Un affrontement entre Islam Makhachev et Ilia Topuria n’a encore jamais eu lieu, mais l’idée fait déjà saliver toute la planète MMA. En coulisses, ce potentiel choc est sérieusement évoqué pour 2026, et forcément, les avis des combattants les plus légitimes sont scrutés de près. Parmi eux, Charles Oliveira s’impose comme une référence absolue.
En 2025, Islam Makhachev a fait un choix fort en abandonnant sa ceinture lightweight pour monter chez les welterweights, dans la catégorie des moins de 77 kg. Un pari risqué mais assumé, qui a encore renforcé son statut dans l’histoire de l’UFC. De son côté, Ilia Topuria a pris la décision inverse en laissant vacant son titre featherweight pour s’installer chez les -70 kg, la division libérée par le Daghestanais. Résultat : deux champions dominants, deux trajectoires historiques, mais toujours aucun face-à-face dans l’Octogone.
Invité dans une interview accordée à FlexCidine sur YouTube, Charles Oliveira n’a pas esquivé la question. Avec la lucidité de celui qui a affronté les deux hommes, le Brésilien a livré une analyse brute, sans langue de bois, fidèle à son image.
« Je pense que Makhachev n’a qu’un seul jeu. Il essaie de t’attraper et de t’emmener au sol. Topuria est extrêmement puissant, un vrai chasseur. Non pas seulement parce qu’il m’a mis K.-O., mais parce que je n’ai jamais été frappé aussi fort. Je n’avais jamais ressenti une telle puissance. En revanche, je n’ai jamais vu son travail au sol ou en clinch. S’ils restent debout, Ilia peut le mettre K.-O. Si Islam l’attrape, il peut aussi le finir. Ce sera très serré. Le vrai danger avec Ilia, c’est sa puissance quand tu dois réduire la distance. »
Un avis qui a du poids. Et pour cause, ‘do Bronx’ a vécu les deux scénarios. En 2022, il avait affronté Islam Makhachev pour la ceinture lightweight vacante, avant de s’incliner par soumission au deuxième round, étouffé par le contrôle et la pression du Daghestanais. En juin 2025, face à Ilia Topuria, l’histoire fut bien différente mais tout aussi violente : un K.-O. brutal dès le premier round, sur une frappe dont Oliveira affirme n’avoir jamais ressenti l’équivalent.
Avec ce double vécu, le Brésilien estime que ce combat hypothétique serait l’un des plus équilibrés de ces dernières années. D’un côté, la lutte méthodique et implacable de Makhachev. De l’autre, la puissance explosive et la précision chirurgicale de Topuria. Pour Oliveira, tout se jouerait sur un facteur clé : l’endroit où se déroule le combat. Debout, l’avantage pourrait clairement basculer vers le Géorgien. Au sol, l’expérience et le sang-froid du Daghestanais feraient la différence.






