Une icône du MMA remet en cause le choix de l’UFC pour Volkanovski–LopesLa décision n’est pas passée inaperçue. En offrant une nouvelle chance au titre à Diego Lopes face à Alexander Volkanovski, l’UFC a relancé un débat récurrent : la logique sportive passe-t-elle encore avant les considérations de business ?
Après l’abandon du titre featherweight par Ilia Topuria, l’organisation avait mis la ceinture en jeu entre Volkanovski et Lopes. L’Australien s’était alors imposé sans ambiguïté, sur décision unanime, reprenant son trône. Depuis ce combat, aucune défense n’avait été programmée, tandis que la hiérarchie semblait se clarifier derrière lui.
De son côté, Diego Lopes a rebondi en s’imposant par TKO face à Jean Silva. Une victoire solide, mais jugée insuffisante par une partie des observateurs pour justifier un nouveau title shot immédiat, surtout au détriment de profils comme Movsar Evloev ou Lerone Murphy, toujours invaincus à l’UFC.
Même Volkanovski a reconnu sa surprise, admettant s’attendre plutôt à affronter l’un de ces deux prétendants. Mais le choix de l’organisation était déjà acté.
Demetrious Johnson questionne la notion même de “sport”
Cette annonce a surtout provoqué une réaction très virulente de Demetrious Johnson. Sur sa chaîne YouTube, la légende américaine n’a pas cherché à nuancer son propos. Pour lui, la logique sportive est clairement mise à mal.
Johnson rappelle un fait simple : Diego Lopes a déjà eu sa chance, et il l’a perdue nettement. Un combat dominé par Volkanovski sur la majorité des rounds, sans réelle contestation possible. Dans ce contexte, une seule victoire supplémentaire, même spectaculaire, ne devrait pas suffire à effacer cette défaite.
L’ancien champion va plus loin, s’interrogeant ouvertement sur les critères qui président désormais aux décisions de l’UFC. Popularité, capacité à vendre des billets, exposition médiatique : autant de facteurs qui, selon lui, semblent parfois primer sur la performance pure.
Selon l’analyse de MMA Déferlante, cette sortie de Demetrious Johnson résonne avec un malaise plus large, déjà exprimé par plusieurs acteurs du milieu. Le MMA reste un sport de combat, mais son modèle économique impose des choix qui brouillent parfois la hiérarchie sportive.
Pour Johnson, le constat est sans appel : lorsque les décisions reposent davantage sur l’opportunité que sur le mérite, la frontière entre sport et divertissement devient floue. Une critique lourde de sens, venant de l’un des champions les plus respectés de l’histoire de l’UFC, et qui relance un débat que l’organisation n’a jamais réellement tranché.






