Récompensé par l’UFC pour son K.-O. spectaculaire contre Khalil Rountree Jr., Jiri Prochazka ne partage pourtant pas l’analyse de l’organisation. Pour le Tchèque, il ne s’agissait en rien d’un véritable comeback.
Le trophée devait saluer une résilience hors norme. Il a surtout ouvert un débat. Lors des UFC Honors, l’organisation a attribué à Jiri Prochazka le prix du Comeback of the Year pour sa victoire par K.-O. face à Khalil Rountree Jr., survenue lors de l’UFC 320 le 4 octobre dernier. Une distinction que le principal intéressé accepte… sans vraiment l’endosser.
Sur le papier, le scénario semblait pourtant limpide. Dominé dans les deux premiers rounds par un Rountree Jr. incisif, précis et entreprenant, Prochazka avait renversé la situation au troisième acte. Une droite lourde, suivie d’un genou au corps, avait mis fin au combat de manière brutale et spectaculaire. Pour l’UFC, le symbole d’un retour gagnant au sommet.
Mais le Tchèque n’est pas de cet avis. Après avoir revisionné attentivement le combat, Prochazka estime que le terme de comeback est mal employé. « J’apprécie la récompense, mais une chose est importante : ce n’était pas un retour », a-t-il expliqué. Selon lui, malgré les bons passages de son adversaire, le contrôle du combat n’a jamais réellement basculé.
« J’ai revu le combat il y a deux jours. Ma conclusion est simple : j’ai contrôlé mon adversaire tout au long du combat », insiste-t-il. Une affirmation qui tranche avec la perception dominante, mais qui reflète la vision très intérieure que Prochazka a de sa performance. Là où beaucoup ont vu une réaction désespérée, lui parle de gestion, de lecture et de patience.
Le combattant tchèque poursuit son raisonnement en soulignant les aspects techniques. « Même s’il a réussi plusieurs de ses actions, j’ai maîtrisé la distance, le rythme et la précision. Maintenant, il est temps de passer à l’étape supérieure et de le prouver », affirme-t-il, déterminé à inscrire ce succès dans une continuité plutôt que dans une logique de sauvetage.
Cap sur le très haut niveau en 2026
Ce désaccord avec l’UFC n’a rien d’un caprice. Il traduit surtout l’ambition intacte d’un ancien champion qui se voit encore comme un prétendant légitime au sommet de la catégorie des mi-lourds. D’après les informations recoupées par MMA Déferlante, Prochazka serait déjà en discussions pour affronter un adversaire classé dans le top 3 en 2026.
Reste à savoir si le Tchèque parviendra à reproduire une performance aussi marquante face à un concurrent encore plus installé. Une chose est sûre : qu’on parle de comeback ou non, Jiri Prochazka continue d’avancer avec la même conviction. Et c’est peut-être là, plus que dans un trophée, que réside sa véritable force.






