner ce retour. Malgré les années d’absence, les blessures et les controverses, McGregor reste l’une des figures les plus bankables de l’histoire de l’UFC.

Un événement organisé dans un lieu aussi symbolique que la Maison-Blanche dépasserait largement le cadre sportif. Pour l’UFC, ce serait un coup médiatique mondial. Pour McGregor, l’opportunité de signer un dernier chapitre spectaculaire à une carrière déjà légendaire.

Fait notable : McGregor a récemment laissé entendre que son combat tant attendu contre Michael Chandler ne serait finalement pas d’actualité. Une déclaration qui relance les spéculations autour de son futur adversaire.

De son côté, le commentateur Jon Anik s’est également montré réservé sur l’intérêt sportif d’un tel affrontement, évoquant d’autres options plus marquantes pour un retour de cette ampleur.

Une chose est sûre : en réintégrant officiellement le programme antidopage et en affichant une motivation intacte, Conor McGregor vient de relancer la machine. Et si le décor annoncé se confirme, son retour pourrait bien devenir l’un des événements les plus symboliques de l’histoire du MMA.

« Jon Jones n’est pas le bon mentor » : Brendan Schaub met en garde Gable Steveson

L’arrivée de Gable Steveson dans l’univers du MMA, sous l’aile de Jon Jones, fait déjà débat. Si le choix du GOAT autoproclamé des lourds peut sembler naturel, un vétéran de l’UFC estime pourtant que cette alliance comporte de sérieux risques.

Ancien champion olympique de lutte, Gable Steveson prépare sa transition vers le MMA avec l’ambition d’intégrer rapidement l’élite. Pour l’accompagner dans ce virage décisif, le jeune Américain a choisi de se rapprocher de Jon Jones, l’un des combattants les plus dominants de l’histoire de l’UFC. Un choix prestigieux, mais loin de convaincre tout le monde.

« Il n’y a qu’un seul Jon Jones »

Dans une récente sortie médiatique, Brendan Schaub, ex-combattant UFC reconverti en analyste, a clairement déconseillé à Steveson de prendre Jon Jones comme modèle. Pour lui, le problème est simple : Jones est une anomalie, un génie impossible à reproduire. « Il n’y a qu’un seul Jon Jones. Si tu lui demandes comment il s’est préparé pour son premier combat contre Gustafsson, il te dira : “faire la fête”. Il est arrivé une semaine avant et il a gagné. Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur conseil à suivre. »

Selon Schaub, si Jones est considéré comme l’un des plus grands, c’est uniquement pour ce qu’il a accompli dans l’Octogone, pas pour la méthode globale qui l’a entouré tout au long de sa carrière.

Là où l’avertissement devient plus sévère, c’est sur l’exemplarité en dehors du sport. Brendan Schaub évoque implicitement les multiples controverses extra-sportives ayant jalonné la carrière de Jon Jones, estimant qu’un jeune athlète en construction a besoin d’un cadre plus structurant. « Jon est le GOAT pour ce qu’il a fait dans la cage. Mais si tu prends en compte la vie en dehors, ce n’est pas le meilleur exemple.»

Pour Schaub, le mentor idéal doit transmettre bien plus que des techniques de combat : gestion de la célébrité, discipline, équilibre personnel et longévité.

Michael Morales n’est plus invaincu : une défaite oubliée refait surface

Alors qu’il s’imposait comme l’un des visages montants de la catégorie welterweight à l’UFC, Michael Morales a vu son aura d’invincibilité se fissurer. Une mise à jour statistique inattendue est venue bouleverser le parcours jusque-là parfait du combattant équatorien.

Longtemps présenté comme invaincu, Michael Morales a terminé l’année parmi les welterweights les plus redoutés de l’organisation. Classé numéro quatre de la division, l’Équatorien surfait sur une dynamique impressionnante, symbolisée par un K.-O. spectaculaire infligé à Sean Brady lors de l’UFC 322. Une performance qui l’installait naturellement dans la discussion autour d’un futur combat pour le titre, détenu par Islam Makhachev.

Mais cette trajectoire ascendante a connu un sérieux coup d’arrêt cette semaine, non pas dans la cage, mais dans les bases de données statistiques du MMA.

Tapology modifie le bilan officiel

Le site de référence Tapology a annoncé avoir révisé le palmarès professionnel de Morales. Résultat : son bilan passe de 19-0 à 20-1. En cause, deux combats disputés très tôt dans sa carrière, au sein d’une émission de télé-réalité équatorienne baptisée Ultima Pelea, un format comparable à The Ultimate Fighter.

Selon Tapology, ces affrontements répondent aux critères du MMA professionnel. Morales, alors âgé de 17 et 18 ans, y aurait affronté des combattants déjà confirmés, dont Ricardo Centeno, qui l’avait battu en quart de finale. Les images de ce combat ont rapidement refait surface, montrant un jeune Morales soumis en seulement quarante secondes.

À ce stade, cette mise à jour n’émane ni d’une commission athlétique ni de l’Ultimate Fighting Championship. Officiellement, Morales pourrait donc toujours être présenté comme invaincu par l’UFC. Mais sur le plan médiatique et marketing, l’effet est immédiat.

Visiblement irrité, le combattant de 26 ans n’a pas tardé à réagir sur Instagram, dénonçant une injustice et s’en prenant directement à Tapology dans un message sans détour.

Sur le plan sportif, l’avenir reste ouvert. Si l’UFC semblait envisager un affrontement entre Morales et Islam Makhachev, la tendance actuelle pousserait plutôt le champion vers une défense face à Kamaru Usman. Une option également soutenue par Daniel Cormier, qui estime que le Nigérian demeure le test ultime pour Makhachev.

Pour Michael Morales, l’invincibilité a peut-être disparu des chiffres, mais le combat pour la reconnaissance, lui, ne fait que commencer.

Tom Aspinall rallume la mèche face à Ciryl Gane après l’affaire des eye pokes

La rivalité entre Tom Aspinall et Ciryl Gane est loin d’être retombée. Bien au contraire. Le champion britannique des poids lourds est sorti du silence avec une virulence rarement vue, visant directement le Français après l’arrêt controversé de leur combat, consécutif à des eye pokes qui ont gravement touché Aspinall à l’œil.

Invité dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube de Paddy Pimblett, Aspinall n’a pas cherché à arrondir les angles. Toujours marqué par cet épisode, le Britannique a laissé éclater une colère intacte, d’autant plus vive que cette blessure l’a conduit à une opération et à une mise à l’écart forcée de l’octogone.

Pour lui, l’issue du combat est tout simplement inacceptable. « Je dois retourner l’affronter », a-t-il lancé, avant d’employer des mots extrêmement durs à l’encontre de Gane, qu’il accuse ouvertement de tricherie. Le ton est sans filtre, presque brutal, traduisant un sentiment d’injustice profond. Aspinall estime que non seulement le combat lui a échappé, mais que les conséquences auraient pu être dramatiques pour sa carrière.

Le Britannique est même allé jusqu’à viser directement la cause de l’arrêt : les doigts dans les yeux. « Il ferait mieux de se couper les ongles », a-t-il lâché, dans une sortie aussi choquante que révélatrice de son état d’esprit. Touché à l’œil, incapable de poursuivre, Aspinall a depuis confirmé avoir dû passer par la case chirurgie, ce qui a gelé toute perspective immédiate de défense de titre.

Ces déclarations relancent de manière frontale la rivalité entre les deux hommes. Sportivement, un rematch paraissait déjà logique. Désormais, la dimension émotionnelle et personnelle s’y ajoute. Pour Aspinall, il ne s’agit plus uniquement de ceinture ou de classement, mais de laver un affront et de tourner une page douloureuse.

Dans une catégorie des poids lourds plongée dans l’incertitude, le champion britannique n’exclut d’ailleurs pas l’idée d’un titre intérimaire, le temps de revenir à 100 %. Une chose est sûre : si les chemins d’Aspinall et de Gane se croisent à nouveau, l’affrontement dépassera largement le cadre sportif.