L’absence d’Arman Tsarukyan dans la course immédiate au titre lightweight ne serait pas liée à l’altercation très médiatisée survenue avant son combat contre Dan Hooker au Qatar.
Pour rappel, les deux hommes s’étaient affrontés en main event du tout premier UFC Qatar, après 15 mois d’absence pour Hooker. La veille du combat, Tsarukyan avait heurté son adversaire lors de la pesée, lui fracturant le nez. Moins de 24 heures plus tard, Hooker entrait tout de même dans l’octogone et s’inclinait par soumission au deuxième round.
Après l’événement, Dana White avait avancé que cet incident, ajouté au retrait de Tsarukyan d’un title shot en janvier 2025, expliquait pourquoi le combattant arménien avait été doublé dans la hiérarchie. Une lecture que Hooker ne valide absolument pas.
« Personne n’allait au titre après ce combat »
Le Néo-Zélandais estime que la décision était déjà actée bien avant l’altercation. Pour lui, le choc de Doha n’était tout simplement pas un combat éliminatoire pour la ceinture.
Hooker souligne notamment un détail qui, selon lui, contredit la thèse d’une sanction implicite : Arman Tsarukyan a reçu un bonus de 50 000 dollars après sa victoire. Difficile, dès lors, de parler d’un combattant réellement « puni » par l’UFC.
Dans le même temps, Hooker dit avoir mal digéré la gestion de sa blessure. Après le combat, l’UFC lui aurait demandé de faire expertiser médicalement son nez avant d’accepter un nouvel engagement, notamment pour l’affrontement contre Benoît Saint Denis à l’UFC 325. Une exigence qu’il juge incohérente, alors que la promotion n’avait pas jugé nécessaire d’annuler le main event au Qatar malgré la fracture.
Une blessure banale et un malaise plus profond
Toujours selon les propos recueillis par notre rédaction, Hooker relativise largement l’impact physique de cette blessure. Habitué aux fractures du nez depuis ses débuts, il assure que cela n’a jamais réellement freiné sa carrière, ni influencé sa décision d’accepter un nouveau combat rapidement.
Mais au-delà du cas médical, le vétéran pointe surtout un problème de communication. À ses yeux, l’UFC aurait dû être transparente : ni lui ni Arman Tsarukyan n’étaient destinés à une opportunité immédiate pour la ceinture, victoire ou non.
Hooker va même plus loin, estimant qu’Arman Tsarukyan se retrouve dans une position inconfortable parce que les deux hommes en lice pour la ceinture intérimaire Justin Gaethje et Paddy Pimblett n’auraient aucun intérêt sportif à l’affronter.
Désormais tourné vers l’avenir, Dan Hooker reconnaît aussi une part de responsabilité dans sa défaite face à Arman Tsarukyan. Après une si longue pause, il admet avoir souffert de rouille, un manque de repères qu’il n’a réellement identifié qu’en replongeant dans un camp d’entraînement complet.
Dan Hooker assure se sentir bien plus affûté avant l’UFC 325. Sans chercher à minimiser la performance de Tsarukyan, il promet une version plus juste de lui-même, convaincu d’avoir retrouvé sa distance, son timing et surtout le rythme indispensable au plus haut niveau.






