Arrivé sans bruit dans l’organisation, Kevin Vallejos s’est imposé à une vitesse inattendue. En l’espace de quelques mois, l’Argentin est passé du statut de rookie à celui de combattant classé chez les featherweights, une trajectoire qu’il n’avait lui-même pas anticipée.
À seulement 24 ans, Vallejos a découvert l’octogone de l’UFC en mars dernier. Pour son premier combat, il a mis fin aux débats dès le premier round face au vétéran Seung Woo Choi. Une entrée en matière percutante, suivie de deux autres victoires, dont un KO marquant infligé à Giga Chikadze lors du co-main event de l’UFC on ESPN 73.
Cette série parfaite a suffi à propulser Vallejos dans le classement officiel de la catégorie. Une reconnaissance rapide, presque brutale, pour un combattant qui abordait 2025 avec des objectifs bien plus modestes.
Le principal intéressé ne cache pas sa surprise. Il évoque une année dense, riche, presque irréelle, marquée par une progression qu’il n’avait pas planifiée. Son idée initiale était simple : prendre ses marques, engranger de l’expérience, et commencer à regarder vers le classement l’année suivante. Pas de brûler les étapes.
Selon des sources consultées par MMA Déferlante, cette entrée précoce dans le top 15 a également surpris en interne, tant la montée en puissance du jeune Argentin a été rapide et sans accroc.
Un parcours assumé loin des grandes structures américaines
Si son succès intrigue, son choix de carrière interpelle tout autant. Contrairement à de nombreux combattants sud-américains, Vallejos a fait le pari de rester fidèle à son équipe d’origine, en Argentine. Pas d’exil vers les grandes salles américaines, pas de changement radical d’environnement.
Un choix revendiqué et assumé. Pour Vallejos, rester chez lui est une force, pas une limite. Et l’année qu’il vient de vivre n’a fait que renforcer cette conviction. Être classé dès sa première saison à l’UFC, tout en poursuivant son développement dans son pays, valide pleinement sa trajectoire.
Désormais installé parmi les featherweights classés, Vallejos avance sans précipitation. Son ascension a été rapide, mais son discours reste mesuré. Une chose est sûre : l’Argentin n’est plus un simple prospect. Il est désormais un acteur à part entière d’une division où chaque pas compte.






