Il n’aura pas fallu attendre longtemps. À peine Islam Makhachev avait-il marqué l’histoire en dominant Ian Machado Garry à l’UFC 330 que Jon Jones, pourtant retraité, sortait déjà de l’ombre pour rappeler pourquoi il revendique toujours le statut de « GOAT ».
L’exploit qui a tout déclenché
Samedi 15 août à Philadelphie, Islam Makhachev a encore marqué l’histoire de l’UFC en signant une 17e victoire consécutive dans l’organisation, dépassant ainsi le record jusque-là détenu par Anderson Silva. Le Daghestanais est également devenu le cinquième combattant de l’histoire à défendre un titre dans deux catégories de poids différentes. Forcément, une telle performance a relancé le débat autour du « GOAT » : depuis son succès, de plus en plus de fans et d’observateurs commencent à placer Makhachev devant Jon Jones dans la course au titre de plus grand combattant de tous les temps.
La réponse cinglante de Jones
Le retraité n’a pas attendu longtemps avant de réagir sur les réseaux sociaux. Jon Jones a notamment publié un graphique comparant les plus grands combattants de l’histoire selon leur nombre de victoires en combat pour le titre.
« Je viens d’arriver sur les réseaux et j’entends parler d’un nouveau GOAT ? Je suis complètement perdu, expliquez-moi comment c’est possible »,
a-t-il lancé, avant d’enfoncer le clou avec une nouvelle pique :
« Vous pensiez vraiment que j’allais rester assis tranquillement pendant que vous désigniez quelqu’un d’autre comme le plus grand ? Soyez honnêtes : qui pensez-vous atteindra un jour les seize victoires dans des combats pour le titre ? »
Selon son propre classement, Jones domine largement cette catégorie avec 16 victoires en combat de championnat, devant Georges St-Pierre et Demetrious Johnson. Makhachev, de son côté, ne compte que sept succès en combat de titre après l’UFC 330, un écart que Jones considère comme la statistique la plus révélatrice du débat.
Hopped on social media and heard there was a new goat? I’m so confused make it make sense. pic.twitter.com/wLPew0DAnR
— Jonny Meat (@JonnyBones) August 19, 2026
Une position pas si tranchée qu’il n’y paraît
Le plus surprenant, c’est que Jones n’a pas toujours été aussi sceptique. Avant même le combat contre Garry, il avait lui-même reconnu que Makhachev pouvait légitimement prétendre au statut de plus grand combattant de l’histoire :
« Islam est peut-être l’un des plus grands combattants du monde. En ce moment, c’est moi, et peut-être lui »
avait-il déclaré à Red Corner MMA. Une nuance qui montre que Jones ne conteste pas le talent de Makhachev, mais refuse simplement qu’on le couronne trop vite.
Le patron de l’UFC apporte sa nuance
Dana White lui-même n’a pas totalement fermé la porte au débat, tout en pointant un détail qui pèse encore dans la balance :
« S’il n’avait pas cette défaite sur son palmarès, ce serait presque une évidence »
a expliqué White après l’événement en référence à l’unique revers de la carrière de Makhachev.
Le contexte : Jones toujours en dehors des radars
Depuis sa retraite l’an dernier, après un désaccord contractuel autour d’un combat très attendu contre Tom Aspinall, Jon Jones n’a plus remis les pieds dans l’Octagon. L’ancien champion avait pourtant tenté de raviver les discussions autour d’un éventuel retour à l’occasion de la carte organisée à la Maison-Blanche en juillet, mais Dana White avait finalement écarté cette possibilité. Un nouvel épisode qui n’a fait qu’entretenir les tensions entre Jones et l’UFC.
De son côté, Islam Makhachev n’a laissé planer aucun doute sur ses intentions après sa victoire. L’ancien champion des légers, désormais au sommet des welterweights, a confirmé qu’il n’était pas question pour lui de raccrocher les gants et qu’il comptait bien poursuivre sa domination au sommet du classement pound-for-pound. Le débat autour du GOAT est donc loin d’être terminé, et Jon Jones semble bien décidé à défendre son statut aussi longtemps que nécessaire.





