Dominick Cruz estime que les chiffres derrière les noms des combattants reflètent moins les performances que les salaires négociés.
L’essentiel
- ➤ Dominick Cruz affirme que les classements UFC sont dictés par l’argent des contrats, pas seulement par les résultats sportifs.
- ➤ Selon lui, les combattants mieux payés obtiennent toujours des combats face au top 5, même en cas de défaites.
- ➤ Il estime que l’UFC reste un sport, mais emballé dans un modèle de divertissement assumé.
Invité du podcast MightyCast de Demetrious Johnson, Dominick Cruz n’a pas mâché ses mots. L’ancien roi des bantamweights, retraité depuis février, a livré sa vision des mystérieux classements UFC, souvent critiqués pour leur opacité.
« Mon expérience, c’est que le classement dépend de la manière dont tu as écrit ton dernier contrat », a-t-il lancé. « Si tu négocies un gros deal et que tu perds, tu touches toujours ce salaire. Alors, tu crois vraiment qu’ils vont te mettre numéro 10 alors que tu touches une paie de championnat ? Jamais. Le vrai classement, c’est ton contrat. »
Un système qui privilégie l’investissement selon Dominick Cruz
Cruz, longtemps payé comme champion malgré ses blessures et ses absences, assure que l’UFC raisonne en termes de retour sur investissement.
« Même si je perds le titre, même si j’enchaîne deux défaites, on me donne encore des top 5 parce qu’ils veulent rentabiliser mon salaire », a-t-il poursuivi.
Pour lui, cela explique pourquoi certains vétérans, même en difficulté, continuent d’affronter des têtes d’affiche, là où des outsiders plus méritants sportivement doivent patienter.
La discussion a ensuite glissé sur la nature même de l’UFC : sport ou divertissement ? Johnson a rappelé que le classement, basé sur la popularité et les audiences, rapproche plus l’UFC du show business que d’une discipline purement sportive.
« Une fois que tu acceptes que les classements ne sont pas basés sur les compétences, mais sur qui les gens veulent voir, alors tu comprends le jeu. Ça reste un sport, mais emballé différemment. Et on l’accepte, ou pas. Moi j’ai signé, j’ai joué le jeu. »
Le constat de Cruz fait écho aux frustrations de nombreux combattants, notamment africains, qui peinent à grimper dans la hiérarchie malgré leurs performances. On pense à des profils comme Sodiq Yusuff ou Dalcha Lungiambula, qui n’ont pas bénéficié de la même exposition que des vétérans plus « bankables ».






