L’arrivée de Gable Steveson dans l’univers du MMA, sous l’aile de Jon Jones, fait déjà débat. Si le choix du GOAT autoproclamé des lourds peut sembler naturel, un vétéran de l’UFC estime pourtant que cette alliance comporte de sérieux risques.
Ancien champion olympique de lutte, Gable Steveson prépare sa transition vers le MMA avec l’ambition d’intégrer rapidement l’élite. Pour l’accompagner dans ce virage décisif, le jeune Américain a choisi de se rapprocher de Jon Jones, l’un des combattants les plus dominants de l’histoire de l’UFC. Un choix prestigieux, mais loin de convaincre tout le monde.
« Il n’y a qu’un seul Jon Jones »
Dans une récente sortie médiatique, Brendan Schaub, ex-combattant UFC reconverti en analyste, a clairement déconseillé à Steveson de prendre Jon Jones comme modèle. Pour lui, le problème est simple : Jones est une anomalie, un génie impossible à reproduire. « Il n’y a qu’un seul Jon Jones. Si tu lui demandes comment il s’est préparé pour son premier combat contre Gustafsson, il te dira : “faire la fête”. Il est arrivé une semaine avant et il a gagné. Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur conseil à suivre. »
Selon Schaub, si Jones est considéré comme l’un des plus grands, c’est uniquement pour ce qu’il a accompli dans l’Octogone, pas pour la méthode globale qui l’a entouré tout au long de sa carrière.
Là où l’avertissement devient plus sévère, c’est sur l’exemplarité en dehors du sport. Brendan Schaub évoque implicitement les multiples controverses extra-sportives ayant jalonné la carrière de Jon Jones, estimant qu’un jeune athlète en construction a besoin d’un cadre plus structurant. « Jon est le GOAT pour ce qu’il a fait dans la cage. Mais si tu prends en compte la vie en dehors, ce n’est pas le meilleur exemple.»
Pour Schaub, le mentor idéal doit transmettre bien plus que des techniques de combat : gestion de la célébrité, discipline, équilibre personnel et longévité.






